29 janv .................................. 2001

;Communiqués

 

Communiqué


Technologies et capital de développement - Le CRIQ et le Fonds de solidarite FTQ forment la société de commercialisation Intellium Technologies inc.

    MONTREAL, le 29 janv. /CNW/ - Le ministre de la 
Recherche, de la Science et de la Technologie, M. Jean 
Rochon, le président-directeur général du Centre
de recherche industrielle du Québec (CRIQ), M. Serge Guérin, et le président- 
directeur général du Fonds de solidarité FTQ, M. Raymond Bachand, annonçaient
aujourd'hui la formation d'une nouvelle compagnie, INTELLIUM TECHNOLOGIES 
INC., visant à assurer la commercialisation de l'ensemble des produits et des
technologies développés par le CRIQ. Cette entente, conclue entre le plus
important centre de recherche industrielle du Québec et la plus grande société
québécoise de capital de développement à se consacrer essentiellement à la
PME, constitue une initiative unique en matière de transfert et de
valorisation de propriétés intellectuelles industrielles, destinées à la
petite et moyenne entreprise.
    "L'étape de commercialisation constitue tout à la fois le couronnement et
la phase critique du processus d'innovation. Je me réjouis de la mise sur pied
d'une société dédiée spécifiquement à la commercialisation des produits
développés par le CRIQ, ce qui permettra de réunir toutes les expertises
spécifiques nécessaires à la mise en marché des innovations technologiques
québécoises. La création de cette société permettra de plus au CRIQ de
recentrer ses activités sur la recherche-développement, le soutien direct aux
PME et le renforcement de la capacité d'innovation de celles-ci", a déclaré le
ministre.
    Le CRIQ transfère dans Intellium Technologies inc. l'ensemble de ses
actifs liés à la commercialisation, évalué à 10 millions de dollars, en plus
d'une licence mondiale exclusive sur les propriétés intellectuelles, les
produits et les technologies qu'il a développés et pour lesquels il détenait
pleinement ses droits. Pour sa part, le Fonds de solidarité FTQ investit dans
la nouvelle société 5 millions de dollars pour une participation de 50 %. Le
CRIQ reçoit de plus des actions privilégiées pour une valeur de 5 millions de
dollars. L'entente porte principalement sur l'intégration des sociétés de
commercialisation déjà formées par le CRIQ, soit "BIOSOR Technologies,
EuroBIOSOR, la Société en commandite des classeurs de copeaux GL&V, Les
Robotiques Riopel et OPTIFOR". Dans ce dernier cas, le CRIQ possède déjà une
lettre d'intention à l'effet de créer une société avec Gemofor; Intellium
verra à lui donner suite dans les semaines qui viennent.
    "Nous sommes très satisfaits de cette formule originale de partenariat
avec le Fonds de solidarité FTQ, mentionne le président-directeur général du
CRIQ, M. Serge Guérin. C'est une alliance toute naturelle, car nous partageons
avec le Fonds des objectifs et une philosophie communes qui placent la PME
québécoise et le maillage entre entreprises au coeur de la croissance de notre
économie, ajoute-t-il. Et il ne fait aucun doute que cette nouvelle structure
opérationnelle, née du savoir-faire en gestion du Fonds de solidarité FTQ et
de l'expertise en R-D du CRIQ, contribuera à faire entrer les entreprises
industrielles québécoises, principalement celles des secteurs traditionnels,
dans le 21e siècle."
    M. Raymond Bachand, président-directeur général du Fonds de solidarité
FTQ, précise que "cette association stratégique démontre la ferme volonté du
Fonds de soutenir les PME québécoises, non seulement sur le plan financier,
mais également sur le plan de la technologie. Avec l'ouverture des marchés, la
moindre avancée technologique se transforme rapidement en avantage
concurrentiel et il faut, plus que jamais, doter nos PME industrielles des
outils nécessaires pour assurer leur compétitivité sur les marchés mondiaux."
    "Le processus de création de la nouvelle société de commercialisation
s'est déroulé avec la collaboration du syndicat des employés du CRIQ, le
Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), section locale 3700, affilié
à la FTQ, ajoute M. Pierre Dupuis, vice-président de la FTQ et directeur
québécois du SCFP. Ce nouveau modèle de partenariat avec le CRIQ constitue une
première historique et s'inscrit tout à fait dans la mission du Fonds de
solidarité FTQ. Il aura un double effet de levier, d'une part, par le maintien
et la création d'emplois, tant à l'intérieur du CRIQ qu'au sein de la nouvelle
société et, d'autre part, parce que cette société constituera un acteur
économique de première importance pour le développement régional du Québec par
le biais de ses filiales, notamment dans les secteurs de la foresterie et de
l'agroalimentaire. " Le CRIQ compte actuellement 335 employés, dont 300 sont
syndiqués.
    En confiant la gestion de la commercialisation de son portefeuille
technologique à Intellium Technologies inc., entité d'affaires indépendante,
le CRIQ pourra centrer ses activités sur les services aux entreprises et sur
la recherche et développement de pointe, tout en s'assurant que le plus grand
nombre d'entreprises possible pourra profiter du fruit de ses travaux de R-D.
Intellium Technologies inc. aura pour mandat d'évaluer le potentiel commercial
des technologies et des produits mis au point par le CRIQ, de préparer les
plans d'affaires en vue de leur commercialisation, ainsi que d'identifier des
partenaires stratégiques et de négocier des ententes destinées à assurer leur
mise en marché.
    Intellium Technologies inc. débutera ses activités dès février 2001. Le
processus de recrutement pour assurer la direction générale de la nouvelle
société est en cours, de même que la présidence de son conseil
d'administration. Intellium sera chapeautée par un conseil d'administration
composé de sept membres, dont deux représentants du Fonds de solidarité FTQ,
deux du CRIQ, et trois du milieu des affaires. De plus, elle bénéficiera de
l'expérience acquise par l'équipe actuellement dédiée à la commercialisation
des technologies au CRIQ, qui sera transférée dans la nouvelle société pour en
assurer l'exploitation.
    Rappelons que le CRIQ est le centre de recherche industrielle public voué
au développement et à l'innovation dans les PME du Québec. Il possède une
grande expertise dans plusieurs secteurs industriels notamment en technologies
de la fabrication, en environnement, en information industrielle et en
normalisation.
    Le Fonds de solidarité FTQ, dont l'actif net s'élève à plus de 3,86
milliards de dollars, est un fonds d'investissement qui fait appel, en
particulier par le biais de ses REER, à l'épargne des Québécoises et des
Québécois, afin de contribuer à la création et au maintien des emplois dans
les entreprises et participer au développement économique du Québec. Le Fonds
compte maintenant près de 426 000 actionnaires et a participé, seul ou avec
d'autres partenaires financiers, à la création, au maintien et au soutien de
plus de 90 000 emplois.

    Des logos et photographies de la conférence sont disponibles à l'adresse:
    www.shc.ca/web/criqrp
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Voir au # 16 en bas de la page
   
  1. Le CRIQ signe un partenariat avec une entreprise de Laval
  2. Traiter du lisier, c’est maintenant possible!
  3. La Caisse populaire Desjardins Bellevue de Québec réalise une première au Québec!
  4. Le CRIQ attire un important collLE CRIQ ATTIRE UN IMPORTANT COLLOQUE DE L'IEEE À MONTRÉALoque de l'IEEE à Montréal
  5. Synesis formation et le CRIQ s'unissent pour offrir une formation
    spécialisée de recherche sur internet et de veille stratégique
  6. Le BNQ a remis ses deux premiers certificats de conformité
    sur le sirop d'érable
  7. Lettre du président-directeur général parue dans Le Devoir
    du 17 juin 2002 et Le Soleil du 22 juin 2002
  8. Le CRIQ présente ses quatre nouveaux boursiers
  9. Le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) procède à la remise de son premier certificat HACCP à Multi-Marques inc.
  10. Lettre ouverte du président-directeur général du CRIQ publiée dans le journal La Presse le 7 décembre 2001
  11. Le compost CompoSolmc de GSI Environnement obtient une certification de conformité du Bureau de normalisation du Québec
  12. De bons pneus… pour déjouer l'hiver
  13. Nous serons là !
  14. Copernic.com intègre ses technologies à VigiPro, l'outil de veille du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ)
  15. Le sirop d'érable certifié : une garantie de salubrité et de qualité
  16. Le CRIQ et le Fonds de solidarité FTQ forment la société de commercialisation Intellium Technologies inc.

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Le criq signe un partenariat avec une entreprise de laval

Québec, 20 mai 2004 — Le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) est fier d’annoncer un partenariat avec la firme Groupe Marketing International (GMI) de Laval pour la distribution de ses listes d’entreprises. GMI, fondée en 1998, est un centre d’impartition spécialisé dans la vente et la représentation téléphonique B2B.

Depuis bientôt 30 ans, le Centre de recherche industrielle du Québec, en plus de ses activités de R-D, recense les entreprises québécoises afin de promouvoir les produits fabriqués et distribués au Québec. Bien connu auparavant sous le vocable Répertoire des produits disponibles au Québec ou le Répertoire du CRIQ, cette banque de données contient près de 30 000 entreprises, principalement des fabricants et des distributeurs.

Grâce à ce partenariat, les entreprises auront maintenant accès à un service de location de listes fiables et rigoureuses pour alimenter leurs bases de données clients.

À propos du CRIQ :

Pour faciliter les recherches de produits fabriqués et distribués au Québec, le CRIQ a mis en ligne la banque de données via le site . La consultation est gratuite. Le site connaît un tel engouement que l’on note une augmentation de 87  % du nombre d’accès par rapport à l’an dernier. Entre avril 2003 et mars 2004, les gens d’affaires ont effectué près de 3 400 000 recherches et consulté 5 700 000 profils d’entreprises.

Informations :  
Brigitte Allard
Conseillère en développement des affaires
Micheline Durocher
Présidente

Pour se rendre au CRIQ

http://www.icriq.com/eng/

 

Tél. : 1 800 667-2386, poste 2540
 
Tél. : (450) 972-1540
 


Traiter du lisier, c’est maintenant possible!

St-Valérien, le 9 avril 2003 -  Il existe maintenant une solution de traitement complet permettant aux producteurs de porc de produire et même de se développer dans le cadre du développement durable. Cette solution s’appelle BIOSORMD.  Développée il y a 10 ans par les chercheurs du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) et supportée par plusieurs intervenants (FPPQ, Coop Fédérée, Shurgain, etc.), elle a maintenant fait ses preuves avec ses 15 installations en opération, dont 5 en France.

La livraison du système de traitement BIOSORMD chez Purporc S.E.N.C., filiale de Purdel, Coopérative Agro-alimentaire, souligne le fait qu’il existe maintenant une solution pour traiter le lisier qui soit efficace, simple et capable de répondre aux besoins des producteurs de porc.

