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Campbell, Avril Kim
de LEC Standard
Campbell, Avril Kim, avocate, femme politique (Port Alberni, C.-B., 10 mars
1947). Diplômée en
sciences politiques de l'U. de Colombie-Britannique, elle
poursuit des études de troisième cycle à la London School of Economics. Elle
enseigne les sciences politiques à l'U. de la Colombie-Britannique (1975-1978)
et au Vancouver Community College (1978-1981) avant de faire un stage en droit
et d'exercer la profession d'avocate. Sa carrière politique débute par deux
mandats au sein de la commission scolaire de Vancouver (1981-1984). En
1985-1986, elle occupe le poste de directrice générale dans le bureau du premier
ministre de la Colombie-Britannique, Bill Bennett. En juillet 1986, sa tentative
pour accéder à la direction du parti du Crédit social provincial se solde par un
échec, mais elle réussit, en octobre 1986, à se faire élire à l'Assemblée
législative. Très efficace en tant que députée d'arrière-banc, elle perd
cependant vite ses illusions quant à la ligne d'action adoptée par le premier
ministre Bill Vander Zalm.
En 1988, elle conteste la position de celui-ci sur l'avortement, rompant ainsi
tout lien avec le Parti créditiste. Campbell est d'abord élue à la Chambre des
communes en novembre 1988 comme conservatrice. En 1989, elle exerce les
fonctions de ministre d'État responsable des Affaires indiennes et du Nord.
Puis, en tant que ministre de la Justice et procureure générale de 1990 à 1992,
elle propose des projets de loi de réforme relatifs à bon nombre de questions, y
compris l'avortement. Elle siège aussi au très influent comité du Cabinet chargé
des priorités et de la planification, et est ministre principal de la
Colombie-Britannique.
En janvier 1993, le premier ministre Brian Mulroney la mute à la Défense nationale un mois avant d'annoncer sa propre démission. Considérée comme une candidate de choix pour la direction du Parti conservateur, Campbell entre dans la course. Malgré la présence de Jean Charest, un rival de taille, elle emporte la victoire au second tour de scrutin. Le 25 juin 1993, elle entre officiellement en fonction et devient la première femme dans l'histoire du Canada à occuper le poste de premier ministre.
Campbell connaît une vague de popularité pendant les premiers mois de son
mandat, mais la réputation de son parti commence à vaciller dès le début de la
campagne électorale de 1993. La coalition Mulroney des conservateurs de l'Ouest
et du Québec s'est désintégrée devant les progrès réalisés par le Parti
réformiste dans l'Ouest et par le Bloc québécois au Québec. Les succès mitigés
de Campbell pendant la campagne, son intérêt pour la dette plus que pour la
création d'emplois, ses déclarations maladroites, son refus de discuter des
programmes sociaux et son incapacité à se distancer du très impopulaire Brian
Mulroney, dont le gouvernement n'avait pas tenu ses promesses au sujet de la
création d'emplois, du renouvellement du fédéralisme et de la réduction de la
dette publique, finissent par conduire le parti de la défaite au désastre. Le
Parti conservateur essuie alors le plus grand échec de toute l'histoire du
Canada. Il est complètement balayé de la scène politique, même dans le bastion
traditionnellement conservateur de l'Alberta. Seuls deux conservateurs sont élus
dans tout le Canada, notamment le principal rival de Campbell à la direction du
Parti, Jean Charest. Campbell perd même son siège de Vancouver-Centre au profit
du candidat libéral. Son mandat de premier ministre aura été l'un des plus
courts, après ceux de sir Charles Tupper et John Turner.
En août 1996, le premier ministre Chrétien nomme Campbell consule générale à Los
Angeles. Elle occupe le poste de professeure à la Harvard University Kennedy
School of Government à Irvine, en Californie.
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Campbell, Kim Kim Campbell, dans son livre « Time and Chance » prétend qu'elle se sentait étouffée par les dirigeants du Parti progressiste conservateur (avec la permission de Maclean's).
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Campbell, Kim,
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