Histoire Canadienne National et International, base de l'action Criminel de 1977 (Mise À Jours)
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The Followers for their personal double pay and Canadian notoriety or sometime only the Canadian notoriety for this Canadian National COVERT-UP As demonstrated by all the E-Mail And Fax Sent to them All the federal Canadian Premier and provincials Premiers Only two answer All the Canadian Federal and Provincials political Party All the Canadian Federal and Provincials Justice ministers Never response except Mr. Bourassa Reception Confirmation Only two had some puzzling response All the Canadian Senators The RCMP (GRC) and all the Quebec provincial Police (Sûreté provincial du Québec) regional directors etc. List sent to the FBI by fax on March 06 1998 Les Canadiens sous cette domination illégale
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Révolution tranquille de LEC Standard
Révolution tranquille La Révolution tranquille est une période de changements rapides vécue par le Québec de 1960 à 1966. L'expression « Révolution tranquille », aussi colorée que paradoxale, est utilisée pour la première fois par un auteur anonyme dans le Globe and Mail. La province est, en 1960, une société urbaine hautement industrialisée et tournée vers l'extérieur, et le parti de l'UNION NATIONALE, au pouvoir depuis 1944, apparaît de plus en plus anachronique. Il conserve, en effet, obstinément son idéologie conservatrice et défend sans relâche des valeurs traditionnelles dépassées. Aux élections du 22 juin 1960, les libéraux mettent fin à l'emprise de l'Union nationale (UN), s'appropriant 51 sièges et recueillant 51,5 p. 100 du vote populaire, alors que l'UN remporte 43 sièges et récolte 46,6 p. 100 des suffrages. Sous la direction de Jean LESAGE, le Parti libéral du Québec élabore un programme résolument réformiste. Le thème central de la campagne électorale est illustré par le slogan libéral « C'est le temps que ça change ». En deux ans, le gouvernement Lesage réussit à mener à bien et à amorcer un grand nombre de réformes. Tout est scruté, tout fait l'objet de discussions. Une nouvelle ère de débats commence. Le gouvernement s'attaque au favoritisme politique et modifie la carte électorale de façon à ce que les régions urbaines soient mieux représentées. Afin de diminuer l'importance des caisses électorales occultes, il limite les dépenses électorales. Il abaisse aussi l'âge du droit de vote de 21 ans à 18 ans. Lesage tente de renflouer le trésor public en présentant un budget provincial stimulant et en augmentant les emprunts. De l'exercice 1960-1961 à celui de 1966-1967, le budget passe de 745 millions de dollars à 2,1 milliards de dollars. La croissance spectaculaire de la fonction publique et le rôle considérablement accru de l'État dans la vie économique, sociale et culturelle de la province déclenchent des forces dont l'action aura des répercussions considérables. Les pressions exercées par la génération issue du BABY-BOOM, qui a alors atteint l'adolescence, provoquent une situation dramatique et menacent un système scolaire public par ailleurs déficient. Le gouvernement adopte de nouvelles lois en matière d'éducation et met sur pied une commission d'enquête sur l'éducation présidée par Mgr Alphonse-Marie Parent. Dans son rapport, la commission s'attaque à l'ensemble du système. En recommandant la création d'un ministère de l'Éducation, elle remet en question le rôle de l'Église catholique, qui domine le réseau des écoles publiques francophones. L'Église s'oppose aux recommandations du rapport, mais sans succès. Le rapport Parent contribue grandement à la création d'un système scolaire unifié, démocratique, moderne et accessible à tous. La volonté de modernisation est également évidente dans le domaine social. Après son accession au pouvoir, le gouvernement décide de participer au programme fédéral provincial d'assurance hospitalisation. En 1964, il introduit trois ensembles de réformes législatives : une révision complète du Code du travail; la Loi 16, qui modifie le statut légal de la femme mariée, auparavant le même que celui d'un mineur; et la création d'un régime de retraite. Dans le domaine de l'économie, la plus impressionnante réalisation du gouvernement après qu' Hydro-Québec ait naquit de la nationalisation, par le gouvernement d'Adélard GODBOUT, en 1944.est la nationalisation de toutes les compagnies d'électricité privées, idée mise de l'avant en 1962 par René LÉVESQUE, alors ministre des Richesses naturelles. Le gouvernement décide de faire de cette question un enjeu électoral, et le 14 novembre 1962, les libéraux l'emportent à nouveau, avec 56,6 p. 100 du vote et 63 sièges. L'unification des tarifs dans l'ensemble de la province, la coordination des investissements dans ce secteur clé, l'intégration du système, le soutien à l'industrialisation, la garantie pour l'économie du Québec de profits résultant d'une politique d'achat de l'électricité au Québec et la francisation de ce secteur figurent parmi les nombreux objectifs qu'on poursuit. Non seulement la nouvelle société d'État, HYDRO-QUÉBEC, réalise-t-elle la plupart de ces objectifs, mais elle devient également un symbole de réussite et une source de fierté pour les Québécois. La création, en 1965, de la CAISSE DE DÉPÔT ET PLACEMENT DU QUÉBEC constitue une autre réussite remarquable. Cette caisse est chargée d'administrer l'actif du RÉGIME DES RENTES DU QUÉBEC, qui ne tarde pas à atteindre plusieurs milliards de dollars.La philosophie exprimée par le slogan « Maîtres chez nous », dont s'inspire le gouvernement dans ses réformes, influe sur les RELATIONS FÉDÉRALES-PROVINCIALES. Le gouvernement Lesage exige une révision de la politique fédérale et remporte une victoire éclatante à la suite d'une orageuse conférence des premiers ministres en 1964. Lesage contraint le gouvernement fédéral d'accepter que le Québec se retire de plusieurs programmes de coûts partagés et de le dédommager sur le plan fiscal. Le fait que la province soit la seule à obtenir le droit de se retirer soulève la question de son statut particulier. En 1964, afin peut-être de calmer les inquiétudes du Canada anglais et de faire preuve de bonne volonté, Lesage donne son accord à la proposition de rapatrier et d'amender la Constitution selon des méthodes connues sous le nom de formule Fulton-Favreau. Cependant, en raison des violentes réactions de différents groupes nationalistes de la province, Lesage doit retirer son appui et se dissocier des autres gouvernements qui ont accepté la formule.Le gouvernement du Québec cherche aussi à faire valoir ses droits sur le plan international. En 1961, il met sur pied des maisons du Québec à Paris, à Londres et à New York. Toutefois, lorsque le Québec exprime son intention de signer des accords culturels et éducatifs avec la France, Ottawa intervient, affirmant qu'il ne peut y avoir qu'un seul interlocuteur avec les pays étrangers. Ces disputes fédérales-provinciales suscitent une réflexion quant à la place du Québec et des Canadiens français dans la Confédération. En 1965, notamment, la COMMISSION ROYALE D'ENQUÊTE SUR LE BILINGUISME ET LE BICULTURALISME affirme que le Canada, sans en être parfaitement conscient, traverse la plus grande crise de son histoire et que le Québec est à l'origine de cette crise. Le NATIONALISME CANADIEN-FRANÇAIS, de plus en plus lié aux Québécois, s'en trouve exacerbé. Le nombre de groupes séparatistes augmente. Quelques-uns adoptent une attitude beaucoup plus extrême, et le FRONT DE LIBÉRATION DU QUÉBEC se tourne vers le TERRORISME. D'autres francophones, de leur côté, s'inquiètent de cette poussée nationaliste. Parmi ceux-ci, on retrouve Jean MARCHAND, Gérard PELLETIER et Pierre Elliott TRUDEAU, qui joignent les rangs du Parti libéral fédéral et sont élus à la Chambre des communes en 1965.Lorsque les libéraux du Québec reviennent devant l'électorat, en 1966, ils pensent être réélus, mais l'Union nationale, qui a renouvelé son image, s'attire la faveur des conservateurs et des nationalistes insatisfaits et celle des CRÉDITISTES fédéraux. Le Parti créditiste conserve une base solide dans les régions rurales qui n'ont presque pas été touchées par la Révolution tranquille. Le 5 juin, l'Union nationale remporte 56 sièges contre 50 pour les Libéraux. Ceux-ci obtiennent cependant 47 p. 100 du vote populaire, tandis que les unionistes, dirigés par Daniel JOHNSON (Père), n'en reçoivent que 41 p. 100.Depuis plus de 30 ans, la Révolution tranquille demeure le principal point de référence des gouvernements québécois depuis la perte du pouvoir par les libéraux en 1966, ce qui illustre bien l'importance de cet épisode de l'histoire du Québec. Après la victoire des libéraux aux élections provinciales de 1960, la RÉVOLUTION TRANQUILLE vient combler certains des espoirs de changements qu'entretenait Trudeau. En même temps, elle révèle un grand fossé entre lui et plusieurs de ses anciens collègues, qui se tournent vers l'idée d'un Québec souverain. Professeur de droit à l'U de Montréal dans les années 60, Trudeau critique avec véhémence le nationalisme québécois contemporain et plaide pour un FÉDÉRALISME canadien dans lequel le Canada anglais et le Canada français obtiendraient une nouvelle égalité.Auteur REG WHITAKER
Strong, Maurice Frederick, administrateur d'entreprises, environnementaliste et homme d'État (Oak Lake, Man., 29 avril 1929). Strong débute sa carrière dans les affaires en 1944 en tant qu'employé de la COMPAGNIE DE LA BAIE D'HUDSON dans un poste arctique. Il développe ses dispositions pour les affaires en passant rapidement d'un emploi de comptable pour un groupe minier à Toronto (1945) à une série de postes en gestion et en placement pour différentes entreprises dans les domaines de l'énergie et des finances (de 1948 à 1966).En 1966, Strong passe aux affaires internationales puis environnementales. Jusqu'en 1970, il dirige le Programme canadien d'aide au développement international et l'AGENCE CANADIENNE DE DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL, qui lui succède, et définit les stratégies à long terme de cet organisme. Il est ensuite secrétaire général pour la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et sous-secrétaire général adjoint des Nations Unies en Suisse (de 1970 à 1972), puis directeur exécutif du Programme des Nations Unies sur l'environnement à Nairobi, au Kenya (de 1973 à 1975). Strong revient aux affaires en tant que directeur de PETRO-CANADA (de 1976 à 1978), après quoi il est nommé président de l'International Energy Development Corporation (de 1980 à 1983), de la Corporation de développement des investissements du Canada (de 1982 à 1984), puis à nouveau sous-secrétaire général adjoint des Nations Unies (de 1985 à 1987 et de 1989 à 1992). En tant que secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement, il coordonne la fameuse conférence sur l'environnement tenue à Rio de Janeiro, au Brésil, en juin 1992. En tant que président d'HYDRO ONTARIO (de 1992 à 1995), on lui doit d'avoir stabilisé les finances de cet organisme. En 1997, il est nommé conseiller principal pour la réforme des Nations Unies.À titre bénévole, Strong occupe de nombreux postes au sein de l'Union internationale pour la conservation de la nature et de ses ressources, du FONDS MONDIAL POUR LA NATURE, du Conseil oecuménique des Églises, de la Société pour le développement, la justice, et la paix (au Vatican), de l'Institut Nord-Sud et de la Commission mondiale de l'environnement et du développement. Strong s'est vu décerner de nombreux prix dans les domaines de la conservation et des entreprises humanitaires, dont celui du Freedom Festival (1975) et l'honneur du Pahlavi Environment Prize (1976). Il est fait officier de l'Ordre du Canada en 1976 et a reçu jusqu'ici plus de 25 diplômes honorifiques.