Inutile de rappeler que les producteurs de porc doivent se doter de solutions de traitement puisqu’ils font face à des surplus de lisier à épandre pouvant même atteindre plus de 200 % de la capacité des terres dans certaines régions. 

Depuis plusieurs années,  des efforts de recherche et développement supportés par le programme de vitrines technologiques du MAPAQ et du MENV ont permis de développer et valider quelques technologies de traitement. La technologie BIOSORMD constitue plus de 50 % des vitrines technologiques implantées au Québec.  Avec la  livraison de la vitrine de Purporc S.E.N.C., la solution BIOSORMD amorce  sa vocation commerciale.

Rappelons que Purdel a été une pionnière dans l’adoption d’une technologie de traitement du lisier lorsqu’elle décida, à travers son développement en production porcine,  d’installer un BIOSORMD  chez sa filiale Purporc S.E.N.C., il y a maintenant 5 ans.  Cette approche lui valut par ailleurs le Phénix de l’environnement en 2000 et le docteur Gerardo Buelna, le chercheur du CRIQ qui a inventé et développé la technologie du BIOSORMD, s’est mérité le prix de l’Association canadienne pour l’avancement des sciences (ACFAS) pour ses travaux de recherche sur le traitement du lisier, en 1998.

Après 5 ans d’opération du système BIOSORMD par le CRIQ chez Purporc S.E.N.C., Purdel prend officiellement livraison de la solution BIOSORMD, qui à l’origine, rappelons-le, était une solution pour Purdel de répondre aux inquiétudes de la population locale tout en étant une avenue permettant de résoudre la problématique environnementale. Les propos de M. Laurent Proulx, président de Purdel, lors des audiences du BAPE, démontre que les préoccupations de Purdel avant la venue du BIOSORMD sont encore les mêmes qu’aujourd’hui : « Nous sommes convaincus chez Purdel d’avoir la capacité de faire un développement en harmonie avec la population régionale, puisque le respect de l’environnement est l’une de nos préoccupations constantes depuis le tout début de nos opérations. En fait, nous pouvons dire que chez Purdel, environnement et agriculture faisaient partie de nos politiques bien avant le moratoire porcin en juin 2002 ».

Non seulement le traitement complet du lisier a fait ses preuves, mais il arrive juste à point dans un contexte où la production porcine a besoin d’une telle solution pour évoluer en harmonie avec l’environnement.

Purdel, Coopérative Agro-alimentaire représente un moteur économique important dans l’Est du Québec et comporte 628 producteurs agricoles membres, 86 membres juniors et 247 membres auxiliaires. Les activités que contrôle Purdel génèrent un volume d’affaires de plus de 50 M$ annuellement et assurent le maintien de quelque 130 emplois réguliers.

Information :  
M. François Parent, agr.
Coordonnateur en production porcine
Purdel
(418) 736-4363
 
Mme Carole Parent
Conseillère en développement technologique
CRIQ
(418) 659-1550, poste 2621
 


LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS BELLEVUE DE QUÉBEC
RÉALISE UNE PREMIÈRE AU QUÉBEC!

Sainte-Foy, le 25 février 2003 - Soucieuse de respecter les principes coopératifs auxquels elle souscrit, la Caisse populaire Desjardins Bellevue de Québec innove encore et devient la première coopérative à être auditée par le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) dans le cadre d'un projet pilote pour la certification de la conformité aux pratiques coopératives.

« C'est sans hésitation que le conseil d'administration a accepté de participer à ce projet » a déclaré son président, M. Denis Breton. L'audit qui a été réalisé vient confirmer les bonnes pratiques de la Caisse populaire Desjardins Bellevue de Québec en matière de respect des sept principes fondamentaux de l'Alliance coopérative internationale. « Il s'agit d'un exercice très rigoureux et nous sommes très fiers d'avoir respecté les nombreuses exigences requises pour l'obtention de la certification » d'ajouter M. Breton. Un atout selon lui qui renforcera la distinction entre l'entreprise privée et le mouvement coopératif car c'est l'ensemble des membres qui en bénéficieront.

Le projet, développé par la Coopérative de développement régional Québec-Appalaches, qui sera complété d'ici octobre 2003, permettra aux coopératives de toutes natures d'évaluer objectivement la conformité de leurs pratiques aux sept principes fondamentaux et, par conséquent, de réaffirmer leur différence sur l'échiquier des intervenants socio-économiques. Cette objectivité est assurée par le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) qui a l'avantage d'avoir une longue expertise dans les processus de certification.

De nombreux partenaires ont collaboré à la réalisation de ce projet dont le Conseil de la coopération du Québec, Orion, coopérative de recherche et de conseil ainsi que des représentants de plusieurs fédérations québécoises de coopératives, de la Direction des coopératives du gouvernement québécois et du Secrétariat aux coopératives du gouvernement canadien.

La Caisse populaire Desjardins Bellevue de Québec démontre ainsi qu'elle sait conjuguer Avoirs et Êtres, c'est-à-dire qu'elle gère efficacement les avoirs qui lui sont confiés sans jamais perdre de vue les êtres qui l'entourent.

Information :

 

M. Denis Breton, président
Caisse populaire Desjardins Bellevue de Québec
Tél. : (418) 681-5533, poste 258
M. Jean-Pierre Guillot
Bureau de normalisation du Québec
Tél. : (418) 652-2238, poste 2591
 


LE CRIQ ATTIRE UN IMPORTANT COLLOQUE DE L'IEEE À MONTRÉAL

Montréal, le 9 octobre 2002 - Grâce à son expertise dans le domaine des essais, le CRIQ a su attirer une importante conférence technique de l'IEEE à Montréal. Ce colloque, intitulé « AST 2002 » (Accelerated Stress Testing Workshop), portait sur l'amélioration de la fiabilité et de la robustesse des produits électroniques par l'utilisation de différentes techniques de stimulation environnementale.

Le colloque, qui se tenait la semaine dernière, réunissait plus d'une centaine de spécialistes internationaux venus de l'Amérique du Nord, de l'Asie, de l'Europe et du Moyen-Orient. Parmi eux plus du tiers venaient du Québec, ce qui prouve bien, comme le faisait remarquer l'initiateur du projet M. François Lafleur du CRIQ, le besoin et l'importance pour les entreprises québécoises d'avoir accès à ce type de conférence technique.

L'activité avait été précédée à la fin de septembre par un séminaire technique offert au CRIQ par un expert mondial dans le domaine des mesures de vibrations, M. Wayne Tustin. Il avait d'ailleurs lui aussi remporté un franc succès, attirant plus d'une vingtaine de participants venus des quatre coins du monde.

Pour couronner l'événement, on a profité du colloque pour souligner la contribution technique exceptionnelle de M. Tustin au domaine des vibrations acoustiques, en lui remettant une récompense honorifique internationale pour l'ensemble de ses travaux.


SYNESIS FORMATION ET LE CRIQ S'UNISSENT POUR OFFRIR
UNE FORMATION SPÉCIALISÉE DE RECHERCHE SUR INTERNET
ET DE VEILLE STRATÉGIQUE

Sainte-Foy, le 3 octobre 2002 - Le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) et Synesis formation ont le plaisir d'annoncer leur récent partenariat afin d'offrir une formation spécialisée de recherche sur Internet et de veille stratégique. La prodigieuse croissance du réseau Internet au cours des récentes années a changé la façon dont l'information est diffusée et partagée. Son étendue mondiale, son caractère immédiat et son accessibilité (convivialité et faible coût) en font un outil incomparable pour communiquer et s'informer. D'ailleurs, les organisations y consacrent de plus en plus de ressources, car elles y voient de multiples avantages.

Le repérage des ressources et de l'information pertinente est néanmoins souvent ardu et fastidieux. Dans un contexte d'affaires où la rapidité d'exécution est capitale, une connaissance adéquate des méthodes de recherche, des sources d'information ainsi que des outils est donc essentielle pour qu'Internet devienne un allié d'affaires et une source de profitabilité. Les habiletés développées permettent de hausser la productivité lors de recherche d'information pertinente sur Internet, que ce soit dans un cadre de concurrence, de développement des affaires, d'identification de produits et de services ou pour mieux cerner son marché.

Le programme de formation offert est divisé en deux volets. Dans le premier volet intitulé « Optimisez vos recherches », l'internaute apprendra à bien connaître et à retracer les ressources accessibles sur Internet, à utiliser les bons moteurs de recherche et à faire bon usage des outils qui lui permettront de connaître ses concurrents ou de repérer les occasions d'affaires.

Dans le second volet intitulé « Systématiser le veille », l'internaute apprendra à systématiser et à diminuer le temps de recherche sur Internet et à automatiser l'alimentation en information de base afin de conserver uniquement l'information pertinente aux fins d'analyse et de planification stratégique.

Chacun des volets est d'une durée de sept heures, ce qui signifie qu'en deux jours, l'internaute aura acquis suffisamment de connaissances pour maximiser son temps de recherche et surtout pour bien cibler l'information qui le concerne vraiment.

À PROPOS DE SYNESIS INC.

Depuis 12 ans, la mission de Synesis est de faciliter l'intégration des hautes technologies dans l'environnement de travail de ses clients, que ce soit par une formation informatique permettant d'augmenter la productivité ou en contribuant au processus de recrutement de ressources qualifiées en technologies de l'information. Synesis est également l'un des membres fondateurs de TrainCanada, le nouveau réseau de centre de formation informatique du Canada. Grâce à TrainCanada, Synesis peut accueillir ses clients dans toutes les grandes villes du Canada.

À PROPOS DU CRIQ

Rappelons en terminant que le CRIQ est l'entreprise d'innovation et d'expertise incontournable au Québec en technologies de la fabrication, en environnement, en information industrielle et en normalisation. Il offre à sa clientèle des solutions hautement concurrentielles dans de nombreux secteurs industriels.

Source :
Centre de recherche industrielle du Québec
Tél. : (418) 652-2213


LE BNQ A REMIS SES DEUX PREMIERS CERTIFICATS DE CONFORMITÉ
SUR LE SIROP D'ÉRABLE

Sainte-Foy, le 3 octobre 2002 - Le BNQ est heureux d'annoncer la remise de ses deux premiers certificats de conformité sur le sirop d'érable. En effet, ce sont deux usines de CITADELLE, Coopérative de producteurs de sirop d'érable, situées l'une à Plessisville et l'autre à La Guadeloupe qui ont été les premières à se conformer au programme de certification portant sur la salubrité et la qualité du sirop d'érable.

Le programme de certification repose sur le respect d'exigences strictes, précisées dans une norme intitulée Sirop d'érable - Caractéristiques et méthodes d'essais (NQ 8082-005), et sur la vérification de la conformité aux exigences par la certification de produit (d'autres exigences particulières sont précisées dans le protocole de certification NQ 8280-905). La crédibilité de la certification repose sur le fait que le BNQ est un organisme de tierce partie accrédité par le Conseil canadien des normes (CCN) et complètement indépendant des producteurs de sirop d'érable et des entreprises de transformation.

