Gouvernement provincial     de LEC Standard

Dans le régime fédéral canadien, les pouvoirs du gouvernement sont répartis entre le gouvernement fédéral et 10 gouvernements provinciaux. Ces derniers ont comme Manitoba, édifice du Parlement duprincipales responsabilités l'éducation publique, la santé et les services sociaux, les routes, l'administration de la justice et l'ADMINISTRATION LOCALE (parAssemblée législative de la Colombie-Britann l'entremise des municipalités), mais les chevauchements, et parfois les conflits, avec les intérêts régionaux et nationaux sont tels que les préoccupations provinciales s'étendent pratiquement à tous les domaines d'intérêt public au Canada. Les gouvernements provinciaux peuvent déterminer librement la mesure dans laquelle ils dispensent leurs services publics et chacun d'eux défend à sa façon les intérêts économiques et culturels de sa province.

L'État fédéral constitué par les arrangements constitutionnels qui ont donné naissance au Canada était loin d'être parfait ou idéal. Les PÈRES DE LA CONFÉDÉRATION envisageaient une union fédérale (voir FÉDÉRALISME) où prédominerait un gouvernement central fort. Le fait qu'on souhaitait voir les gouvernements provinciaux jouer un rôle secondaire est confirmé par les pouvoirs du gouvernement fédéral de désavouer les lois provinciales pendant l'année qui suit leur adoption (voir DÉSAVEU), de nommer les lieutenants-gouverneurs des provinces, de déclarer que des travaux provinciaux sont dans l'intérêt général du Canada ou de deux ou plusieurs provinces, de nommer les juges des cours supérieures, des cours de district et des cours de comté (voir MAGISTRATURE) et d'exercer des pouvoirs législatifs étendus. L'évolution de la société canadienne, malgré les poussées centralisatrices provoquées par les deux guerres mondiales et la Crise des années 30, a effrité depuis longtemps ce principe initial de subordination des provinces. Bien que les gouvernements provinciaux contemporains n'aient pas tous une attitude aussi militante que ceux du Québec et de l'Alberta, la plupart réclament un partenariat plus égal avec Ottawa.

La CONFÉDÉRATION attribue au gouvernement central un rôle prépondérant dans la promotion d'une union économique et la stimulation de l'expansion économique nationale grâce au développement des transports (chemins de fer, havres et canaux) et à d'autres mesures de soutien de l'intérêt public (voir HISTOIRE DU CHEMIN DE FER), mais, dans les années 1880, l'impulsion qui a présidé à la construction du pays est affaiblie et ne tarde pas à faire place à l'affirmation des intérêts politiques et économiques des provinces. D'autres facteurs contribuent à renforcer la position des gouvernements provinciaux : le leadership politique de porte-parole provinciaux comme Oliver MOWAT, Honoré MERCIER et William FIELDING, l'attitude plus sympathique du premier ministre fédéral sir Wilfrid LAURIER envers les provinces, l'essor d'intérêts économiques axés sur les ressources (voir PARTAGE DES COMPÉTENCES LÉGISLATIVES CONCERNANT LES RESSOURCES NATURELLES) dans diverses provinces et le COMITÉ JUDICIAIRE DU CONSEIL PRIVÉ qui en vient à favoriser systématiquement les provinces dans ses décisions sur le partage des pouvoirs entre le fédéral et le provincial.

Les gouvernements provinciaux participent depuis toujours au développement économique de leur région au moyen d'investissements publics dans les transports et dans l'expansion de leurs systèmes scolaires publics. L'élargissement de ces activités, puis l'essor des programmes d'assistance sociale, de santé et d'hospitalisation dans les années 60 et 70 modifient la conception qu'on avait autrefois des fonctions des gouvernements provinciaux et élargissent leur champ d'activité.

 

    
Parlement de la C.-B., Intérieur
(Corel Professional Photos)
 
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Manitoba, édifice du Parlement du
L'édifice original du Parlement avait été construit par l'administration fédérale avant d'être remplacé par l'édifice actuel, qui a été conçu conformément aux plans de l'administration provinciale (avec la permission de la Commission canadienne du tourisme).
 
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