Auteur MARTIN K. MCNICHOLL
Sauvé, Maurice Sauvé, Maurice Scadding, Henry, économiste, homme politique et homme d'affaires (Montréal, 20 sept. 1923 -- id ., 13 avril 1992). Maurice Sauvé reçoit son Ph. D de l'U. de Paris en 1952 et revient travailler... Il est marié à la Gouverneure générale Jeanne SAUVÉ. ...et Directeur de la Consolidated-Bathurst Inc. de Desmarais
Conseil privé, Bureau du de LEC Standard Le Cabinet du premier ministre (CPM) est un organisme central qui prend de l'importance vers la fin des années 60. Il diffère des autres organismes centraux du fait que son personnel est constitué de nominations politiques temporaires plutôt que de fonctionnaires de carrière à temps plein, et du fait qu'il ne découle d'aucune disposition législative, son budget faisant partie des prévisions budgétaires du BUREAU DU CONSEIL PRIVÉ (BCP).Le premier ministre décide de l'organisation et du rôle du CPM, dont les fonctions découlent des responsabilités politiques du premier ministre à titre de chef de parti plutôt que de chef du gouvernement. En pratique, la distinction entre les deux aspects est cependant floue, ce qui permet alors au CPM d'empiéter sur le domaine plutôt administratif des autres ORGANISMES CENTRAUX.Le CPM est notamment chargé de la liaison avec la presse, des relations publiques, de la correspondance volumineuse du premier ministre et du calendrier des allocutions de ce dernier. Il suggère des candidatures aux nombreuses nominations par décret, par exemple la direction des SOCIÉTÉS DE LA COURONNE et les membres des commissions de réglementation, où la recommandation du premier ministre est essentielle et décisive. Le CPM reste en communication avec la direction du parti à l'extérieur du Parlement et au sein du caucus. D'une façon générale, il sert de poste d'écoute et de « gare de triage », déterminant quelles questions seront portées à l'attention du premier ministre et s'assurant que la bureaucratie ne perd pas de vue les dimensions politiques des décisions gouvernementales. Un conflit et un chevauchement peuvent survenir avec le Bureau du Conseil privé. L'accroissement du personnel et des fonctions du CPM, qui remonte au temps du premier ministre Pierre TRUDEAU, atteste l'ascendant croissant du premier ministre à titre de chef du gouvernement et de chef du parti, et les successeurs de Trudeau ont perpétué cet ascendant. La tension inhérente entre le rôle lié au parti politique et le rôle consultatif en matière de politiques fait que le personnel du CPM est tantôt perçu comme étant faible et incapable de fournir une orientation, tantôt comme étant trop puissant et envahissant le domaine des autres organismes centraux, notamment le BCP. Auteur J.E. HODGETTS
Conseil privé, Bureau du de LEC Standard Le Bureau du Conseil privé (BCP) est le ministère du premier ministre du Canada. Dirigé par le greffier qui porte (depuis 1940) la désignation de secrétaire du CABINET, le BCP est peut-être le plus important et sûrement le plus ancien des ORGANISMES CENTRAUX du gouvernement. Il existe avant même la Confédération, au temps où la province du Canada avait un poste de greffier du Conseil exécutif. En vertu de la LOI CONSTITUTIONNELLE DE 1867, le BCP est uniquement chargé de dresser et d'enregistrer les DÉCRETS. À vrai dire, la plupart de ses activités ne reposent pas sur une obligation législative, mais sur les pouvoirs non écrits conférés par convention au PREMIER MINISTRE FÉDÉRAL et au Cabinet. Même si le BCP a son propre ministre (le président du Conseil privé), on peut dire qu'il correspond en fait à l'organisme administratif par lequel le premier ministre s'acquitte de ses fonctions générales à titre de chef de gouvernement. Le greffier du Conseil privé agit en fait comme sous-ministre permanent, rôle renforcé dernièrement puisque le titulaire de la charge a été désigné premier responsable permanent de la fonction publique.Depuis 1940, le BCP assure le secrétariat non seulement du Cabinet plénier mais aussi des nombreux comités du Cabinet créés pour s'occuper du fardeau croissant de l'exécutif. Il coordonne les activités du Cabinet et des comités de ce dernier, en plus d'assurer la liaison avec les organismes gouvernementaux et les ministères sur les questions relevant du Cabinet. Il examine, révise et enregistre les règlements dits « statutaires » et voit à leur publication. Habituellement, il conseille le premier ministre sur les nominations de hauts fonctionnaires qui ne relèvent pas de la COMMISSION DE LA FONCTION PUBLIQUE. Pendant les mandats des premiers ministres Pierre TRUDEAU et Brian MULRONEY, le BCP a été critiqué par certains qui s'opposaient au pouvoir croissant de l'exécutif. De même, des préoccupations ont été exprimées à maintes reprises sur le fait que le rôle apolitique du BCP a été compromis par un chevauchement possible des fonctions assumées par le CABINET DU PREMIER MINISTRE; ce dernier ayant pris une ampleur considérable. Auteur J.E. HODGETTS
Premier ministre, Cabinet du de LEC StandardLe Cabinet du premier ministre (CPM) est un organisme central qui prend de l'importance vers la fin des années 60. Il diffère des autres organismes centraux du fait que son personnel est constitué de nominations politiques temporaires plutôt que de fonctionnaires de carrière à temps plein, et du fait qu'il ne découle d'aucune disposition législative, son budget faisant partie des prévisions budgétaires du BUREAU DU CONSEIL PRIVÉ (BCP). Le premier ministre décide de l'organisation et du rôle du CPM, dont les fonctions découlent des responsabilités politiques du premier ministre à titre de chef de parti plutôt que de chef du gouvernement. En pratique, la distinction entre les deux aspects est cependant floue, ce qui permet alors au CPM d'empiéter sur le domaine plutôt administratif des autres ORGANISMES CENTRAUX. Le CPM est notamment chargé de la liaison avec la presse, des relations publiques, de la correspondance volumineuse du premier ministre et du calendrier des allocutions de ce dernier. Il suggère des candidatures aux nombreuses nominations par décret, par exemple la direction des SOCIÉTÉS DE LA COURONNE et les membres des commissions de réglementation, où la recommandation du premier ministre est essentielle et décisive. Le CPM reste en communication avec la direction du parti à l'extérieur du Parlement et au sein du caucus. D'une façon générale, il sert de poste d'écoute et de « gare de triage », déterminant quelles questions seront portées à l'attention du premier ministre et s'assurant que la bureaucratie ne perd pas de vue les dimensions politiques des décisions gouvernementales. Un conflit et un chevauchement peuvent survenir avec le Bureau du Conseil privé. L'accroissement du personnel et des fonctions du CPM, qui remonte au temps du premier ministre Pierre TRUDEAU, atteste l'ascendant croissant du premier ministre à titre de chef du gouvernement et de chef du parti, et les successeurs de Trudeau (Mulroney - Chrétien) ont perpétué cet ascendant.La tension inhérente entre le rôle lié au parti politique et le rôle consultatif en matière de politiques fait que le personnel du CPM est tantôt perçu comme étant faible et incapable de fournir une orientation, tantôt comme étant trop puissant et envahissant le domaine des autres organismes centraux, notamment le BCP. Auteur J.E. HODGETTS
Trudeau, Pierre Elliott de LEC StandardTrudeau, Pierre Elliott, homme politique, écrivain, avocat de droit constitutionnel, premier ministre du Canada de 1968 à 1979 et de 1980 à 1984 (Montréal, 18 oct. 1919 - Montréal, 28 sept. 2000). Issu d'une famille aisée, il est le fils d'un riche homme d'affaires canadien-français et d'une mère de descendance écossaise. Il fait ses études chez les jésuites au Collège Jean-de-Brébeuf, puis à l'U. de Montréal, à Harvard et à la London School of Economics. Il voyage aussi beaucoup pendant sa jeunesse. De retour au Québec en 1949 après une année de voyages à l'étranger, il appuie les syndicats pendant la terrible GRÈVE DE L'AMIANTE, un événement marquant dans la formation de la société québécoise de l'après-guerre. En 1956, il dirige la publication d'un livre portant sur cette grève, dont il rédige l'introduction et la conclusion, dans lesquelles il critique les valeurs dominantes dans la province sur les plans social, économique et politique. Trudeau travaille quelque temps à Ottawa à titre de conseiller auprès du Bureau du Conseil privé en 1950-1951. Il retourne ensuite à Montréal et applique toute son énergie à lutter contre le gouvernement de l'Union nationale dirigé par Maurice DUPLESSIS et à mener une campagne en faveur de changements politiques et sociaux. De concert avec d'autres jeunes intellectuels, il fonde la revue CITÉ LIBRE. Dans ses pages et dans d'autres forums, il cherche à soulever l'opposition contre ceux en qui il voit des élites réactionnaires