QUALITÉ, SÉCURITÉ ET TRAÇABILITÉ

Les exigences de qualité de la norme sur le sirop d'érable touchent, entre autres, une analyse sensorielle (goût et odeur), la couleur, la limpidité, la concentration en sucre, ainsi que la pureté, c'est-à-dire que le produit doit provenir exclusivement de la concentration et de l'évaporation de la sève d'érable. En termes de sécurité, la norme prévoit le dépistage d'iode, de plomb, de sodium et de la paraformaldéhyde afin d'exclure les produits finis qui dépassent les limites permises. Elle comprend aussi des exigences assurant l'absence de contaminant, et d'autres portant sur le marquage et sur l'étiquetage des contenants. Enfin, la traçabilité est assurée sur tous les contenants de produits finis certifiés afin de permettre le rappel au besoin. Évidemment, cet aspect de traçabilité est crucial lorsqu'il est question de santé publique.

Outre la norme, le programme de certification comprend aussi des vérifications concernant le respect des lois et règlements en vigueur, sur les rapports de classification et d'inspection, de même que l'obligation du producteur ou du transformateur à élaborer et à mettre en œuvre un code de bonnes pratiques visant à assurer l'innocuité du produit. Ce code doit inclure les six préalables HACCP qui prévoient une analyse de risque en ce qui concerne les locaux, le transport et l'entreposage, les équipements et leur entretien, la compétence du personnel, l'assainissement et la lutte contre la vermine ainsi que les aspects d'un programme de retrait. La démarche HACCP est reconnue à l'échelle internationale comme la référence en matière d'analyse des risques pour la santé pour tout ce qui touche la production alimentaire.

Les entreprises de transformation du sirop d'érable désireuses d'adhérer au programme de certification du BNQ le font sur une base volontaire, offrant ainsi un gage de qualité et de salubrité à leur clientèle grâce à la marque de conformité apposée sur leur produit.

À PROPOS DU BNQ

Rappelons que le BNQ est un organisme du système national de normes accrédité par le Conseil canadien des normes à titre d'organisme d'élaboration de normes, d'organisme de certification et d'organisme registraire pour les systèmes de management ISO 9000 et ISO 14000. Il est aussi partenaire du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) pour la certification HACCP.

À PROPOS DE CITADELLE

CITADELLE, Coopérative de producteurs de sirop d'érable compte quelque 2400 membres, réunissant près du tiers des entreprises acéricoles du Québec. La coopérative transige avec plusieurs autres producteurs non-membres par le biais de ses divisions du Québec et sa filiale du Nouveau-Brunswick. Les marques CITADELLE, O'CANADA, CAMP, GOLD et TRADITION font partie du quotidien des gens du monde entier. La Coopérative dessert d'ailleurs les grandes chaînes d'alimentation internationales et alimente, a elle seule, 85 % du marché japonais. CITADELLE, Coopérative de producteurs de sirop d'érable, s'est engagée à être le chef de file mondial dans la production, la transformation et la commercialisation du sirop d'érable.
 

Source :
Bureau de normalisation du Québec (BNQ)
Tél. : (418) 652-2213

 


 

Lettre du président-directeur général parue dans Le Devoir du 17 juin 2002 et Le Soleil du 22 juin 2002

Productivité : il est temps d'agir!

 

Les études le confirment, le Québec accuse un important retard de productivité par rapport aux États-Unis (35 %) et à l'Ontario (23 %)(1). Si rien n'est fait rapidement et énergiquement pour endiguer cette tendance, la situation n'ira qu'en s'aggravant.

À quoi peut-on attribuer cette piètre performance de l'industrie québécoise? On peut certes évoquer la faiblesse de la compétitivité des industries traditionnelles au Québec. On peut citer, également, la zone de confort que donne le dollar actuel à l'exportation des produits, mais qui agit en même temps comme un frein à l'importation de technologies. La concentration des efforts de R-D dans quelques industries de pointe est également un facteur important, ainsi que le manque d'investissements dans la modernisation des usines. J'aimerais m'attarder à ce dernier point qui m'apparaît crucial dans cette problématique.

Les entreprises québécoises n'investissent pas suffisamment dans la machinerie et les équipements de production et c'est là la principale cause du retard de productivité du Québec par rapport aux autres économies nord-américaines. C'est ce qui ressortait d'une étude menée par trois économistes québécois(2) il y a trois ans déjà. C'est aussi le constat qu'a pu faire le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) récemment.

En novembre et décembre derniers, le CRIQ a mené une vaste enquête(3) auprès de 1 200 entreprises manufacturières afin de connaître leurs besoins technologiques, dans une perspective d'amélioration de la productivité. Les entreprises interrogées, constituées à plus de 90 % de PME (moins de 250 employés), couvraient l'ensemble des secteurs industriels de la fabrication. Une soixantaine d'entrevues menées auprès d'experts issus d'associations sectorielles, d'universités et de centres de recherche(4) et une revue de la littérature portant sur la productivité et les technologies de la fabrication de pointe sont venues compléter cette étude.
 

  1. Ministère de l'Industrie et du Commerce. Bâtir aujourd'hui l'entreprise de demain, automne 2001; Terrence CORCORAN. Bigger gap needs, bigger Solutions, National Post, 26 juin 2001.

  2. Létourneau, R., Lajoie, M. et Nadeau, S., Regard sur la productivité des régions canadiennes, Acte du congrès 1999, Association des économistes québécois, 1999.

  3. Les données de cette étude ont été recueillies par Léger Marketing.

  4. Les entrevues et la revue de la littérature ont été assurées par la firme Mercadex International et par des représentants du CRIQ. Les questionnaires ont fait l'objet d'une validation par Monsieur Fred Bassal, expert en productivité.

Trois grands constats sont ressortis de cet exercice. D'abord, les entreprises manufacturières québécoises investissent moins que leurs voisines du Sud dans les équipements de production de pointe. Deuxièmement, elles n'ont qu'une connaissance partielle de leur environnement concurrentiel. Finalement, peu d'entre elles ont une approche de gestion intégrée de leur processus de fabrication. On constate donc que le tissu manufacturier québécois présente des carences sur les plans de la technologie, de la veille et de l'organisation de la gestion, et que tout cela ne peut qu'avoir des impacts négatifs sur la productivité de nos entreprises.

Examinons ces constats un à un.

Constat no 1 : déficit technologique

L'étude du CRIQ montre clairement l'état déficitaire des entreprises manufacturières québécoises en ce qui concerne l'acquisition et l'appropriation de technologies de fabrication de pointe(5). En effet, très peu d'entreprises se sont dotées de technologies de pointe telles que des systèmes d'inspection ou d'assemblage automatisé, de vision artificielle, de stockage et d'extraction, de robotique ou même de traitement des rejets. Elles se contentent encore trop souvent d'équipements plus conventionnels. Pourtant, la majorité d'entre elles affirment que de nouveaux équipements amélioreraient leur productivité. Mais seulement quatre entreprises sur dix jugent bon d'intégrer à leur plan stratégique l'acquisition éventuelle de technologies de fabrication de pointe.

  1. La définition de « technologies de fabrication de pointe » ne se limite pas uniquement aux équipements et systèmes de pointe, mais concerne également les pratiques de gestion manufacturière. Ce dernier aspect a d'ailleurs été retenu par le ministère de l'Industrie et du Commerce dans sa nouvelle stratégie visant à améliorer la compétitivité des entreprises : « Bâtir aujourd'hui l'entreprise de demain ».

Il y a des exceptions, bien sûr. Quelques secteurs de pointe, principalement concentrés à Montréal, investissent davantage en recherche et développement. Mais de façon générale, il est clair que le développement des technologies se fait beaucoup plus rapidement que leur intégration en entreprise.

Constat no 2 : activité de veille déficiente

L'étude du CRIQ révèle également qu'un nombre limité d'entreprises manufacturières exercent une activité de veille concurrentielle et technologique. En effet, six entreprises sur dix ne pratiquent pas de veille structurée et approfondie en ce qui concerne la concurrence et les technologies reliées à leur secteur. Pour celles qui en font, la veille consiste principalement à consulter les publications spécialisées et à observer leurs concurrents dans les foires commerciales. C'est pourquoi, malgré les études qui montrent clairement les écarts de productivité du Québec, les entreprises manufacturières québécoises se maintiennent dans un faux sentiment de confiance. Cette méconnaissance de leur environnement concurrentiel explique en partie l'absence du sentiment d'urgence qui devrait prévaloir face au défi de la productivité. La situation du dollar canadien aux alentours de 65 cents a fait son œuvre analgésique et se poursuit encore, pour l'heure.

Constat no 3 : pratiques de gestion inadéquates

Toujours selon l'étude, peu d'entreprises manufacturières québécoises ont adopté des pratiques intégrées de gestion manufacturière. Deux répondants sur cinq ont déclaré n'avoir aucune pratique ou norme de produit, de qualité et/ou de gestion implantée au sein de leur entreprise. En fait, elles ne semblent pas établir de lien direct entre gestion et productivité. Or, l'efficacité des procédés de gestion de production est aussi importante que les technologies et équipements eux-mêmes lorsqu'on cherche à accroître sa productivité. Si la norme ISO est déjà bien implantée (24,2 % des répondants à l'étude ont adhéré à la norme ISO 9000), d'autres systèmes de production à valeur ajoutée, qui font aussi appel à la transformation des pratiques de gestion manufacturière (Kanban, Kaisen, ERP, SMED, etc.), sont encore trop peu connus.

Un point commun relie ces trois grands constats : le manque de vision d'ensemble de la part des entreprises industrielles québécoises. Selon les experts interrogés dans le cadre de l'étude du CRIQ, une approche de gestion intégrée et optimisée de la production, qui prendrait en compte autant les équipements et les ressources humaines que les processus de gestion et l'environnement externe de l'entreprise, favoriserait l'adoption de technologies de fabrication de pointe et aurait un impact direct sur le taux de productivité.

Une problématique à deux pôles

Le problème de la productivité doit être abordé en fonction de deux pôles : celui des PME, d'une part, notamment celles qui opèrent en sous-traitance, et celui des grandes entreprises, principalement celles du secteur des ressources.

L'attention s'est surtout portée jusqu'ici sur la problématique touchant les PME, du fait de leur importance en nombre dans la structure industrielle du Québec (90 % des entreprises) et par la pratique de plus en plus répandue chez les donneurs d'ordre de leur confier, sous supervision, la conception, le développement et la mise en production des composantes, avec tous les risques associés à une telle pratique. Il s'agit là d'un transfert direct du risque des grands donneurs d'ordre vers les PME. La productivité des PME sous-traitantes devient ainsi une exigence stratégique pour la compétitivité des grands donneurs d'ordre sur leurs marchés internationaux.

