Godbout, Joseph-Adélard
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Godbout, Adélard, premier ministre du Québec (1936, 1939-1944), (born Saint-Éloi, Qc, 24 sept. 1892- deead 18 sept. 1956). |
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Godbout, Adélard, premier ministre du Québec (1936, 1939-1944), (né à Saint-Éloi, Qc, 24 sept. 1892- décédé: 18 sept. 1956).
De son côté, Duplessis s'aliène les travailleurs syndiqués et provoque la bisbille dans son parti en ne réalisant pas certaines promesses concernant l'électricité. La Seconde guerre mondiale ayant éclaté et le Canada s'y étant engagé, Duplessis profite de la conjoncture pour lancer, à l'improviste, une élection générale qu'il perd.
D'abord, malgré
l'opposition ouverte du cardinal Villeneuve, il accorde le droit de vote et d'éligibilité aux femmes, droits qu'elles réclamaient depuis 20 ans et qu'elles exerçaient sur la scène fédérale et dans les autres provinces.Godbout s'attaque également au problème de la fréquentation scolaire.
Une loi sur
l'instruction obligatoire menaçait de soulever l'opposition du clergé catholique. Aussi, son gouvernement fit obstacle à ce danger par une enquête qui révéla un abandon scolaire massif après la quatrième année primaire.Devant cette situation, le clergé accepta que le gouvernement impose la fréquentation scolaire jusqu'à l'âge de 14 ans.
les patrons ne sont pas tenus de négocier avec le syndicat majoritaire.
Aussi, en 1943, dans les papeteries du Price Brothers à Kénogami et Alma, les syndicats catholiques frustrés déclenchent une grève générale sur ce problème.
Une commission d'enquête instituée par Godbout conclut à l'absence de liberté syndicale.
Le gouvernement oblige les patrons à négocier avec le syndicat majoritaire.
Depuis plus de dix ans, des apôtres de la municipalisation de l'électricité et de la création d'une entreprise hydroélectrique d'État, faisaient campagne pour déplorer notamment les tarifs élevés, l'électrification déficiente des régions rurales et l'absence des francophones dans les cadres supérieurs des entreprises.
Dès 1940, Godbout dénonce la situation.
En 1944, après étude, il étatise la puissante Montreal Light Heat and Power et sa filiale, la Beauharnois Power. Il crée l'Hydro-Québec, pour administrer ces entreprises et vote dix millions de dollars pour l'électrification rurale, ce qui provoque l'ire des financiers anglophones.
L'entreprise d'État grandit et bâtit de nouvelles centrales. À l'heure de la RÉVOLUTION TRANQUILLE, en 1960, elle valait un milliard de dollars.
Il décède accidentellement le 18 septembre 1956.
Auteur Jean-Guy Genest