et nombrilistes. Par le fait même, il est vite perçu comme un radical et un socialiste, bien que les valeurs qu'il défend se rapprochent plutôt du libéralisme et de la démocratie. Après la victoire des libéraux aux élections provinciales de 1960, la RÉVOLUTION TRANQUILLE vient combler certains des espoirs de changements qu'entretenait Trudeau. En même temps, elle révèle un grand fossé entre lui et plusieurs de ses anciens collègues, qui se tournent vers l'idée d'un Québec souverain. Professeur de droit à l'U de Montréal dans les années 60, Trudeau critique avec véhémence le nationalisme québécois contemporain et plaide pour un FÉDÉRALISME canadien dans lequel le Canada anglais et le Canada français obtiendraient une nouvelle égalité. En 1965, Trudeau, le dirigeant syndical Jean MARCHAND et le journaliste Gérard PELLETIER deviennent membres du PARTI LIBÉRAL fédéral, et Trudeau est élu au Parlement. Il est ensuite nommé secrétaire parlementaire du premier ministre Lester PEARSON, puis ministre de la Justice en 1967. Dans le cadre de cette dernière fonction, il retient l'attention sur la scène nationale lorsqu'il introduit une réforme de la loi sur le divorce et des modifications du Code criminel qui libéralisent les lois concernant l'avortement, l'homosexualité et les loteries. Il se taille aussi une réputation de défenseur d'un gouvernement fédéral fort devant les revendications nationalistes du Québec. En 1968, on le persuade de briguer la direction du Parti libéral, et il est élu au quatrième tour du scrutin. Le 20 avril 1968, il est assermenté premier ministre, le 15e dans l'histoire du Canada. Aux élections générales suivantes, où souffle un vent de « trudeaumanie », son gouvernement remporte une majorité, et Trudeau commence à diriger la destinée du pays pour plus longtemps que tout autre premier ministre canadien, mis à part Mackenzie KING et sir John A. MACDONALD. L'événement le plus marquant lors de son premier mandat est sans aucun doute la CRISE D'OCTOBRE 1970, déclenchée par l'enlèvement du diplomate britannique James Cross et du ministre du Cabinet québécois Pierre LAPORTE par des terroristes du FRONT DE LIBÉRATION DU QUÉBEC (FLQ). En riposte, Trudeau applique la LOI DES MESURES DE GUERRE, qui confère au gouvernement fédéral des pouvoirs extraordinaires en matière d'arrestations, de détentions et de censure. Peu après, Laporte est assassiné par ses ravisseurs. Aujourd'hui encore, le bien-fondé de ces mesures d'urgence et leurs effets sur la démocratie libérale canadienne et québécoise continuent de susciter la controverse. Un autre événement important, moins fracassant mais de portée durable, est l'adoption en 1969 de la LOI SUR LES LANGUES OFFICIELLES, élément fondamental du nouveau fédéralisme que préconise Trudeau. Au même moment, il commence à améliorer la situation des francophones à Ottawa. Ces politiques ont toutefois pour effet de provoquer une levée de boucliers antibilinguiste au Canada anglais. Dès son premier mandat, Trudeau doit aussi faire face au sentiment croissant d'aliénation qu'éprouve l'Ouest canadien devant son apparent manque d'intérêt envers les problèmes économiques de cette région et les points de vue régionaux sur les questions d'ordre national. Une initiative importante amorcée par le gouvernement Trudeau est la tentative de centraliser et de nationaliser la prise de décisions sous le contrôle indirect du CABINET DU PREMIER MINISTRE et d'ORGANISMES CENTRAUX tels que le BUREAU DU CONSEIL PRIVÉ et le CONSEIL DU TRÉSOR. Bien que ces changements suivent dans une très large mesure les voies qu'emprunte la réorganisation administrative à Washington et dans d'autres capitales de l'Ouest, ils soulèvent la polémique, les critiques dénonçant leur inefficacité et l'affaiblissement du rôle du Parlement et du Cabinet. Aux élections de 1972, Trudeau vient près de perdre le pouvoir et doit former un GOUVERNEMENT MINORITAIRE avec l'appui du NPD. En 1971, Trudeau, un célibataire endurci, épouse Margaret Sinclair, fille d'un ancien ministre libéral. Leur mariage orageux, troublé par plusieurs différends qui défraient les manchettes, se solde finalement par une séparation en 1977 et un divorce en 1984, au terme duquel Trudeau conserve la garde de leurs trois fils, Justin, Sasha et Michel. Après avoir reconquis la majorité en 1974, Trudeau est aux prises avec les effets de l'inflation. Dans un climat de crise économique, il recourt à divers expédients, y compris le CONTRÔLE DES SALAIRES ET DES PRIX en 1975. Cette crise est aggravée, en 1976, par l'élection du PARTI QUÉBÉCOIS de René LÉVESQUE, tous deux voués à l'indépendance du Québec. En 1979, Trudeau et les libéraux perdent par une faible marge lors du scrutin. Quelques mois plus tard, il annonce son intention de démissionner en tant que chef du Parti libéral et de quitter la vie publique. Trois semaines après cette déclaration, le Parti progressiste-conservateur de Joe CLARK est renversé aux Communes, ce qui force la tenue de nouvelles élections générales. Le caucus libéral convainc Trudeau de rester à la tête du Parti. Le 8 février 1980, moins de trois mois après s'être retiré, il devient à nouveau premier ministre avec une majorité parlementaire, réalisant ainsi un retour remarquable. La dernière période de Trudeau au poste de premier ministre est fertile en événements. Son intervention personnelle produit un impact significatif dans la campagne du RÉFÉRENDUM DU QUÉBEC de 1980 sur la SOUVERAINETÉ-ASSOCIATION. La défaite de la proposition du Parti québécois marque une étape cruciale de sa croisade contre le séparatisme québécois. Dans le sillage de cette victoire, Trudeau s'emploie avec ardeur à promouvoir un accord sur le renouvellement de la Constitution canadienne. Incapable d'obtenir l'assentiment des provinces, il introduit au Parlement une mesure visant à « rapatrier » unilatéralement l'AANB au Canada et à y enchâsser une formule de modification et la CHARTE CANADIENNE DES DROITS ET LIBERTÉS. Il en résulte l'une des batailles les plus mouvementées de toute l'histoire canadienne entre le fédéral et les provinces, qui mène à un compromis final et à la proclamation de la LOI CONSTITUTIONNELLE DE 1982, le 17 avril 1982. Avec l'enchâssement de droits pour les minorités officielles en matière de langue et d'éducation, ainsi que d'une charte des droits individuels, Trudeau atteint un but qu'il s'était fixé dès son entrée sur la scène politique (voir CONSTITUTION, RAPATRIEMENT DE LA). Toutefois, dans d'autres domaines, son gouvernement de 1980 à 1984 n'a pas autant de succès. L'inflation constante et les taux de chômage élevés, sans compter les énormes déficits du fédéral, lui font perdre une bonne part de son appui populaire. Son Programme énergétique national, l'une des plus importantes interventions gouvernementales dans l'économie depuis la Deuxième Guerre mondiale, lui aliène davantage les régions productrices d'énergie de l'Ouest canadien. Un problème persistant qui le poursuit durant tout son mandat est celui des RELATIONS CANADO-AMÉRICAINES. Trudeau adopte souvent une position ambiguë à l'égard des États-Unis, mais pendant sa dernière période en fonction, il affiche une attitude plus nationaliste dans les relations économiques avec les États-Unis et commence à critiquer plus ouvertement leur politique étrangère et leur politique de défense. Au même moment, les politiques de l'administration américaine sous le gouvernement Reagan deviennent de plus en plus lourdes de conséquences pour de nombreux intérêts économiques du Canada. Pendant ces années, Trudeau consacre de plus en plus de temps à la scène internationale, d'abord en encourageant le dialogue « Nord-Sud » entre les riches nations industrielles et les pays en développement. Puis, en 1983-1984, il mène une initiative de paix auprès des dirigeants de plusieurs pays de l'Est et de l'Ouest pour les persuader de négocier la réduction des armes nucléaires et pour diminuer les tensions causées par la guerre froide. Cette initiative lui mérite le prix de la paix Albert-Einstein. Par contre, au même moment, son gouvernement décide de permettre aux États-Unis de procéder à des essais de leur missile de croisière en territoire canadien, rencontrant une vive opposition de la part des Canadiens, préoccupés par l'intensification de la course aux armements nucléaires. L'opinion publique au Canada demeure hostile à Trudeau et aux libéraux à compter de 1981. Sa personnalité, parfois charismatique, parfois méprisante envers l'Opposition, souvent d'humeur changeante et imprévisible, ne semble plus constituer un atout électoral en temps de crise économique. Le 29 février 1984, Trudeau annonce son intention de se retirer. Il quitte son poste le 30 juin, et son successeur, John TURNER, est assermenté. En 1985, il est fait compagnon de l'Ordre du Canada. Il adopte une attitude discrète