Du côté du secteur des ressources, la tendance est de croire que les grandes entreprises qui en font généralement partie sont bien équipées pour faire face à la concurrence internationale. Elles sont effectivement au Québec parmi les plus actives dans l'acquisition de technologies de fabrication de pointe. Paradoxalement, sur les marchés nord-américains notamment, ce sont les secteurs du papier et des produits connexes, de la première transformation des métaux et des produits du bois qui semblent présenter les écarts de productivité les plus importants(6). En bref, les stratégies d'investissement de ces secteurs sont décalées et les fonds qui leur sont associés sont nettement insuffisants. Or ces secteurs sont à la base d'une bonne partie de l'économie de nos régions, par les emplois et l'activité économique qu'ils y génèrent, et comptent pour le tiers des exportations totales du Québec.

  1. Si l'on se fie au positionnement relatif que ces secteurs occupent à l'échelle nord-américaine quant à l'emploi, à la valeur des expéditions et à la valeur des expéditions par emploi. Voir à cet égard : INSTITUT DE LA STATISTIQUE DU QUÉBEC. La force manufacturière du Québec en Amérique du Nord. Martin Hébert, Direction des comptes et des études économiques, mars 2001.

Les efforts doivent être portés sur les deux aspects de cette réalité.

Sensibilisation, financement et engagement

Les résultats de l'étude du CRIQ permettent de poser un diagnostic clair quant au faible taux de pénétration des équipements de pointe (entre 10 % et 46 %, selon le type de technologie de fabrication de pointe) au sein de l'entreprise manufacturière au Québec.

Le principal obstacle à l'introduction de technologies de pointe serait d'ordre financier. Outre le manque de personnel capable d'accueillir et d'intégrer de nouvelles technologies, les entreprises disent manquer de ressources financières et évaluent le coût d'acquisition comme un obstacle important.

Le manque d'appui des institutions financières à des projets qu'elles considèrent comme « risqués », la lourdeur des programmes d'aide gouvernementaux (30 % des entreprises ayant introduit des technologies de fabrication de pointe au cours des trois dernières années ont eu recours à une forme d'aide gouvernementale) et le faible niveau du dollar canadien, qui pénalise l'importation d'équipements et de machinerie, contribuent à freiner les investissements dans la modernisation des usines.

Le financement, qu'il provienne des banques, des capitaux de risque ou du gouvernement, ne devrait pas se limiter à l'achat de technologies ou d'équipements. Il devrait s'inscrire dans une démarche beaucoup plus large et soutenir l'adoption de nouvelles pratiques de gestion, car c'est souvent là que débutent toute la démarche de modernisation d'une usine et l'intégration de technologies de fabrication de pointe.

Gouvernement et industrie doivent faire front commun

Je ne crois pas me tromper en affirmant que l'objectif de mobilisation autour de la question de la productivité est atteint. À l'été 2001, le gouvernement fédéral adoptait la correction des écarts de productivité comme un objectif de société. Sur la scène québécoise, la problématique a été soulevée à plusieurs reprises, tant par le gouvernement que par les associations industrielles et sectorielles. Nous avons maintenant un portrait d'ensemble qui nous permet de déterminer les priorités quant aux cibles et aux secteurs à approcher. Et ces priorités devraient constituer un élément majeur de la politique économique du Québec.

À cet égard, le gouvernement québécois peut intervenir sur différents plans.

Premièrement, il lui faut revoir la force, la concentration et le déploiement de ses masses critiques en recherche appliquée au Québec. Elles sont, il me semble, inappropriées compte tenu de l'urgence de la situation et de l'ampleur du défi. Il faut à tout le moins que le gouvernement s'assure que les objectifs poursuivis par chacun des organismes, centres de recherche et instituts œuvrant dans le domaine de la recherche appliquée concourent à une priorisation de la lutte aux écarts de productivité. Le gouvernement doit démontrer à l'industrie manufacturière sa volonté claire d'aborder les écarts de productivité comme un problème sérieux et urgent auquel il faut s'attaquer de manière intelligente, structurée et vigoureuse.

Deuxièmement, le gouvernement doit réviser l'utilisation du produit de certaines taxes. Par exemple, pourquoi ne pas rendre disponibles aux entreprises industrielles du Québec les 800 millions de dollars de taxe sur le capital accumulés dans le secteur manufacturier, et ainsi convertir cette taxe en un incitatif à l'investissement qui permettrait d'accélérer l'achat d'équipement de pointe? Cette solution ne représente aucune sortie de fonds de la part du gouvernement et constitue un excellent moyen pour pallier la faiblesse du dollar canadien. Ce genre d'initiative ne peut que stimuler les entreprises manufacturières et les inciter à emboîter le pas dans la course vers la productivité.

Troisièmement, le gouvernement pourrait se pencher sur les crédits d'impôt, sujet sur lequel il a déjà fait preuve d'imagination, particulièrement dans le secteur de la nouvelle économie. On pourrait analyser les programmes existants, les simplifier et les rendre plus accessibles et plus performants. Il faudrait, s'il y a lieu, revoir certains programmes dans le nouveau contexte de productivité, ou encore en créer de nouveaux.

L'industrie a également son rôle à jouer dans le défi de la productivité. J'ai été heureux de constater à quel point, depuis les derniers mois, la préoccupation face au retard de productivité s'est étendue au milieu des affaires et de l'industrie, et combien les appuis se sont multipliés. Le contexte économique qui prévaut (concurrence mondialisée, dollar affaibli, déficience technologique, structure industrielle traditionnelle) place notre industrie dans un état de vulnérabilité auquel elle ne peut se soustraire. Elle devra donc inévitablement emboîter le pas à la modernisation, réduire son temps de réaction et faire preuve d'une plus grande souplesse si elle veut demeurer concurrentielle et rentable. Les réactions récentes des associations et groupements industriels et d'affaires (ex. : la Chambre de commerce du Québec, l'Association de l'industrie forestière du Québec, l'Association de l'aluminium du Canada, l'Association minière du Québec, l'Association de la recherche industrielle du Québec et les Manufacturiers et exportateurs du Québec) confirment que les entreprises sont conscientes de leur responsabilité dans ce contexte. De la performance de leurs usines découleront la création d'emplois et le développement économique, particulièrement celui des régions.

L'industrie attend un soutien et un geste stratégique de la part du gouvernement. Il faudra qu'en contrepartie, elle accepte de déposer une programmation d'accélération des acquisitions de technologies de fabrication de pointe, tout en démontrant que les modes de gestion nécessaires, tels que la veille, la gestion manufacturière et l'acquisition de ressources compétentes, appuieront sa démarche de modernisation. Il y a lieu de penser qu'une telle tâche s'accomplirait de façon beaucoup plus efficace par le truchement des associations sectorielles et des regroupements de gens d'affaires.

Il faut donc, d'une part, éviter les guets-apens parsemés par le niveau du dollar canadien, et, d'autre part, faire en sorte que l'industrie manufacturière affiche un portefeuille technologique qui d'abord rétablit sa compétitivité, puis lui assure une pérennité.


Le CRIQ présente ses quatre nouveaux boursiers

Sainte-Foy, le 16 mai 2002 - Le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) est fier de présenter les quatre étudiants de 2e et 3e cycle qui ont été choisis cette année pour recevoir les bourses d'études du CRIQ conçues pour leur permettre de réaliser leurs travaux de recherche dans l'un des secteurs d'intérêt de l'industrie québécoise. Les domaines d'expertise choisis sont étroitement liés au programme de recherche exploratoire du CRIQ afin que les travaux de recherche qui seront effectués par les étudiants dans nos laboratoires puissent contribuer à la formation d'une main d'œuvre spécialisée en recherche dans ces secteurs particuliers. Voici donc une brève description des projets de recherche de nos quatre boursiers.

M. Philippe Gélinas est étudiant au programme de maîtrise en génie chimique de la Faculté des sciences et de génie de l'Université Laval. M. Gélinas s'est vu offrir par le CRIQ une bourse de 30 000 $ répartie sur une période de deux ans. Les travaux de M. Gélinas consisteront à adapter la technologie METALIXMC de traitement des matières contaminées aux métaux lourds afin de pouvoir opérer en mode continu et ce, à l'aide d'un réacteur tubulaire.

M. Rachid Laridi est inscrit au programme de doctorat en sciences de l'eau au centre Eau, Terre et Environnement de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS). Le projet de recherche de M. Laridi vise le développement d'un dispositif expérimental économiquement rentable à l'échelle de la ferme pour récupérer la struvite des eaux digérées anaérobies du lisier de porc. La struvite obtenue serait alors vendue aux industries impliquées dans la fabrication des fertilisants. M. Laridi recevra du CRIQ une bourse de 58 500 $ répartie sur trois ans.

M. Geoffroy Rivet-Sabourin amorce, pour sa part, ses travaux de recherche dans le cadre du programme de maîtrise en génie électrique de la Faculté des sciences et de génie de l'Université Laval. Il recevra du CRIQ une bourse de 30 000 $ répartie sur deux ans. Le projet de recherche de M. Rivet-Sabourin vise à mettre au point un prototype d'équipement de détection et de classement des nœuds de surface dans les bois durs et mous.

M. Martin Levert (absent sur la photo) vient tout juste de terminer au CRIQ ses travaux de maîtrise en génie électrique de la Faculté des sciences et de génie de l'Université Laval. M. Levert a bénéficié d'une bourse de près de 24 000 $ pour ses travaux de recherche en surveillance des systèmes de contrôle en industrie. En effet, la recherche de M. Levert vise à mettre au point un système de surveillance actif permettant d'anticiper les pannes, de régler les situations simples de façon autonome et de contacter l'ingénieur responsable du module défectueux, tout en tenant à jour une base de données sur l'état des divers sites.

Le CRIQ est heureux d'accueillir et d'appuyer ces jeunes scientifiques dans leurs travaux de recherche appliquée et de contribuer ainsi à bâtir la nouvelle génération innovante du Québec.

Rappelons en terminant que le CRIQ est l'entreprise d'innovation et d'expertise incontournable au Québec en technologies de la fabrication, en environnement, en information industrielle et en normalisation. Il offre à sa clientèle des solutions hautement concurrentielles dans de nombreux secteurs industriels.

Une photo des boursiers est disponible à l'adresse Internet suivante (une fois sur le site Index photos, cliquer sur le lien boursiers.jpg) :

Légende :
Le CRIQ est fier de présenter ses nouveaux boursiers. De gauche à droite, (rangée du bas) : Philippe Gélinas, Rachid Laridi, Geoffroy Rivet-Sabourin; (à l'arrière) Mme Ginette Delisle, directrice de la Gestion des programmes de recherche au CRIQ et M. Serge Guérin, président-directeur général du CRIQ. M. Martin Levert était absent lors de la prise de photo.

Information :
Ginette Delisle
Directrice, Gestion des programmes de recherche
Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ)
Tél. : (514) 383-3244


Le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) procède à la remise
de son premier certificat HACCP à Multi-Marques inc.

