Médias, propriété des
de LEC StandardMédias, propriété des
Les sociétés occidentales recourent de plus en plus aux médias plutôt qu'aux relations interpersonnelles pour organiser et coordonner des activités, pour diffuser des connaissances et de l'information, de même que pour éduquer et divertir. Des études démontrent que, dans les SOCIÉTÉS D'INFORMATION modernes, près de 50 p. 100 des activités de la main-d'oeuvre dans le domaine de l'information ont pour objet l'une ou l'autre forme de marketing.
Les règles, implicites et explicites, qui régissent la propriété des médias (déterminant qui peut ou non diffuser des messages, la nature des messages distribués, les modalités de réception des messages et le choix des destinataires) sont d'une importance cruciale, tant sur le plan politique et social que culturel. Les personnes ou les groupes qui détiennent les droits, avec relativement peu d'entraves, de transmettre de l'information par le biais des médias peuvent influencer un large auditoire et ainsi avoir un impact considérable sur l'évolution de la société. À l'inverse, ceux qui n'ont pas accès aux médias sont réduits au silence et deviennent politiquement inefficaces.
Deux facteurs importants et intrinsèquement liés permettent de définir les conditions d'accès aux médias : le type de propriété, qui détermine l'orientation des médias dans tel ou tel domaine, et l'ensemble des droits inhérents au fait d'être propriétaire de médias, lesquels peuvent modifier, voire éliminer, les restrictions rattachées à la propriété. L'ensemble des droits et des obligations sont essentiellement d'ordre juridique, mais ils ne manquent pas d'être influencés par les traditions et par les règles d'éthique auxquelles adhèrent les propriétaires des médias. Les droits liés à la propriété des médias sont fondés sur quatre éléments essentiels : les caractéristiques du propriétaire, la concentration horizontale, la propriété mutuelle et l'intégration verticale.