pendant sa retraite, sauf à deux occasions où il intervient dans les affaires publiques de façon fracassante. On considère que son opposition virulente à l'ACCORD DU LAC MEECH (voir ACCORD DU LAC MEECH : DOCUMENT) a été déterminante. De même, on estime que son discours contre l'ACCORD DE CHARLOTTETOWN (voir ACCORD DE CHARLOTTETOWN : DOCUMENT) à la Maison du Egg Roll, à Montréal, le 1er octobre 1992, a incité l'opinion publique au Canada anglais à retirer son appui à l'Accord au référendum de 1992. Toutefois, Trudeau n'intervient pas dans le RÉFÉRENDUM DU QUÉBEC de 1995 sur la souveraineté. En 1993, Trudeau publie Mémoires politiques, tirés d'une minisérie en cinq épisodes diffusée au réseau anglais de la Société Radio-Canada. En 1996, il publie un recueil de ses oeuvres parues entre 1939 et 1996, À contre-courant. La carrière de Trudeau en tant que premier ministre en est une de succès électoral et n'a d'égale que celle de Mackenzie King. En outre, il est demeuré au pouvoir plus longtemps que tout autre chef d'État occidental de son époque, ce qui faisait de lui le vétéran de la politique en Occident. Parmi ses réalisations, on compte la défaite du référendum de 1980 au Québec, le bilinguisme officiel, le rapatriement de la Constitution et la Charte des droits. Trudeau s'est cependant révélé impuissant à atténuer le sentiment d'aliénation régionale et à résoudre le conflit entre le fédéral et les provinces. À la fin des années 90, son plus grand legs, le maintien du Québec à l'intérieur de la Confédération, était beaucoup moins certain qu'au moment de sa démission. Il a quitté la vie politique de la même façon qu'il y était entré, comme un personnage controversé, encensé par ses partisans et décrié par les critiques. Quoi qu'il en soit, il ne fait aucun doute qu'il figure parmi les plus grands hommes politiques canadiens du XXe siècle.
Sharp, Mitchell William de LEC StandardSharp, Mitchell William, fonctionnaire et homme politique (Winnipeg, 11 mai 1911). Il entre en fonction au ministère des Finances en 1942 et attire l'attention de C.D. HOWE, qui le fait muter au ministère de l'Industrie et du Commerce en 1951. Sous-ministre adjoint et ensuite sous-ministre, Sharp travaille en étroite collaboration avec Howe, fournissant des analyses économiques et écrivant des discours. Il est clair que le nouveau gouvernement conservateur ne veut pas de lui. Il se tourne alors vers le secteur privé (1958-1963). Élu député fédéral d'Eglinton (1963-1974), Sharp devient ministre de l'Industrie et du Commerce puis ministre des Finances du gouvernement PEARSON. Il est reconnu comme le chef de l'anti-nationalisme dans le Cabinet et le réformateur des rapports financiers entre le fédéral et les provinces. Après sa défaite à la course à la direction du Parti libéral, il devient ministre des Affaires extérieures du premier ministre TRUDEAU (1968-1974), puis président du Conseil privé. Il quitte la politique en 1978 et est commissaire de l'Administration du pipe-line du Nord pendant dix ans. Les mémoires de Sharp, Which Reminds Me, sont publiées en 1994. Il est nommé Officier de l'Ordre du Canada en 1983. Auteur ROBERT BOTHWELL
Troisième option de LEC StandardTroisième option — En 1972, cette déclaration de Mitchell SHARP, secrétaire d'État aux Affaires extérieures, réclame la réduction de l'influence économique et culturelle des États-Unis sur le Canada. Elle figure dans un texte de Sharp intitulé : « Canada-U.S. Relations : Options for the Future » (Perspectives Internationales, 1972). Après avoir constaté la montée du nationalisme des deux côtés de la frontière, Sharp s'interroge sur la façon de vivre en harmonie avec les États-Unis tout en maintenant une identité distincte. Il rejette deux options : l'une, de maintenir le statu quo et l'autre, d'adopter une politique d'intégration plus étroite avec les États-Unis. Il prône plutôt une troisième option qui permettrait le développement et le renforcement de l'économie canadienne et d'autres aspects de la vie nationale, tout en réduisant la vulnérabilité du pays. Cet objectif serait atteint en diversifiant les échanges commerciaux et en mettant en oeuvre une stratégie industrielle nationale axée sur la spécialisation et la concentration des industries entre les mains de Canadiens, ce qui aurait comme effet de renforcer l'autonomie du pays. Dans le domaine culturel, Sharp préconise la généralisation de politiques portant sur les subventions du gouvernement et les règlements concernant le contenu canadien. Il souligne que la troisième option n'est pas « anti-américaine » mais qu'au contraire, un Canada plus fort et plus confiant serait un meilleur voisin. Cette option est plus facile à approuver qu'à mettre en oeuvre. Toutefois, Ottawa s'y penche avec sérieux, surtout au cours de la période allant de 1972 à 1976. Pendant cette période, on crée l'AGENCE D'EXAMEN DE L'INVESTISSEMENT ÉTRANGER et PETRO-CANADA et on décourage les entreprises canadiennes de faire de la publicité sur les ondes américaines. Un accord liant le Canada et la Communauté économique européenne est signé en 1976, mais à l'instar des autres initiatives visant la diversification des échanges commerciaux, celui-ci n'est pas très fructueux. En 1986, les exportations vers les États-Unis représentent toujours plus de 77 p. 100 de l'ensemble des produits et services exportés par le Canada, alors que le pourcentage des importations des États-Unis s'est en fait accru. Voir aussi RELATIONS CANADO-AMÉRICAINES; LIBRE-ÉCHANGE. Auteur NORMAN HILLMER
Bell Canada Robert Carleton Scrivener
By Mr. Scrivener Bell 100% owner of Telesat Canada made a public covert-up of there direct patent theft involment by James Carden Thackray and by Albert Jean de Grandpré with CANCOM of the ACILR-CDRIL new technologie in august 1977-1978. The Cover-up and Bell history Falsification: He paved the way for the creation of Bell-Northern Research and because he understood the potential of a totally digital network, Northern Electric, then a subsidiary of Bell, became a leader in the international switching market.
Sauvé, Jeanne-Mathilde de LEC Standard
Élue député de Montréal en 1972, Sauvé est réélue en 1974, en 1979 et en 1980. Elle est la première Canadienne française à devenir membre du Cabinet : ministre d'État chargée des Sciences et de la Technologie, ministre de l'Environnement et ministre des Communications. C'est en grande partie grâce aux initiatives qu'elle prend durant son mandat que le Canada fait partie aujourd'hui des pays les plus avancés en matière de nouvelles technologies. Elle sait se faire respecter dans son rôle de première femme Présidente de la Chambre des communes (14 avril 1980) grâce à ses compétences et à son autorité. En moins de trois ans, elle réforme complètement l'administration de la Chambre. Sauvé est aussi la première femme à être nommée Gouverneur général du Canada (14 mai 1984). Elle procède à la mise en place d'un système de gestion adapté aux besoins modernes. Grâce à son prestige et à sa façon de gouverner, elle inspire le respect par son attitude, ses opinions et ses déclarations sur la plupart des questions d'actualité nationales et étrangères. À la tête de l'État, elle représente un point de ralliement pour ses compatriotes, digne représentante du Canada à l'étranger et symbole de l'unité canadienne. Auteur JEAN-NOEL TREMBLAY
Fox, Francis Fox, Francis, avocat et politicien (Montréal, 2 déc. 1939). Il étudie au Collège Jean-de-Brébeuf, à l'U. de Montréal (LL. L.), à la Harvard Law School (LL. M.) et à Oxford (M.A.). Il est admis au Barreau du Québec et pratique le droit de 1965 à 1968. Il est élu député libéral fédéral de Montréal pour la première fois en 1972, et il est réélu en 1974, en 1979 et en 1980. Solliciteur général du Canada de 1976 à 1978, il démissionne à la suite d'une controverse. Il revient au Cabinet en tant que secrétaire d'État et ministre des Communications (1980-1982), puis seulement ministre des Communications (1982-1984). Il dirige une profonde réorganisation des deux ministères et contribue à lancer de nombreuses initiatives culturelles fédérales, y compris la création de Téléfilm Canada, le Fonds pour la production d'émissions et des ententes de coproduction de films et d'émissions de télévision. Fox exerce pendant peu de temps les fonctions de ministre du Commerce international dans le Cabinet Turner, étant défait aux élections de l'automne 1984. Il retourne au secteur privé comme associé du cabinet d'avocats Martineau, Walker; il est aussi président du conseil d'administration de Télé-jeunesse Canada (1985). Il est invité à siéger au Groupe de travail fédéral sur l'autoroute électronique (voir INFOROUTE) en 1994.Auteur JAMES MARSH
Lévesque, René Lévesque, René, journaliste et premier ministre du Québec de 1976 à 1985 (New Carlisle, Qc, 24 août 1922 -- Montréal, 1er nov.