Sainte-Foy, le 18 avril 2002 - Le Bureau de normalisation du Québec soulignait hier la remise de son tout premier certificat HACCP reconnu par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ). L'entreprise MULTI-MARQUES inc., représentée ici par M. Alain Tanguay, directeur gestion qualité et procédés, recevait des mains de M. Jacques Girard, directeur du BNQ et de Mme Christine Dupuis, gestionnaire du programme HACCP au BNQ, un certificat HACCP pour son usine de Laval. En effet, le 21 décembre 2001, la boulangerie MULTI-MARQUES inc. de Laval a reçu confirmation par le BNQ que le système mis en place respecte les exigences du système HACCP, une méthode systématique pour la prévention des risques alimentaires.

Rappelons que le HACCP ou « Hazard Analysis Critical Control Point » est reconnu internationalement comme le système d'assurance de l'innocuité des aliments. Cet outil s'applique à toutes les entreprises de la chaîne alimentaire peu importe leur taille et la complexité de leurs opérations. L'approche HACCP est basée sur l'identification des dangers, le contrôle et la maîtrise des risques qui y sont associés et ce, afin d'assurer une meilleure maîtrise de la salubrité des aliments produits.

Fondée en 1984 par le regroupement de six familles québécoises de boulangers, MULTI-MARQUES inc. regroupe aujourd'hui les marques de commerce Pom, Bon Matin, Durivage, Petite Douceur, New York New York, Chaumière d'Or et Gailuron. Avec un chiffre d'affaires de plus de 300 millions de dollars, elle est la plus importante boulangerie du Québec. L'entreprise compte d'ailleurs plus de 1 700 employés répartis dans ses huit boulangeries.

Soulignons, en terminant que le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) est établi depuis 1961 et qu'il est un organisme accrédité par le Conseil canadien des normes (CCN) pour l'élaboration de normes, la certification de produits et services et l'enregistrement de systèmes de gestion de la qualité et environnementale. Le BNQ agit aussi à titre de partenaire du CCN dans le cadre du programme d'accréditation de laboratoire du Canada (PALCAN).

En alliant leurs expertises et leurs forces, le MAPAQ et le BNQ fournissent l'infrastructure nécessaire pour offrir aux entreprises du Québec une longueur d'avance en matière d'innocuité alimentaire.

Une photo illustrant la remise du premier certificat HACCP par le BNQ à MULTI-MARQUES inc. est disponible à l'adresse Internet suivante (une fois sur le site Index photos, cliquer sur le lien BNQ-Multi Marques 300.jpg) :
 

Légende :
Apparaissent sur la photo de gauche à droite : M. Alain Tanguay, directeur gestion qualité et procédés chez MULTI-MARQUES inc.; M. Jacques Girard, directeur du BNQ et Mme Christine Dupuis, gestionnaire du programme HACCP au BNQ.

Information : Source :
Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ)
Tél. : (418) 652-2213
Téléc. : (418) 652-2218
Christine Dupuis
Gestionnaire du programme HACCP
BNQ
cdupuis@mtl.criq.qc.ca
Tél. : (514) 383-1550, poste 3440
Téléc. : (514) 383-3260

Alerte à la productivité ! Appel à la mobilisation!
Lettre ouverte du président-directeur général du CRIQ publiée dans le journal La Presse le 7 décembre 2001.

Serions-nous prêts pour une appréciation du dollar à 80 sous?

Le Canada accuse un important retard de productivité(1) par rapport aux États-Unis(2), ce n'est un secret pour personne. Il figure bon dernier au palmarès du G-7, et la situation est encore plus alarmante au Québec. En 1997, le Québec se classait loin derrière l'Ontario, avec un écart de productivité de 23 %, et plus loin encore derrière les États-Unis, avec un écart de 35 %. Ce fossé a plus que doublé depuis 1984 et la tendance semble s'accentuer


Ministère de l'Industrie et du Commerce.

Les régions sont les plus fortement touchées par cet écart de productivité, puisqu'elles dépendent fortement des industries dites traditionnelles, qui ont moins investi dans la modernisation que les industries de pointe. Et malgré des efforts locaux pour diversifier leur économie, elles demeurent vulnérables puisque la majorité des emplois de base sont assurés, directement ou indirectement, par quelques grandes entreprises industrielles.

Le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ), qui est en contact avec plus de 800 entreprises industrielles chaque année, se préoccupe de la productivité des usines québécoises depuis longtemps. Son constat confirme largement les résultats obtenus par les manufacturiers et ceux d'autres études et publications sur le sujet(4).

La situation est critique. Les tentatives de relance régionale et le soutien aux PME sont des actions saines, mais qui ne suffisent pas s'ils n'ont pas la productivité pour cible. Si un effort concerté, énergique et immédiat n'est pas déployé par l'ensemble des acteurs touchés par la question, nous ne ferons qu'accroître la vulnérabilité de nos industries traditionnelles.

Pourquoi cette piètre performance du Québec en matière de productivité?
Plusieurs facteurs méritent d'être analysés.

La faiblesse du dollar canadien.
La longue descente du dollar canadien a certainement agi comme un puissant somnifère sur les exportateurs et comme un frein à l'importation d'équipements de pointe par l'ensemble du secteur manufacturier. Dans sa volonté d'ouvrir l'économie canadienne au marché américain, le gouvernement fédéral a négligé d'imposer à moyen terme une discipline nécessaire à un tissu manufacturier fort, c'est-à-dire productif. Un dollar faible est certes avantageux à court terme pour la création d'emplois mais, à moyen terme, cela risque d'hypothéquer grandement la compétitivité de l'ensemble du secteur de la fabrication, s'il n'est pas en même temps contrebalancé par des mesures incitatives appropriées à l'investissement en machinerie et équipements.

La place prépondérante des industries traditionnelles au Québec.
Malgré une présence importante sur le plan international dans certains secteurs de pointe tels que l'aéronautique et l'aérospatiale, les télécommunications, l'électronique et l'industrie pharmaceutique, le Québec figure encore loin du peloton dans d'autres domaines où est concentrée la majeure partie de ses exportations. En effet, 60 % des exportations du Québec sont encore le fait d'entreprises œuvrant dans des secteurs industriels à moyenne ou faible technologie, comparativement à 43 % pour le reste du Canada, 27 % pour les États-Unis et 28 % pour le G-7(5).

La concentration des efforts de R-D à Montréal et dans quelques industries de pointe.
Le Québec se positionne de façon concurrentielle en matière de dépenses de R-D par rapport à la moyenne des pays du G-7. Toutefois, dans les secteurs de base de l'économie régionale, notamment la forêt, les mines et les pâtes et papiers, les entreprises investissent beaucoup moins dans la R-D que leurs concurrentes tant canadiennes que des pays du G-7. En effet, les deux tiers de ces dépenses sont concentrés dans quelques dizaines d'entreprises issues de quelques secteurs de pointe, principalement dans la grande région industrielle de Montréal. Par ailleurs, les collaborations entre entreprises et laboratoires universitaires touchent essentiellement au domaine de la santé(6).

Le manque d'investissements dans la modernisation des usines.
Le Canada fait piètre figure au chapitre des investissements en machinerie, figurant dans les derniers rangs des principaux pays industrialisés de l'OCDE. Quant au Québec, il se classe systématiquement sous la moyenne canadienne. Les seules régions qui ont augmenté leurs investissements au cours des récentes années sont Montréal, la Côte-Nord et le Nord-du-Québec(7).

En sommes, nous nous trouvons dans une situation tout à fait paradoxale : nous avons gagné le pari de la haute technologie dans les nouveaux secteurs de pointe et nous sommes en train de perdre la bataille concurrentielle de l'industrie manufacturière, plus ou moins consciemment. Des stratégies économiques ne peuvent être à ce point disloquées.

L'économie traditionnelle et régionale : la plus fortement touchée

Au Québec, 60 % de tous les emplois en dehors du Grand Montréal (1 000 000) sont directement ou indirectement liés à des secteurs traditionnels de l'économie. Sachant que les industries traditionnelles sont les plus fortement touchées par le retard de productivité face à leurs concurrentes du G-7, on comprend aisément la précarité des économies régionales. Et la situation dans les régions ressources est encore plus inquiétante. Au moins 250 municipalités dépendent des activités liées à la forêt et aux mines, alors que 10 % des emplois dans 13 des 17 régions du Québec sont liés directement aux activités agroalimentaires(8). Le taux de chômage y est plus élevé que partout ailleurs au Québec. En effet, alors que le taux de chômage est passé sous les 7 % au Canada, il se maintient à 11 % en Mauricie et à 15 % en Abitibi, et il grimpe jusqu'à 20 % dans la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. Au Québec, un chômeur sur cinq vit dans une région ressource(9).

Le gouvernement québécois a manifesté une volonté d'agir en proposant sa Stratégie de développement économique des régions ressources, présentée lors du discours du budget 2001-2002, dans le cadre de laquelle il prévoit consacrer aux régions 800 millions de dollars sur trois ans. Il est trop tôt pour évaluer l'impact de ce programme.

Jusqu'à maintenant, les efforts déployés pour enrayer l'écart de productivité du Québec par rapport aux pays du G-7 touchaient à certains secteurs de pointe et visaient essentiellement les PME. Or, force nous est de constater que le problème est beaucoup plus large et qu'il nécessite une prise en compte du rôle déterminant des grandes entreprises manufacturières et industrielles du Québec.

Posons-nous la question. Qu'arrive-t-il dans une petite municipalité québécoise lorsqu'une usine ferme ses portes? En fait, la disparition d'une seule usine de 200 employés dans le domaine des ressources peut entraîner avec elle la disparition de 1000 autres emplois et provoquer l'affaissement économique d'une municipalité de 3000 habitants.

Or, si bon nombre de ces entreprises industrielles n'arrivent plus à se mesurer, sur le plan technologique, à leurs vis-à-vis des pays du G-7, comment pourront-elles se maintenir dans la course et assurer l'avenir des régions?

Viser d'abord les donneurs d'ordres

Devant le problème de la productivité, faut-il soutenir en priorité les PME ou les grandes entreprises? Poser la question, c'est y répondre. À quoi bon améliorer la performance des wagons, si la locomotive n'est pas en ordre? Les efforts engagés dans le soutien des PME doivent certes être maintenus et même multipliés. Mais il est clair que les PME ne pourront se substituer complètement aux grands donneurs d'ordres, les véritables moteurs des économies régionales du Québec.

Les sociétés minières, les producteurs agricoles, les usines de transformation du bois, bref, les grandes industries ressources doivent elles aussi, et même prioritairement, investir dans la modernisation et ainsi rehausser leur niveau technologique. Elles doivent tout mettre en œuvre pour améliorer leurs procédés de production dès maintenant et ainsi assurer leur compétitivité dans un contexte de mondialisation, afin de maintenir les emplois et d'assurer la vitalité des régions.