Agent de liaison et correspondant de guerre européen auprès des forces armées américaines pendant la Deuxième Guerre mondiale, il entre à l'emploi du Service international de Radio-Canada en 1946 et devient chef du service des reportages pour la radio et la télévision en 1952. À compter de 1956, il anime la série télévisée Point de mire et devient l'un des De plus en plus critique envers la position de son parti sur les questions constitutionnelles et ses relations avec le gouvernement fédéral, Lévesque siège comme député indépendant (1967), puis quitte définitivement le parti en novembre 1967 pour fonder le Mouvement souveraineté-association, qui devient le Parti québécois (PQ) en octobre 1968. Ayant réussi à rallier les divers groupes qui préconisent l'indépendance et un nouveau statut politique pour le Québec, le parti de Lévesque recueille 23,2 p. 100 des voix aux élections de 1970. En 1973, le PQ devient l'opposition officielle. Défait à deux reprises (en 1970 et en 1973) dans Laurier puis dans Dorion, Lévesque remporte enfin le siège dans Taillon le 15 novembre 1976. Le PQ mène une campagne victorieuse contre le gouvernement impopulaire du libéral Robert BOURASSA en promettant de tenir un RÉFÉRENDUM sur la SOUVERAINETÉ-ASSOCIATION. Le PQ obtient une majorité de 71 sièges, semant la consternation dans le reste du Canada. Au cours de son premier mandat, le nouveau gouvernement adopte plusieurs mesures progressistes concernant l'assurance-automobile, le rezonage des terres agricoles et l'abolition des caisses électorales secrètes. Une des mesures législatives les plus importantes est la LOI 101, qui accorde au français le statut de langue officielle du Québec. Le 20 mai 1980, le référendum tant attendu a lieu après une campagne fort émotive menée, du côté du « Non », par Claude RYAN, chef de l'opposition libérale, et le ministre fédéral Jean CHRÉTIEN (avec l'appui capital du premier ministre TRUDEAU), et, dans le camp du « Oui », par Lévesque et ses ministres. Lévesque essuie une défaite personnelle majeure, la proposition de souveraineté-association ne récoltant que 40 p. 100 des voix. Contre toute attente, le PQ est réélu en 1981. Toutefois, il subit une autre défaite au cours des négociations constitutionnelles de 1981-1982 (voir CONSTITUTION, RAPATRIEMENT DE LA), lorsque les neuf autres provinces acceptent des conditions rejetées par tous les partis de l'Assemblée nationale du Québec. En 1982 et en 1983, le gouvernement Lévesque se heurte à une opposition considérable et à la désapprobation du public quand il tente de réduire les dépenses publiques pour résoudre ses sérieux problèmes financiers. En novembre 1984, une grave crise ébranle le gouvernement péquiste quand Lévesque annonce son intention de ne pas faire de l'indépendance du Québec l'enjeu des prochaines élections, tout en maintenant la souveraineté-association comme raison d'être du parti. Plusieurs ministres démissionnent en signe de protestation, mais le parti reconduit néanmoins le leadership de Lévesque lors d'un congrès spécial tenu en janvier 1985. En juin 1985, deux ans avant sa mort, Lévesque démissionne et reprend sa carrière en radiotélévision et en journalisme. Plus de 250 000 exemplaires de ses mémoires ont été vendus. Auteur DANIEL LATOUCHE
Bourassa, Robert de LEC Standard Bourassa, Robert, homme politique, premier ministre du Québec (Montréal, Qc, 14 juill. 1933 -- 2 oct. 1996). Admis au barreau
Bourassa est choisi en janvier 1970, malgré son jeune âge, pour succéder à Jean LESAGE comme chef du Parti libéral du Québec et devient premier ministre après la victoire libérale en avril 1970. En 1968, il fut l'un des principaux instigateurs de la décision du parti de rejeter les propositions constitutionnelles de René LÉVESQUE. Immédiatement après son élection comme premier ministre, il est confronté à la CRISE D'OCTOBRE et aux revendications du FRONT DE LIBÉRATION DU QUÉBEC. Bien que réélu en 1973 avec une majorité de 102 sièges sur 110, son deuxième mandat est marqué par un affaiblissement de la position du Québec à l'intérieur de la Confédération, causé en partie par son refus de signer l'accord constitutionnel conclu à Victoria en 1971. Dès 1976, son gouvernement est en crise, aux prises avec des accusations de scandales et de corruption. Le parti perd l'élection de 1976 aux mains du Parti Québécois et Bourassa lui-même est défait. Après un long séjour à l'étranger, il retourne pour appuyer la campagne du Non au moment du RÉFÉRENDUM DU QUÉBÉC de 1980. Il est réélu chef des libéraux à l'automne 1983, remplaçant Claude RYAN. Bien qu'il ne réussisse pas personnellement à obtenir un siège dans la circonscription de Bertrand à l'élection provinciale du 2 décembre 1985, il mène son parti à une victoire écrasante contre le Parti Québécois. Il est élu le 20 janvier dans la circonscription de Saint-Laurent. Comme premier ministre, il joue un rôle déterminant dans la négociation de l'ACCORD DU LAC MEECH (voir ACCORD DU LAC MEECH : DOCUMENT) et appuie fortement l'accord de LIBRE-ÉCHANGE avec les États-Unis promu par Brian Mulroney. Le consensus sur l'accord du lac Meech commence à s'effriter en 1988, et son échec ravive les sentiments séparatistes. À l'élection provinciale de 1989, le Parti Québécois marque des gains importants dans l'appui populaire, mais minimes en termes de sièges. L'émergence du BLOC QUÉBÉCOIS au niveau fédéral donne aux indépendantistes un nouveau point de ralliement. En réaction, Bourassa refuse d'assister aux conférences des premiers ministres sur les questions constitutionnelles. Il promet de tenir au Québec un référendum sur la souveraineté si des propositions constitutionnelles acceptables ne sont pas offertes par le reste du Canada avant l'été 1992. Il retourne finalement à une réunion des premiers ministres au début d'août 1992. Sa décision d'accéder aux demandes de certains premiers ministres pour réformer le Sénat en échange d'une garantie pour le Québec d'obtenir une représentation de 25 p. 100 à la Chambre des communes permet le ralliement des premiers ministres au sujet de l'ACCORD DE CHARLOTTETOWN (voir ACCORD DE CHARLOTTETOWN : DOCUMENT). Néanmoins, l'Accord ne réussit pas à gagner d'appui au Québec durant le Référendum national de 1992, mais, en l'occurrence, le Québec n'est pas le seul à le rejeter. Au début de 1993, Bourassa suit un traitement radical pour un cancer de la peau. Le 14 septembre 1993, il annonce qu'il démissionnera après la tenue du congrès à la chefferie prévu pour la mi-janvier 1994. Auteur DANIEL LATOUCHE
Ryan, Claude, journaliste et homme politique (Montréal, 26 janv. 1925). Il dirige
LE DEVOIR de 1964 à 1978 et influence fortement En 1978, c'est lui qui est choisi pour remplacer Robert BOURASSA à la tête du Parti libéral du Québec. Il entre à l'Assemblée nationale l'année suivante en tant que député d'Argenteuil. Lors du référendum sur la SOUVERAINETÉ-ASSOCIATION du Québec, il fait une campagne active pour le « Non » contre le premier ministre de la province René LÉVESQUE, mais sa participation est éclipsée par celle du premier ministre du Canada, Pierre Elliott TRUDEAU. Son parti est défait lors des élections de 1981. Malgré les réformes démocratiques et le renouveau intellectuel qu'il a apportés au Parti libéral, son leadership est sérieusement remis en question et il démissionne à l'automne 1982. Il reste toutefois un membre de l'Assemblée nationale, et, au lendemain de la victoire des libéraux en 1985, Bourassa le nomme ministre de l'Éducation. En 1989, il devient ministre de l'Éducation et ministre des Études supérieures et de la Science, responsable à ce titre de l'application de la Charte de la langue française. En 1990, il obtient le poste de ministre des Affaires municipales et de la Sécurité publique, tout en gardant la responsabilité de la Charte. Ryan ne se présente pas aux élections de 1994 et s'est depuis retiré de la politique. Auteur DANIEL LATOUCHE