En exigeant une mobilisation et un engagement concrets de la part des grands donneurs d'ordres, on s'assure de maintenir une activité économique régionale de base sur laquelle pourront s'appuyer un très grand nombre de PME et d'accroître davantage les chances qu'un plus grand nombre de moyennes entreprises exportent et qu'elles atteignent des niveaux supérieurs.

Accroître le soutien à la recherche et développement

Notre industrie a fait d'énormes progrès sur le plan technologique au cours des 20 dernières années. Le ratio des dépenses de R-D par rapport au PIB est passé de 1,43 % en 1986 à 2,09 % en 1998. Le Québec dépasse maintenant largement la moyenne canadienne, qui est de 1,69 %, et a comblé l'écart avec l'Ontario. Entre 1987 et 1994, le nombre d'entreprises qui réalisaient des activités de R-D a triplé, passant de 1000 à 4000, et le Québec a compté pour 41 % des entreprises canadiennes actives en R-D(10).

Plusieurs secteurs de pointe se sont développés à un rythme effréné, quadruplant leur production entre 1976 et 1997 et générant des milliers d'emplois. Des mesures exceptionnelles ont d'ailleurs permis au Québec de se tailler une place de choix sur les marchés internationaux dans des domaines tels que l'optique et la photonique, la géomatique et le multimédia.

Les efforts imposants des dernières années ont produit des résultats remarquables, particulièrement pour les entreprises de la nouvelle économie. Mais il est clair que l'économie québécoise n'a pas atteint toute la vigueur espérée. Il est maintenant urgent d'investir dans la modernisation des industries plus traditionnelles.

Il est à la fois urgent d'accroître la participation de tous en recherche et développement, d'accueillir plus de projets et d'augmenter davantage la force d'impact. Cet apport additionnel couplé à l'acquisition de technologies, où qu'elles soient, pourront assurer le coefficient de rattrapage nécessaire à la modernisation.

Relever le défi de la productivité c'est possible!

Le Québec a démontré une bonne capacité d'adaptation à l'évolution de l'économie mondiale. En quelques années, sa structure industrielle majoritairement composée d'entreprises à faible développement technologique s'est considérablement transformée et s'appuie maintenant davantage sur des entreprises à forte intensité technologique.

Plusieurs secteurs ont traversé avec succès ce passage à la modernité. Rappelons-nous, dans les années 80, à quel point le Québec a réussi son virage technologique avec l'arrivée de la conception et du design assistés par ordinateur, qui ont complètement révolutionné nos façons de faire, rehaussant les critères de qualité et de productivité à un niveau encore inégalé. Le secteur des pâtes et papiers a vécu également un passage semblable, il y a 15 ans, lorsque l'arrivée de concurrents très performants sur la scène mondiale a obligé les usines québécoises à investir pour moderniser les équipements et diversifier leurs activités en les orientant vers des productions plus spécialisées et à plus forte valeur ajoutée.

Si, jusqu'à maintenant, les entreprises manufacturières québécoises ont réussi à maintenir un niveau concurrentiel acceptable, en raison notamment d'un taux de change favorable, d'une abondance de ressources naturelles qui leur facilitait la tâche et d'un leadership entrepreneurial vigoureux, cela ne suffit plus dans le contexte actuel de mondialisation des marchés. La situation demande une mobilisation et un effort additionnels. Cela implique notamment de revoir les procédés de production, de développer des équipements plus performants, d'ajuster les façons de faire en fonction des besoins du marché et d'adopter des pratiques d'affaires concurrentielles de niveau international.

Cet effort colossal de modernisation que devront consentir les entreprises industrielles québécoises ne pourra se faire sans les moyens financiers et technologiques appropriés. Le gouvernement québécois a déjà adopté des mesures pour faire face au problème des régions ressources. La situation exige des efforts concertés plus imposants de la part des gouvernements, des entreprises, des sociétés de financement et des centres de recherche. Elle requiert la mise en place de mesures énergiques sur tous les fronts : fiscal, financier, technologique. De toute évidence, un plan d'« action productivité » placé au sommet des priorités de la politique économique du gouvernement s'impose.

J'invite donc tous les acteurs du monde industriel - grandes entreprises manufacturières, PME industrielles, associations sectorielles, etc. - à se mobiliser autour de cette question. Une appréciation rapide du dollar canadien nous placerait à coup sûr devant une situation socio-économique qui pourrait être brutale.

(1) Pour les besoins du texte, nous retenons ici la définition de la productivité qu'on retrouve dans les statistiques générales : «production par heure».
(2) AMEC. The Productivity Challenge of Canadian Industry, A Presentation to the House of Commons Standing Committee on Industry, février 2000.
(3) MINISTÈRE DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE. Bâtir aujourd'hui l'entreprise de demain, automne 2001; Terrence CORCORAN. Bigger gap needs bigger solutions, National Post, 26 juin 2001.
(4) Industrie Canada, Statistique Canada, Bureau de la statistique du Québec, Conseil de la science et de la technologie, ministère de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Association canadienne des manufacturiers et exportateurs.
(5) CONSEIL DE LA SCIENCE ET DE LA TECHNOLOGIE. Rapport de conjoncture 2001.
(6) MRST. Politique québécoise de la science et de l'innovation.
(7) CONSEIL DE LA SCIENCE ET DE LA TECHNOLOGIE. Rapport de conjoncture 2001.
(8) MINISTÈRE DE LA RECHERCHE, DE LA SCIENCE ET DE LA TECHNOLOGIE. Politique de la science et de l'innovation.
(9) Budget du Québec 2000-2001.
(10) MINISTÈRE DE LA RECHERCHE, DE LA SCIENCE ET DE LA TECHNOLOGIE. Politique de la science et de l'innovation.


Le compost CompoSolmc de GSI Environnement obtient une certification de conformité du Bureau de normalisation du Québec

Montréal, le 15 novembre 2001 - À l'occasion du 11e Congrès annuel et de l'assemblée générale du Conseil canadien du compostage, GSI Environnement s'est vu remettre un certificat de conformité pour son compost CompoSolmc, par le Bureau de normalisation du Québec (BNQ). Pour l'entreprise, il s'agit de la confirmation que ses procédures respectaient déjà de hauts critères de qualité. La directrice du Centre de compostage et de valorisation de matières résiduelles de Bury, Mme Bénédicte Thérien, était heureuse de recevoir ce certificat en soulignant que « ce certificat de conformité vient corroborer le travail hautement professionnel qu'effectue mon équipe à chaque jour par le respect de ces procédures de qualité. Nous sommes fiers de fabriquer le premier compost certifié par le BNQ en Estrie, le deuxième au Québec et au Canada. »

Des critères rigoureux pour une qualité hautement contrôlée

Analysée selon des critères rigoureux par une tierce partie indépendante (BNQ), cette certification assure à l'acheteur la fiabilité du produit par la garantie qu'il respecte les normes de qualité spécifiées. En plus d'attester le potentiel agronomique du produit, elle en confirme l'innocuité en assurant aux utilisateurs une qualité constante d'un achat à l'autre.

Outre un échantillonnage s'effectuant 2 fois par année par le BNQ qui prélève un minimum de 10 sous-échantillons de compost, un plan de gestion de la qualité permet de s'assurer que le compost CompoSolmc de GSI Environnement respecte les critères de qualité de la norme CAN/BNQ 0413-200. Ce plan prévoit des contrôles lors de la réception de chaque voyage d'intrants, l'échantillonnage et le contrôle sur le produit fini, des registres tenus à jour, de nombreux rapports de conformité ainsi que de l'information diverse : formation des employés, mode de production du compost, etc. Le maintien de la qualité des intrants, des opérations de compostage et du produit fini est ainsi étroitement suivi.

Le produit certifié offre également l'assurance qu'il respecte les caractéristiques physiques, chimiques et biologiques recherchées. Le taux d'humidité doit être inférieur à 65% et la teneur en matière organique doit se situer au delà de 30 %. Quant à la teneur en corps étrangers, les composts de type B doivent avoir une quantité inférieure ou égale à 1,5 % et ne doivent pas contenir d'objets tranchants.

Le compost doit aussi être mature, c'est-à-dire qu'il ne doit pas présenter d'effets phytotoxiques sur les plantes. Le compost en vrac CompoSolmc est considéré mature lorsque le taux d'assimilation de l'oxygène est inférieur à 500 mg O2 par kg de solides volatils par heure.

Les éléments traces doivent quant à eux se situer à une très faible concentration en respectant plusieurs critères de seuils maximaux permis. Autres caractéristiques pour ce compost certifié, la teneur en coliformes fécaux doit être inférieure à 1 000 NPP/g sur une base sèche et il doit y avoir absence de salmonelle.

Dans le cas d'anomalies, le plan de gestion de la qualité prévoit la notation et la déclaration au responsable de la qualité par un rapport de non-conformité, le cas échéant. Ces rapports servent et aident à rechercher les causes de non-conformité, à déterminer les actions correctives nécessaires et à s'assurer qu'elles ont été mises en œuvre de façon efficace.

À propos du BNQ

Rappelons que le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) est un organisme accrédité par le Conseil canadien des normes (CCN) et reconnu au plan national pour l'élaboration de normes, la certification et l'enregistrement de systèmes de gestion de la qualité et de l'environnement.

Information : Source :
Mme Bénédicte Thérien, ing., M.Env.
Directrice
Centre de compostage et de valorisation
de matières résiduelles GSI Environnement
Tél. : (819) 829-0101

 
Mme Isabelle Perron
Agente d'information
GSI Environnement
 
M. Sylvain Allard
Normalisateur
Bureau de normalisation du Québec (BNQ)
Tél. : (418) 652-2238 poste 2403
 


De bons pneus… pour déjouer l'hiver
Essais comparatifs entre pneus d'hiver et pneus quatre-saisons

Québec, le 15 octobre 2001 - Au Québec, les pneus d'hiver représentent la seule solution vraiment sécuritaire pour circuler sur nos routes, particulièrement par temps froid, alors qu'ils permettent de réduire jusqu'à 25% les distances de freinage de certains véhicules.

C'est ce que révèle, notamment, une étude comparative des performances des pneus d'hiver et des pneus quatre-saisons réalisée l'hiver dernier par le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) pour le compte du ministère des Transports du Québec et de CAA Québec. Sans être exhaustive, cette étude avait pour but de quantifier les différences de performances entre les deux types de pneus dans des conditions routières et météorologiques précises et pour certains types de véhicules. Toutefois, cette étude ne visait pas à comparer entre elles différentes marques de pneus. Trois types de véhicules ont été soumis à des essais de freinage et d'accélération dans deux types de conditions différentes.