Caisse de dépôt et placement du Québec de LEC Standard Caisse de dépôt et placement du Québec: Née le 15 juillet 1965 pour servir de gestionnaire des fonds déposés par la Régie des rentes du Québec, créée un mois plus tôt. Depuis, le nombre de déposants de la Caisse n'a cessé d'augmenter et dépasse la vingtaine. Ce sont surtout des caisses de retraite et des régimes d'assurances des secteurs public et parapublic. La Caisse a pour mandat légal de faire fructifier l'avoir de ses déposants. Elle s'est aussi toujours efforcée de le faire en favorisant le développement économique du Québec. Elle parvient généralement à remplir ce double objectif avec succès, car ses rendements se comparent avantageusement à son pendant d'origine, le Régime de pension du Canada, et souvent aux autres portefeuilles institutionnels du pays ainsi qu'aux indices habituels de référence. Les premiers placements de la Caisse ont surtout constitué en l'achat d'obligations du Québec et d'Hydro-Québec, dont celles qui ont servi largement à financer le développement hydroélectrique de Churchill Falls dans le Labrador. Depuis 1997, la loi constitutive de la Caisse lui permet d'investir la majorité de son actif sous gestion en actions. Elle est maintenant l'investisseur institutionnel le plus important du Canada, le principal détenteur d'actions inscrites à la Bourse de Toronto et le premier portefeuille immobilier au pays. La Caisse s'est dotée de plusieurs filiales spécialisées en placements négociés dans des entreprises à capital ouvert ou fermé afin de maximiser son rendement: dans les secteurs des communications, des nouvelles technologies, de la petite et de la grande entreprise et dans l'immobilier. À cause de sa taille, la Caisse doit de plus en plus se tourner vers l'étranger. Elle a ouvert des bureaux en Europe, en Asie et en Amérique latine dans le but de dénicher les meilleures occasions d'investissements. La Caisse a désormais pour objectif de faire de Montréal un centre financier de classe mondiale et de doubler son actif d'ici 2005. Elle démarche désormais de par le monde pour décrocher des mandats de gestion qu'elle confie à son équipe compétente de quelque 400 personnes. Prudence et audace sont les deux vertus dont elle fait sa devise. Auteur Rudy Le Cours
Hydro-Québec de LEC Standard Hydro-Québec qui naquit de la première nationalisation, par le gouvernement d'Adélard GODBOUT, en 1944. Le Grand père de Jean Godbout, dont les qualité d'initiative l'on suivit dans la description des événement criminel et illegale medical et judiciaire aux Canada autant qu'aux Etats Unis. Je le remercie publiquement de m'avoir accordé le droit en exclusivité d'avoir sur mon site la description des agissement criminel à son égard du gouvernement dictatorial du Québec tel que décrit par Solange Chaput Rolland et qui font partie des preuve de la dictature Canadiene qui criminelement on pris control du gouvernement Canadien et son responsable du vol des droit de brevet internationaux de la nouvelle technologie ACILR-CDRIL. Doté d'un énorme potentiel hydroélectrique, le Québec a toujours été, tout au long de l'histoire industrielle, un producteur et transporteur d'énergie de premier plan en Amérique du Nord. Hydro-Québec, propriété à part entière du gouvernement québécois depuis sa fondation, est l'entreprise qui gère ce potentiel, administrant des actifs de près de 57 milliards de dollars en 1999. Elle est, depuis le 2 juin 1997, assujettie à l'approbation de la Régie de l'Énergie quant à ses tarifs et à ses conditions de fourniture et de transport d'électricité. Hydro-Québec dispose d'une puissance installée de plus de 31 500 MW, de source essentiellement hydroélectrique, donc renouvelable. Depuis 1998, elle développe une expertise d'envergure dans le domaine de la production d'énergie éolienne, exploitant, en coopération avec des producteurs privés, deux sites en Gaspésie, à Matane et à Cap-Chat, d'une puissance totale installée de 100 MW. Dès la fin du XIXe siècle, des entrepreneurs privés d'origines diverses commencèrent à construire des centrales sur de nombreuses rivières québécoises et sur le Saint-Laurent. Le Québec ne cessera au cours du siècle suivant d'améliorer les technologies électriques et de battre records sur records, souvent canadiens, parfois mondiaux, dans le domaine: longueur des lignes, dimensions des ouvrages de retenue des eaux ou de production d'énergie, optimisation des équipements, hausses répétées des niveaux de haute tension de transport, etc. Plusieurs compagnies privées s'illustrèrent dans cette histoire industrielle et particulièrement les deux grands groupes que furent, dans la première moitié du siècle, la Montreal Light Heat and Power Consolidated et la compagnie Shawinigan Water and Power. Hydro-Québec naquit de la nationalisation de la première, par le gouvernement d'Adélard GODBOUT, en 1944. L'entreprise devait acquérir sa taille définitive et s'étendre sur tout le territoire québécois, à compter de 1963, après la décision du gouvernement de Jean LESAGE, à l'initiative du ministre des Ressources naturelles, René LÉVESQUE, d'acheter les actifs de la compagnie Shawinigan, ainsi que ceux des autres compagnies privées et des coopératives alors en activité. Entreprise longtemps choyée par l'opinion publique québécoise, intimement associée à l'essor et à la vitalité du génie industriel local, Hydro-Québec a connu un développement phénoménal dans les décennies 60 à 80, avec l'aménagement successif d'énormes complexes nordiques - Bersimis, Manic-Outardes, Churchill falls et la Baie James - et l'établissement d'un gigantesque réseau intégré de transport à haute tension (735 kV). Elle créait, à la fin des années 60, son Institut de Recherches, l'Ireq, situé à Varennes, qui jouera un rôle mondial majeur dans l'amélioration des techniques de transport d'électricité et contribuera à densifier le tissu industriel québécois dans le domaine des équipements électriques et du génie conseil. Dans la foulée de ces réussites, l'entreprise se dotait, à la fin des années 70, d'une filiale à vocation d'affaires hors Québec: Hydro-Québec international.Les décennies suivantes seront moins faciles pour la société. Elles sont marquées à l'interne au coin de nécessaires rationalisations et d'incessants remaniements administratifs. À l'externe, cible fréquente des politiciens et des journalistes, Hydro-Québec a perdu de son lustre. À l'instar des autres grandes sociétés de service public, elle recentre aujourd'hui ses ambitions sur la recherche constante d'une amélioration de ses performances en réponse aux attentes de ses clientèles et de son actionnaire unique. Le siège social d'Hydro-Québec est à Montréal. L'entreprise qui comptait, en 1999, 19 950 employés intègre toutes les dimensions d'un service public d'électricité: production, transport et distribution de l'énergie. Depuis 1997, ses activités de transport proprement dites ont été regroupées dans une entité administrative distincte, TransÉnergie, afin que son réseau réponde aux normes prônées par les réglementations nord-américaines. Ouverte au commerce avec les provinces canadiennes et les États américains voisins, Hydro-Québec a vendu 15 p. 100 de sa production, soit environ 25 000 millions de kWh, sur les marchés extérieurs en 1999. Elle enregistrait, au terme de l'exercice 1999, un bénéfice net de 906 millions de dollars dont la moitié a été versée en dividendes au gouvernement québécois. Auteur Jean-Louis Fleury
Presse, La de LEC Standard La Presse est un JOURNAL montréalais fondé en 1884 par William-Edmond Blumhart, surtout grâce au soutien de la famille Wuterle et de ses associés. Le journal est lancé par des conservateurs insatisfaits du gouvernement du premier ministre John A. MACDONALD et de l'appui qu'il reçoit du Monde, dirigé par Hector LANGEVIN. De 1889 à 1904, La Presse appartient à Trefflé Berthiaume. C'est entre 1899 et 1904 que son contenu adopte une tendance libérale. Après avoir brièvement appartenu à David Russel (1904-1906), le journal devient la propriété de la famille Berthiaume-Du Tremblay (1906-1955). Durant toute cette période, il est plutôt de tendance conservatrice. En 1955, Paul DESMARAIS devient le véritable propriétaire du journal. À partir de cette date, ses rédacteurs en chef seront de tendance libérale : Jean-Louis Gagnon (1958-1961), Gérard PELLETIER (1961-1965), Roger Champoux (1965-1969), Jean-Paul Desbiens (1969-1972), Roger LEMELIN (1972-1980) et Roger D. Landry (depuis 1980). En 1896, La Presse tire à 14 000 exemplaires. Le tirage atteint 64 000 en 1900, 121 085 en 1913, 147 074 en 1940 et 285 787 en 1962. Cependant, en 1975, des grèves à répétition et la fondation du Journal de Montréal font tomber le tirage à 164 976. En 1984, l'année du centenaire du journal, l'expansion reprend : 225 000 exemplaires en semaine, et 323 000 pour l'édition du samedi. En 1995, le tirage est de 188 215 exemplaires en semaine, 322 461 le samedi et 190 519 le dimanche. Son contenu a toujours été diversifié. En 1955, on l'appelle « le bréviaire des Canadiens français ». Son service des nouvelles locales a toujours excellé et son service des nouvelles internationales compte les sources d'information les plus diversifiées. Voir aussi JOURNAUX. Auteur ANDRÉ DONNEUR et ONNIG BEYLERIAN
Marchand, Jean de LEC Standard
Marchand, Jean, chef syndical, homme politique (Champlain, Qc, 20 déc. 1918). Après avoir obtenu un diplôme de sciences sociales en relations industrielles à Laval (1942), Marchand devient organisateur syndical pour la Fédération de la pulpe et du Critiquant la montée du SÉPARATISME au Québec au début des années 60, Marchand se laisse convaincre par le premier ministre Lester PEARSON de siéger à la Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme et d'adhérer au Parti libéral fédéral en 1965. Sa venue vise à rehausser la présence francophone au Cabinet et à défendre la cause du fédéralisme au Québec. Il accepte à la condition que ses deux amis de longue date, Pierre TRUDEAU et Gérard PELLETIER, puissent se joindre à lui. Il détiendra plusieurs ministères importants, démissionnant en 1976 pour se porter candidat aux élections provinciales du Québec et tenter d'empêcher la prise du pouvoir par le PARTI QUÉBÉCOIS. Il échoue sur les deux plans. Il est nommé au Sénat ,en décembre 1976, et orateur du Sénat en mars 1980. Il jouera d'ailleurs un rôle central dans le débat de 1981 sur la réforme de la Constitution. Après sa démission du Sénat, il est président de la Commission canadienne des transports (1983-1985), puis directeur de Ports Canada et vice-président de la Société du port de Québec. En 1986, il devient Officier de l'Ordre du Canada. Auteur M.D. BEHIELShttp://www.canadianencyclopedia.ca/index.cfm?PgNm=TCE&ArticleId=F0007177
Pelletier, Gérard de LEC StandardPelletier, Gérard Pelletier, Gérard, journaliste, syndicaliste et animateur social, homme politique, diplomate (Victoriaville, Qc, 21 juin 1919 -- Montréal, 22 juin 1997). Issu d'une famille ouvrière de huit enfants, Pelletier étudie au Séminaire de Nicolet, au Collège Mont-Laurier et à l'U. de Montréal. Il est secrétaire général de la Jeunesse étudiante catholique du Québec (JEC) de 1939 à 1943 et secrétaire itinérant de la World Student Relief Organization à Genève de 1945 à 1947. Après avoir voyagé en Argentine, il revient à Montréal et devient journaliste pour LE DEVOIR de 1947 à 1950. À la suite de ses reportages sur la GRÈVE DE L'AMIANTE en 1949, les responsables de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (ancêtre de la CSN) lui confient le poste de rédacteur en chef de leur publication, Le Travail. En 1961, il devient le rédacteur en chef de LA PRESSE, mais, en 1964, après une longue grève, les propriétaires du journal le congédient à cause de ses idées jugées trop radicales. Il avait acquis ses convictions personnelles pendant la guerre au contact des militants catholiques français et surtout de la philosophie personnaliste d'Emmanuel Mounier et des penseurs de la revue Esprit. Avec de nombreux collègues, dont Pierre Elliott TRUDEAU, il concrétise ses idéaux en fondant la revue CITÉ LIBRE. Par le biais de Cité libre et de la Société Radio-Canada, Pelletier et ses camarades dénoncent les politiques socialement rétrogrades et antidémocratiques du régime DUPLESSIS, ainsi que le cléricalisme de l'Église catholique du Québec. Ils sont des tenants de l'intervention de l'État et de la mise sur pied de syndicats dynamiques pour créer une société québécoise moderne et pluraliste. Le modèle de DÉMOCRATIE SOCIALE prôné par Pelletier contribue au retour du pluralisme idéologique au Québec pendant les années 50. La montée du SÉPARATISME pendant les années 60 amène Pelletier, Trudeau et leur ami de longue date (et militant syndical catholique), Jean MARCHAND, à faire le saut en politique fédérale en 1965. Pelletier est secrétaire d'État aux Affaires extérieures de 1968 à 1972, puis ministre des Communications de 1972 à 1975 dans le gouvernement Trudeau. Il participe à l'élaboration des propositions du gouvernement fédéral pour faire face à la détérioration des relations entre les gouvernements de Québec et d'Ottawa. Il poursuit ces objectifs à titre d'ambassadeur du Canada en France de 1975 à 1981 avant d'être nommé représentant du Canada aux Nations Unies, de 1981 à 1984. En 1984, il devient président du conseil d'administration des Musées nationaux du Canada, poste qu'il occupe jusqu'à son retrait de la vie publique en 1987. Il est l'auteur des ouvrages suivants : La Crise d'Octobre (1971), Les Années d'impatience (1983) et Le Temps des choix (1986).Voir aussi FRANCOPHONIE. Auteur MICHAEL D. BEHIELS
Parti québécois de LEC StandardParti québécois (PQ) Formation politique prônant la souveraineté du Québec née, en 1968, de la fusion du Mouvement Souveraineté-Association (MSA) et du Ralliement national (RN). Les chefs respectifs, René LÉVESQUE, ancien ministre des Ressources naturelles du gouvernement du Parti libéral de Jean
LESAGE et père de la nationalisation de l'électricité en 1962, ainsi que Gilles Grégoire, ex-député créditiste fédéral, préconisent l'indépendance du Québec assortie d'une association économique avec le reste du Canada. Idée à laquelle n'adhère pas Pierre
BOURGAULT, chef du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN), premier parti indépendantiste fondé au début des années soixante. Quelques jours seulement après la création du Parti québécois (PQ), le RIN se dissout et ses membres se joignent massivement au nouveau parti dirigé par René Lévesque. S'ajouteront également d'anciens militants du Parti socialiste du Québec (PSQ) et quelques membres déçus de l'UNION NATIONALE. Dès lors, le PQ devient le principal organe de promotion de la souveraineté du Québec.Bien que les militants du PQ aient la souveraineté du Québec comme objectif commun, ils proviennent de milieux différents et sont de tendances idéologiques divergentes. En 1968, le PQ réussit malgré tout à se doter d'un programme économique et social qui reprend les grandes lignes du manifeste du MSA de 1967 intitulé Ce pays qu'on veut bâtir. Jusqu'en 1985, c'est donc un programme social-démocrate qui inspirera la ligne de conduite du parti. Le parti réussit à faire élire ses sept premiers députés lors des élections de 1970 avec 23,5 p. 100 des suffrages exprimés. En 1973, il passe à 30,8 p. 100 du vote et forme l'opposition officielle avec six sièges. Dès l'élection suivante, en 1976, le PQ remporte le scrutin et forme le nouveau gouvernement (41 p. 100 des voix et 71 sièges). En 1980, le gouvernement tient sa promesse électorale en organisant un premier RÉFÉRENDUM sur la question de la SOUVERAINETÉ-ASSOCIATION. Comme le stipule la loi sur les consultations populaires, la campagne référendaire s'organise autour de deux comités-parapluies. À la question portant sur un mandat de la négociation de la souveraineté-association, les camps du OUI et du NON s'affrontent. Le 20 mai, 60 p. 100 de la population refuse d'accorder ce mandat au gouvernement de Lévesque.