Les véhicules choisis étaient une sous-compacte, une minifourgonnette et un véhicule à quatre roues motrices et ils étaient tous équipés de systèmes de freinage antiblocage (ABS). Quant aux conditions, dans un cas, il s'agissait de conditions hivernales, soit une température de -20 0C avec une surface de roulement de trois à cinq centimètres de neige compactée et de glace, et dans l'autre cas, de conditions automnales ou printanières, avec une surface de 10 cm de neige molle, à environ -2 0C.

Les paramètres mesurés à cette occasion étaient liés au comportement physique des véhicules et aux conditions routières. L'instrumentation permettait de mesurer, entre autres choses, la vitesse des véhicules, la course de la pédale d'accélération, la température des pneus et le coefficient de friction de la surface d'essai.

Les résultats
Conditions hivernales: surface de 3 à 5 cm de neige compactée et de glace, à -20 oC

Essais de freinage de 50 à 0 km/h

Avec des pneus d'hiver, la distance moyenne de freinage de tous les types de véhicules a diminué. Par exemple, dans le cas de la minifourgonnette, cette distance était de 51,1 m avec les pneus quatre-saisons et de 38,3 m avec les pneus d'hiver, soit une diminution de 25,1 % de la distance de freinage.

Avec des pneus d'hiver, on obtient donc une réduction de la distance moyenne de freinage :

  • de 11,6 m dans le cas de la sous-compacte;

  • de 12,8 m dans celui de la minifourgonnette;

  • et de 7,1 m en ce qui a trait au véhicule à quatre roues motrices.

Essais d'accélération de 0 à 50 km/h

Avec des pneus d'hiver, la distance moyenne parcourue pour atteindre 50 km/h a diminué pour deux types de véhicules sur trois. Par exemple, dans le cas de la minifourgonnette, cette distance était de 111,7 m avec les pneus quatre-saisons et de 66,8 m avec les pneus d'hiver, soit une diminution de 40,1 % de la distance d'accélération.

Avec des pneus d'hiver, la distance moyenne pour atteindre 50 km/h :

  • a diminué de 18,3 m dans le cas de la sous-compacte;

  • a diminué de 44,9 m dans celui de la minifourgonnette;

  • et a augmenté de 4,6 m en ce qui a trait au véhicule à quatre roues motrices.

Conditions automnales ou printanières : surface de 10 cm de neige molle, à environ -2 oC

Essais de freinage de 50 à 0 km/h

Avec des pneus d'hiver, la distance moyenne de freinage a diminué pour deux types de véhicules sur trois. Par exemple, dans le cas du véhicule à quatre roues motrices, cette distance était de 31,8 m avec des pneus quatre-saisons et de 27,3 m avec des pneus d'hiver, soit une diminution de 14 % de la distance de freinage.

  • Les distances moyennes de freinage sont presque similaires dans le cas de la sous-compacte munie de pneus d'hiver et de pneus quatre-saisons;

  • La distance moyenne de freinage a diminué de 4,2 m en ce qui a trait à la minifourgonnette munie de pneus d'hiver;

  • La distance moyenne de freinage a diminué de 4,5 m dans celui du véhicule à quatre roues motrices muni de pneus d'hiver.

Essais d'accélération de 0 à 50 km/h

Avec des pneus d'hiver, la distance moyenne d'accélération pour atteindre 50 km/h a diminuée pour deux types de véhicule sur trois. Par exemple, dans le cas de la minifourgonnette, cette distance est passée de 76,8 m avec les pneus quatre-saisons à 54,3 m avec les pneus d'hiver, soit une diminution de 29,3 % de la distance d'accélération.

Avec des pneus d'hiver, la distance moyenne pour atteindre 50 km/h :

  • a augmenté de 4,7 m dans le cas de la sous-compacte;

  • a diminué de 22,5 m en ce qui a trait à la minifourgonnette;

  • a diminué de 4 m dans celui du véhicule à quatre roues motrices.

Conclusion

Dans le cadre de ces essais, les pneus d'hiver se comportent donc nettement mieux que les pneus quatre-saisons, particulièrement par temps froid et au freinage, une manœuvre cruciale en matière de sécurité routière. Or, sous notre climat, les températures moyennes varient entre -10 0C et -20 0C de trois à quatre mois par année selon les régions. Dans ces conditions, le choix des pneus d'hiver s'impose d'autant plus qu'il est reconnu qu'ils sont efficaces jusqu'à des températures atteignant 40 0C.

Le ministère des Transports entend donc poursuivre ses efforts pour inciter les conducteurs à équiper leur véhicule de quatre bons pneus d'hiver.

Voir l'extrait du Guide de l'auto 2002.


Nous serons là!

Sainte-Foy, le 9 octobre 2001 - Le Centre de recherche industrielle du Québec, le CRIQ, sera présent à deux événements majeurs, l'un dans le domaine agroalimentaire et l'autre dans le domaine de la transformation du bois.

L'équipe CRIQ-Automatisation présentera ses services spécialisés dans la découpe de viande au salon Worldwide Food Expo, stand 4265, qui se tiendra à McCormick Place à Chicago du 18 au 21 octobre 2001

Les spécialistes dans la transformation du bois de CRIQ-Équipements présenteront un nouvel équipement pour la détection des défauts du bois, le Boréalscan 2D. Vous pourrez les rencontrer au stand 2021 au Woodworking Machinery and Supply Show les 26, 27 et 28 octobre 2001 à l'International Center de Mississauga en Ontario.

Source :
CRIQ
(418) 652-2213


Copernic.com intègre ses technologies à VigiPro,
l'outil de veille du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ)

Sainte-Foy (Canada), le jeudi 10 mai 2001 - Copernic.com, chef de file mondial dans le développement de solutions de recherche liées aux technologies des agents intelligents, a conclu une entente avec le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) pour l'intégration de ses technologies à l'outil de veille VigiProMD, une solution en recherche d'information stratégique développée par le CRIQ.

L'entente confirme l'intégration des technologies Copernic AggregatorTM, une solution de recherche destinée aux entreprises qui permet l'agrégation simultanée de données tant sur Internet, les intranets, le Web invisible que sur les bases de données corporatives et Copernic Summarizer Server, une nouvelle solution d'affaires robuste et performante de résumé de documents, bientôt disponible, dotée d'une intelligence artificielle qui comprend les documents et en produit instantanément un résumé. Ainsi, les veilleurs experts, les recherchistes et les gestionnaires utilisant VigiPro pourront abattre les frontières d'accès à l'information globale et obtenir des résultats de recherche jusqu'à maintenant inégalés. En intégrant les solutions Copernic Aggregator et Copernic Summarizer Server, les recherches et les résumés pourront dorénavant être effectués à même l'application VigiPro. Cette solution permettra en plus de choisir et de personnaliser les sources d'information ou les moteurs de recherche selon le secteur d'activité particulier et les besoins stratégiques de chaque utilisateur.

« L'alliance de Copernic Aggregator, Copernic Summarizer Server et VigiPro offre une valeur ajoutée tout à fait unique et très importante aux entreprises qui envisagent d'implanter une cellule de veille. Aujourd'hui, les entreprises ont compris l'importance de l'information stratégique et c'est pour cette raison que la veille est devenue indispensable à toute entreprise qui veut demeurer compétitive, à la fine pointe des développements et des tendances de son industrie, et anticiper les turbulences et les changements, tant sur le marché domestique que mondial » de déclarer le président et chef de la direction de Copernic.com, M. Martin Bouchard.

Qu'il s'agisse de veille stratégique, technologique, concurrentielle ou commerciale, ce phénomène est devenu une réalité qui fait maintenant partie des mœurs de l'économie mondiale. L'accès par le plus court chemin à l'information recherchée étant essentiel à la prise de décision stratégique, Copernic Aggregator et VigiPro permettront aux entreprises novatrices de bénéficier d'un avantage compétitif, d'accroître leur productivité et de demeurer les chefs de file de leur industrie respective.

« Dans le contexte économique actuel, ajoute M. Serge Guérin, président-directeur général du CRIQ, l'information est devenue le nerf de la guerre, le pilier sur lequel s'édifie toute stratégie d'affaires. Connaître la concurrence, ses forces et ses faiblesses, identifier les créneaux et les nouveaux axes de recherche, tout savoir des normes et lois qui régissent le marché, en fait, adopter une approche d'affaires proactive et dynamique, voilà ce que permet VigiPro. Si l'on ajoute à cela les quelque 2,1 milliards de pages actuellement disponibles sur Internet, on comprend l'importance d'offrir aux entreprises un moyen de colliger, de condenser et de résumer toute cette information afin qu'elle offre une réelle valeur ajoutée. C'est ce que proposent Copernic.com et le CRIQ. »

Ce partenariat implique également CGI, société mondialement reconnue de services-conseils en technologies de l'information, qui a conclu une entente en février 2000 avec le CRIQ afin d'offrir cette nouvelle solution à une plus vaste clientèle. L'expertise de Copernic.com dans le développement de solutions de recherche liées aux technologies des agents intelligents, alliée à celle du CRIQ avec VigiPro et associée à la force du réseau et des experts en système de CGI, contribuera au succès de l'implantation de cette nouvelle solution de veille.

À propos de VigiPro
VigiPro est une méthodologie éprouvée d'implantation de cellule de veille en entreprise ainsi qu'un logiciel exploitant l'environnement intranet/extranet spécialement conçu pour supporter l'ensemble des activités de la cellule de veille stratégique. Développé par la direction de l'Information industrielle et technologique du CRIQ, VigiPro permet de réaliser de la veille concurrentielle, technologique, commerciale ou normative et ce, peu importe l'environnement dans lequel évolue l'entreprise. Le logiciel combine toutes les fonctions essentielles inhérentes à la veille stratégique : stockage, indexation, analyse et ajout de valeur à l'information; partage, consultation et diffusion systématique de cette information sur une base continue. Pour plus d'information, nous vous invitons à visiter le site www.vigipro.com.

À propos de Copernic Aggregator
Copernic Aggregator est une plate-forme d'accès à l'information flexible et puissante destinée aux entreprises qui permet d'agréger et d'intégrer, en un seul endroit, plusieurs sources de données tant sur Internet, les intranets, les extranets, le Web invisible que sur les bases de données corporatives. Cette solution permet de maximiser les investissements en TI et de gagner du temps grâce à une solution de recherche efficace qui procure des résultats ciblés et pertinents. Qu'il soit question d'opérer un portail corporatif ou vertical, Copernic Aggregator permet d'exploiter toute la puissance des diverses sources d'information disponibles. Pour plus d'information, visitez le site www.copernicaggregator/fr.

À propos du CRIQ
Le CRIQ est l'entreprise d'innovation et d'expertise incontournable au Québec en technologies de la fabrication, en environnement et en information industrielle. Il offre à sa clientèle des solutions hautement concurrentielles dans de nombreux secteurs industriels. Le CRIQ assure également l'élaboration de normes québécoises et nationales, la certification de produits et l'enregistrement de systèmes.