Régime des rentes du Québec de LEC StandardRégime des rentes du Québec du Québec (RRQ), établi en 1966, est l'équivalent du RÉGIME DE PENSIONS DU CANADA (RPC) pour la population active du Québec. Le taux de cotisation, le maximum de gains admissibles (à une pension), les pensions de retraite et l'indexation annuelle des prestations sont les mêmes que pour le programme fédéral, mais les prestations forfaitaires d'invalidité et de la pension du conjoint survivant sont plus élevées. Dans la formule de calcul des pensions du RRQ, les femmes peuvent retrancher la période durant laquelle elles sont restées à la maison pour s'occuper d'un enfant de moins de sept ans. Les femmes appartenant à cette catégorie reçoivent des pensions plus élevées de la RRQ qu'elles n'en recevraient du RPC. Les fonds de la RRQ sont consignés à la CAISSE DE DÉPÔT ET PLACEMENT DU QUÉBEC. En 1986, les actifs de la Caisse, qui totalisaient plus de 25 milliards de dollars, dont près de 13,5 milliards de dollars appartenaient à la RRQ, étaient investis en obligations (60 p. 100), en actions et en titres convertibles (26 p. 100), en hypothèques (6 p. 100), en investissements à court terme (5,4 p. 100) et dans l'immobilier (1,4 p. 100). Auteur A. ASIMAKOPULOS
Régime de pensions du Canada de LEC StandardRégime de pensions du Canada Régime de pensions du Canada (RPC), institué par une loi en 1965 et mis en oeuvre en 1966, est un régime de PENSION national lié à la rémunération, qui transfère des revenus des travailleurs aux retraités. Le RPC et son équivalent, le RÉGIME DES RENTES DU QUÉBEC, couvrent tous les Canadiens tout au long de leur vie active. La rente de retraite du RPC représente 25 p. 100 des gains moyens de carrière, jusqu'à concurrence du revenu moyen. En 1997, le plafond de la rente était de 8842 $, même si la prestation moyenne des nouveaux pensionnés atteignait seulement 4885 $ ou 55 p. 100 du plafond. En plus d'une rente de retraite, le RPC verse des prestations d'invalidité, de survivant, de décès et d'orphelin. Chaque année, les prestations sont entièrement indexées au coût de la vie (voir INDICE DES PRIX À LA CONSOMMATION). Le RPC est financé à même les charges sociales (cotisations) prélevées auprès des employeurs, des employés et des travailleurs indépendants. Le taux de cotisation en 1997 s'établissait à 3 p. 100 du revenu compris entre l'exemption de base (3 500 $) et le maximum des gains admissibles (35 800 $), qui est à peu près le salaire moyen. Le montant de la cotisation est réparti également entre les employeurs et les employés, alors que les travailleurs indépendants cotisent le plein montant. En vertu d'un accord conclu entre les gouvernements fédéral et provinciaux en 1997, le taux de cotisation a augmenté plus rapidement qu'il ne l'aurait fait en vertu de l'ancien système, s'établissant à 9,9 p. 100 en 2003. Après cette date, il se maintiendra à ce « taux de condition stable » plutôt que de continuer à grimper comme avant et d'atteindre un taux estimatif de 14,2 p. 100 en 2030. De plus, l'exemption de base annuelle (niveau sous lequel les cotisations ne sont pas prélevées) sera bloquée à son niveau de 1997, soit 3500 $. Selon l'ancien système, la cotisation maximale annuelle de l'employé aurait passé de 945 $ en 1997 à 2295 $ en 2030. En vertu des nouvelles dispositions, la cotisation maximale de 1997, qui était de 969 $, passera à 1730$ en 2030. Le RPC était auparavant financé sur la base d'un régime par répartition (sans capitalisation), selon lequel les cotisations étaient établies à un niveau suffisant pour verser les prestations courantes et constituer un fonds de prévoyance équivalant à deux années de prestations. Les surplus étaient prêtés aux provinces sous forme de placements dans des obligations de gouvernements provinciaux non négociables. En accélérant l'augmentation du taux de cotisation, la réforme de 1997 fera passer le RPC à un régime par capitalisation partielle accumulant un fonds plus important (équivalant à environ cinq ans de prestations), investi en grande partie dans un portefeuille diversifié de valeurs mobilières pour obtenir un meilleur rendement. La réforme de 1997 réduit aussi le montant des prestations du RPC. Les rentes sont désormais calculées selon la moyenne du maximum des gains admissibles à une pension durant les cinq dernières années plutôt que les trois dernières. La gestion des rentes d'invalidité s'est encore resserrée : les requérants devront avoir travaillé et cotisé durant quatre ans au cours des six dernières années (au lieu de l'ancienne règle de deux des trois dernières années ou de cinq des dix dernières années); les rentes de retraite pour les bénéficiaires invalides seront calculées en fonction du revenu moyen au moment de l'invalidité et non plus au moment où le bénéficiaire atteint l'âge de 65 ans; et le plafond des prestations combinées survivant-invalidité sera fixé au niveau maximum de la rente d'invalidité. La prestation de décès ponctuelle, qui était de 3580 $ ou l'équivalent de six mois de prestations de retraite, sera réduite et bloquée à 2500 $. Ces modifications apportées aux prestations et au mode de financement visent à assurer la viabilité financière d'un RPC confronté à l'augmentation des dépenses engendrée par le vieillissement démographique, et à rétablir la confiance de la population dans ce régime. Auteur K. BATTLE
Régime des rentes du Québec de LEC StandardRégime des rentes du Québec(RRQ), établi en 1966, est l'équivalent du RÉGIME DE PENSIONS DU CANADA (RPC) pour la population active du Québec. Le taux de cotisation, le maximum de gains admissibles (à une pension), les pensions de retraite et l'indexation annuelle des prestations sont les mêmes que pour le programme fédéral, mais les prestations forfaitaires d'invalidité et de la pension du conjoint survivant sont plus élevées. Dans la formule de calcul des pensions du RRQ, les femmes peuvent retrancher la période durant laquelle elles sont restées à la maison pour s'occuper d'un enfant de moins de sept ans. Les femmes appartenant à cette catégorie reçoivent des pensions plus élevées de la RRQ qu'elles n'en recevraient du RPC. Les fonds de la RRQ sont consignés à la CAISSE DE DÉPÔT ET PLACEMENT DU QUÉBEC. En 1986, les actifs de la Caisse, qui totalisaient plus de 25 milliards de dollars, dont près de 13,5 milliards de dollars appartenaient à la RRQ, étaient investis en obligations (60 p. 100), en actions et en titres convertibles (26 p. 100), en hypothèques (6 p. 100), en investissements à court terme (5,4 p. 100) et dans l'immobilier (1,4 p. 100). Auteur A. ASIMAKOPULOS
Crown Land de LEC StandardExpression utilisée pour désigner les terres appartenant aux gouvernements fédéral et provinciaux. Ces terres publiques sont placée sous la gouverne de la Couronne, d'où leur nom. Au Canada, moins de 11 p. 100 des terres sont du domaine privé, 41 p. 100 appartiennent à la Couronne fédérale et 48 p. 100, à la Couronne provinciale. Le YUKON, les TERRITOIRES DU NORD-OUEST et le nouveau territoire du Nunavut sont administrés au nom du Canada par le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (Loi sur les terres territoriales et Loi sur les concessions de terres domaniales). Environ 4 p. 100 (17 millions ha) des terres sous régie fédérale se trouvent sur le territoire des provinces dans des proportions variables qui vont de quelque 10,6 p. 100 en Alberta à seulement 0,2 p. 100 au Québec. Le pourcentage de terres que possèdent les Couronnes provinciales varie également. Il est de 95 p. 100 à Terre-Neuve et de moins de 2 p. 100 à l'Î.-P.-É. Les droits sur la surface et le sous-sol pour l'exploitation des ressources minérales, énergétiques, forestières et hydrologiques peuvent être cédés à bail à des entreprises privées, ce qui constitue une très importante source de revenus pour les gouvernements au Canada. Les PARCS nationaux et provinciaux, les réserves indiennes, les bases militaires fédérales et les forêts provinciales comptent parmi les plus grandes concessions de terres de la Couronne en même temps que les plus visibles. Auteur V.P. NEIMANIS
Nationalisme économique de LEC StandardNationalisme économique vise à renforcer la mainmise du Canada sur son économie. Il apparaît ces derniers temps en réponse à la forte présence étrangère (surtout américaine) dans l'économie canadienne. Il existe deux formes de nationalisme économique : d'abord, le protectionnisme commercial, qui remonte au moins à la POLITIQUE NATIONALE de 1879 et qui se manifeste par l'imposition de tarifs douaniers pour favoriser la production intérieure et décourager les importations. Cette politique nationale visait en partie à élargir la base de l'économie canadienne en mettant ce qu'on appelle des « industries naissantes » à l'abri de la concurrence des grandes firmes étrangères mieux établies. Ensuite, le rejet de la mainmise étrangère sur les entreprises canadiennes, un phénomène d'après-guerre pour l'essentiel, bien que, selon l'étude bien connue Canadian-American Industry (1936), il y ait eu des investissements étrangers directs au Canada avant 1940. Ascendance des Canadiens
Allemagne. Les Canadiens d'ascendance allemande formaient numériquement en 1986 le cinquième groupe ethnique au Canada - après les communautés d'origine française, anglaise, écossaise et irlandaise. En 1986, on estimait à environ 900 000 le nombre de Canadiens d'origine allemande, et à 1 700 000 le nombre de Canadiens dont les ancêtres, venus de plusieurs parties d'Europe, parlaient l'allemand. L'arrivée d'Allemands commença vers 1750 en Nouvelle-Écosse et fut par la suite rarement interrompue pendant de longues périodes. Ils s'établirent dans toutes les provinces et s'assimilèrent rapidement. Hormi dans certaines régions à forte concentration d'immigrants allemands, comme le comté de Waterloo, Ont., les traditions folkloriques ne furent pas conservées par la deuxième ou troisième génération née au Canada.
Autre groupe non identifié par l'Encyclopédie Canadienne Publier par:
Il y eut trois courants d'immigration allemande : de l'Allemagne même (en Nouvelle-Écosse et au Québec au XVIIIe siècle, à l'ouest du lac Ontario après 1790 environ et dans presque toutes les régions par la suite); des États-Unis (loyalistes au XVIIIe siècle et mennonites ou « Hollandais de Pennsylvanie »); et de petites enclaves de langue allemande de l'Europe orientale, identifiées le plus souvent à une même secte religieuse (mennonite, amish, hutterite, etc.).
Bourgault, Pierre de LEC Standard Bourgault, Pierre, journaliste, homme politique et professeur (East Angus, Qc, 23 janv. 1934). Après une carrière à la radio et à la télévision comme présentateur et comédien, Bourgault joint les rangs du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN). Il en devient président en 1964. Brillant orateur, il met tout en oeuvre pour promouvoir et populariser l'idée de l'indépendance politique du Québec. Aux élections de 1966, le RIN recueille près de 6 p. 100 des votes puis accepte de se fusionner avec le PARTI QUÉBÉCOIS (PQ) en 1968. Membre de l'exécutif national du PQ pendant un certain temps, Bourgault se retire progressivement de la vie politique active. Depuis 1976, il est professeur de communication à l'UQAM.
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