À propos de Copernic.com
Fondée en 1996, Copernic.com développe des solutions novatrices liées aux technologies des agents intelligents qui permettent de repérer et de gérer avec efficacité et rapidité l'énorme quantité d'information disponible sur Internet, dans les intranets et les extranets. Sa priorité consiste à trouver des façons de réduire le temps que les gens consacrent à accomplir des tâches complexes et répétitives et de faire en sorte que leur expérience avec les nouvelles technologies soit plus agréable, productive et efficace. Les applications conçues par Copernic.com constituent un moyen très efficace pour exploiter au maximum ce puissant média qu'est Internet en offrant aux consommateurs et aux gestionnaires d'aujourd'hui et de demain la solution par excellence de gestion et de recherche de l'information universelle.


Le sirop d'érable certifié :
une garantie de salubrité et de qualité

Sainte-Foy, le 20 mars 2001 - Les amateurs de sirop d'érable peuvent se réjouir. En effet, le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) vient de publier une norme portant sur la salubrité et la qualité du sirop d'érable. Cette norme fait partie d'un programme de certification mis de l'avant à la demande initiale des entreprises de transformation dans le but d'offrir aux consommateurs et grands acheteurs de sirop d'érable un produit de qualité, hautement sécuritaire.

Le programme de certification repose sur le respect d'exigences strictes, précisées dans une norme intitulée Sirop d'érable - Caractéristiques et méthodes d'essais (NQ 8082-005), et sur la vérification de la conformité aux exigences par la certification de produit (d'autres exigences particulières sont précisées dans le protocole de certification NQ 8280-905). Cette certification est effectuée par le BNQ, organisme de tierce partie accrédité par le Conseil canadien des normes (CCN) et complètement indépendant des producteurs de sirop d'érable et des entreprises de transformation.

Qualité, sécurité et traçabilité

Les exigences de qualité de la norme touchent entre autres une analyse sensorielle (goût et odeur), la couleur, la limpidité, la concentration en sucre, ainsi que la pureté, c'est-à-dire que le produit doit provenir exclusivement de la concentration et de l'évaporation de la sève d'érable. En termes de sécurité, la norme prévoit le dépistage d'iode, de plomb et de sodium afin d'exclure les produits finis qui dépassent les limites permises. Elle comprend aussi des exigences assurant l'absence de contaminant, et d'autres portant sur le marquage et sur l'étiquetage des contenants. Enfin, la traçabilité est assurée sur tous les contenants de produits finis certifiés afin de permettre le rappel au besoin. Évidemment, cet aspect de traçabilité est crucial lorsqu'il est question de santé publique.

Outre la norme, le programme de certification comprend aussi des vérifications concernant le respect des lois et règlements en vigueur, sur les rapports de classification et d'inspection, de même que l'obligation du producteur ou du transformateur à élaborer et à mettre en œuvre un code de bonnes pratiques visant à assurer l'innocuité du produit. Ce code doit inclure les six préalables HACCP qui prévoient une analyse de risque en ce qui concerne les locaux, le transport et l'entreposage, les équipements et leur entretien, la compétence du personnel, l'assainissement et la lutte contre la vermine ainsi que les aspects d'un programme de retrait. La démarche HACCP est reconnue à l'échelle internationale comme la référence en matière d'analyse des risques pour la santé pour tout ce qui touche la production alimentaire.

Les entreprises de transformation du sirop d'érable désireuses d'adhérer au programme de certification du BNQ peuvent le faire sur une base volontaire et ainsi offrir un gage de qualité et de salubrité à leur clientèle en apposant la marque de conformité sur leur produit.

Soulignons que les normes existent pour assurer un certain ordre et apporter une meilleure qualité de vie dans la collectivité. Elles contiennent des lignes directrices qui visent à assurer la qualité et la fiabilité des produits et services, à protéger la santé et la sécurité du public et à protéger l'environnement dans une optique de développement durable.

Rappelons que le BNQ est un organisme du système national de normes accrédité par le Conseil canadien des normes à titre d'organisme d'élaboration de normes, d'organisme de certification et de registraire pour les systèmes de management ISO 9000 et ISO 14000. Il est aussi partenaire du ministère de l'Agriculture, des Pêches et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) pour la certification HACCP.

 


Le CRIQ et le Fonds de solidarité FTQ forment la société de commercialisation Intellium Technologies inc.

Montréal, le lundi 29 janvier 2001 - Le ministre de la Recherche, de la Science et de la Technologie, M. Jean Rochon, le président-directeur général du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ), M. Serge Guérin, et le président-directeur général du Fonds de solidarité FTQ, M. Raymond Bachand, annonçaient aujourd'hui la formation d'une nouvelle compagnie, Intellium Technologies inc., visant à assurer la commercialisation de l'ensemble des produits et des technologies développés par le CRIQ. Cette entente, conclue entre le plus important centre de recherche industrielle du Québec et la plus grande société québécoise de capital de développement à se consacrer essentiellement à la PME, constitue une initiative unique en matière de transfert et de valorisation de propriétés intellectuelles industrielles, destinées à la petite et moyenne entreprise.

«L'étape de commercialisation constitue tout à la fois le couronnement et la phase critique du processus d'innovation. Je me réjouis de la mise sur pied d'une société dédiée spécifiquement à la commercialisation des produits développés par le CRIQ, ce qui permettra de réunir toutes les expertises spécifiques nécessaires à la mise en marché des innovations technologiques québécoises. La création de cette société permettra de plus au CRIQ de recentrer ses activités sur la recherche- développement, le soutien direct aux PME et le renforcement de la capacité d'innovation de celles-ci», a déclaré le ministre.

Le CRIQ transfère dans Intellium Technologies inc. l'ensemble de ses actifs liés à la commercialisation, évalué à 10 millions de dollars, en plus d'une licence mondiale exclusive sur les propriétés intellectuelles, les produits et les technologies qu'il a développés et pour lesquels il détenait pleinement ses droits. Pour sa part, le Fonds de solidarité FTQ investit dans la nouvelle société 5 millions de dollars pour une participation de 50 %. Le CRIQ reçoit de plus des actions privilégiées pour une valeur de 5 millions de dollars. L'entente porte principalement sur l'intégration des sociétés de commercialisation déjà formées par le CRIQ, soit BIOSOR Technologies, EuroBIOSOR, la Société en commandite des classeurs de copeaux GL&V, Les Robotiques Riopel et OPTIFOR. Dans ce dernier cas, le CRIQ possède déjà une lettre d'intention à l'effet de créer une société avec Gemofor; Intellium verra à lui donner suite dans les semaines qui viennent.

« Nous sommes très satisfaits de cette formule originale de partenariat avec le Fonds de solidarité FTQ, mentionne le président-directeur général du CRIQ, M. Serge Guérin. C'est une alliance toute naturelle, car nous partageons avec le Fonds des objectifs et une philosophie communes qui placent la PME québécoise et le maillage entre entreprises au cœur de la croissance de notre économie, ajoute-t-il. Et il ne fait aucun doute que cette nouvelle structure opérationnelle, née du savoir-faire en gestion du Fonds de solidarité FTQ et de l'expertise en R-D du CRIQ, contribuera à faire entrer les entreprises industrielles québécoises, principalement celles des secteurs traditionnels, dans le 21e siècle. »

M. Raymond Bachand, président-directeur général du Fonds de solidarité FTQ, précise que « cette association stratégique démontre la ferme volonté du Fonds de soutenir les PME québécoises, non seulement sur le plan financier, mais également sur le plan de la technologie. Avec l'ouverture des marchés, la moindre avancée technologique se transforme rapidement en avantage concurrentiel et il faut, plus que jamais, doter nos PME industrielles des outils nécessaires pour assurer leur compétitivité sur les marchés mondiaux. »

« Le processus de création de la nouvelle société de commercialisation s'est déroulé avec la collaboration du syndicat des employés du CRIQ, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), section locale 3700, affilié à la FTQ, ajoute M. Pierre Dupuis, vice-président de la FTQ et directeur québécois du SCFP. Ce nouveau modèle de partenariat avec le CRIQ constitue une première historique et s'inscrit tout à fait dans la mission du Fonds de solidarité FTQ. Il aura un double effet de levier, d'une part, par le maintien et la création d'emplois, tant à l'intérieur du CRIQ qu'au sein de la nouvelle société et, d'autre part, parce que cette société constituera un acteur économique de première importance pour le développement régional du Québec par le biais de ses filiales, notamment dans les secteurs de la foresterie et de l'agroalimentaire. » Le CRIQ compte actuellement 335 employés, dont 300 sont syndiqués.

En confiant la gestion de la commercialisation de son portefeuille technologique à Intellium Technologies inc., entité d'affaires indépendante, le CRIQ pourra centrer ses activités sur les services aux entreprises et sur la recherche et développement de pointe, tout en s'assurant que le plus grand nombre d'entreprises possible pourra profiter du fruit de ses travaux de R-D. Intellium Technologies inc. aura pour mandat d'évaluer le potentiel commercial des technologies et des produits mis au point par le CRIQ, de préparer les plans d'affaires en vue de leur commercialisation, ainsi que d'identifier des partenaires stratégiques et de négocier des ententes destinées à assurer leur mise en marché.

Intellium Technologies inc. débutera ses activités dès février 2001. Le processus de recrutement pour assurer la direction générale de la nouvelle société est en cours, de même que la présidence de son conseil d'administration. Intellium sera chapeautée par un conseil d'administration composé de sept membres, dont deux représentants du Fonds de solidarité FTQ, deux du CRIQ, et trois du milieu des affaires. De plus, elle bénéficiera de l'expérience acquise par l'équipe actuellement dédiée à la commercialisation des technologies au CRIQ, qui sera transférée dans la nouvelle société pour en assurer l'exploitation.

Rappelons que le CRIQ est le centre de recherche industrielle public voué au développement et à l'innovation dans les PME du Québec. Il possède une grande expertise dans plusieurs secteurs industriels notamment en technologies de la fabrication, en environnement, en information industrielle et en normalisation.

Le Fonds de solidarité FTQ, dont l'actif net s'élève à plus de 3,86 milliards de dollars, est un fonds d'investissement qui fait appel, en particulier par le biais de ses REÉR, à l'épargne des Québécoises et des Québécois, afin de contribuer à la création et au maintien des emplois dans les entreprises et participer au développement économique du Québec. Le Fonds compte maintenant près de 426 000 actionnaires et a participé, seul ou avec d'autres partenaires financiers, à la création, au maintien et au soutien de plus de 90 000 emplois.

Des logos et photographies de la conférence sont disponibles à l'adresse :

Information : Source :
Mme Éliane Hamel (eliane.hamel@shc.ca)
M. Jean-Marc Simard
Simard Hamel Communications ltée
(514) 287-9811
CRIQ
(418) 652-2213
  Mme Carole Parent
Conseillère en relations de presse et communication
Fonds de solidarité FTQ
1 800 361-5017