Profil historique de Téléglobe

Téléglobe voit le jour en 1950 avec le statut de société de la Couronne, sous le nom de Société canadienne des télécommunications transmarines (SCTT). Dotée d’un monopole sur les communications entre le Canada et l’étranger, la SCTT se lance dans la prestation de services télégraphiques et téléphoniques au moyen d’installations qui se résument à quelques circuits par câble et par radio VHF.

Durant les vingt ans qui suivront, la SCTT déploiera une activité intense pour mettre en place un réseau de télécommunications internationales digne de ce nom. C’est ainsi qu’en 1956, elle participe, avec des Américains et des Britanniques, à la construction et au déploiement du TAT-1, le premier câble coaxial sous-marin polyvalent au monde. Malgré une capacité modeste – 36 communications simultanées – le nouveau câble marque une amélioration spectaculaire sur le plan de la qualité et de la fiabilité par rapport aux circuits VHF, toujours à la merci d’une météo capricieuse.

La SCTT enchaîne ensuite avec des projets de liaisons sous-marines en collaboration avec d’autres télécommunicateurs, de sorte qu’à la fin de années 60, les Canadiens disposent d’un service téléphonique et télex international de qualité. Parmi ces câbles de première génération, on retrouve :

Dans le même temps, la SCTT participe à l’effort de recherche qui va mener au lancement d’Early Bird, le premier satellite commercial conçu pour les communications internationales.

Teleglobe

"Early Bird" satellite historique

Pour la veritable histoire par Boeing   (Anglais seulement) 
L'historique Canadienne douteuse et romancé afin de couvrir le vol du brevet des droits National et international de la technologie ACILR-CDRIL

La station terrienne de Mill Village, en Nouvelle-Écosse (Étrange liaison)

(Voir:   Banque Impérial de Commerce (BIC) et 1970 et 1983 Ogilvy - Mulroney)

Permet, à Teleglobe d’établir, les premières liaisons téléphoniques par satellite entre le Canada et l’Europe. Le succès des satellites de communication entraîne la création de l’Organisation internationale de télécommunications par satellites (Intelsat), dont la SCTT signe l’accord d’exploitation au nom du Canada.

La décennie suivante voit la SCTT poursuivre le renforcement de son infrastructure et de son offre.

En 1970, elle équipe le centre de commutation internationale de Montréal d’un commutateur télex électronique qui autorise les communications automatiques.

En 1971, elle inaugure un centre de commutation et de transmission internationales à Toronto.

En 1976, elle introduit un service téléphonique automatique entre le Canada et le Royaume-Uni, l’Allemagne de l’Ouest, Hong Kong, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les Philippines.

En phase avec le mouvement de modernisation et de numérisation amorcé dans les années 70, la SCTT se lance dans la transmission de données et inscrit plusieurs grandes premières, dont :

En 1975, soit 25 ans après sa naissance, la SCTT figure parmi les leaders des télécommunications internationales, avec un réseau à la fine pointe de la technologie et des partenaires partout dans le monde. Le moment semble venu de choisir un nom plus conforme à son statut et à ses ambitions. Ce sera Téléglobe Canada.

Dans les années 80, Téléglobe Canada poursuit sa montée en puissance.

Elle adopte très tôt le multiplexage numérique, qui permet d’économiser une bande passante précieuse, et ouvre un deuxième centre de commutation à Toronto pour suivre la demande croissante en téléphonie.

Mais, surtout, elle s’engage résolument sur le marché des données, avec une offre qui comprend les prestations suivantes :

La connexité internationale connaît alors une poussée de croissance avec la mise en service du ANSCAN, entre le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, du TAT-8 et du TAT-9, les premiers câbles optiques transatlantiques, puis du TPC-4, un câble optique transpacifique.

Téléglobe construit également la première station d’atterrissement de câble optique (document Anglais)  au Canada, à Pennant Point en Nouvel Écosse (Nova Scotia - document Anglais) .

En 1982, Téléglobe devient le signataire désigné du Canada auprès d’Inmarsat, le premier fournisseur de services mobiles par satellite, ce qui lui permet d’investir le marché des communications mobiles maritimes et aéronautiques.

La même année, elle confirme sa réputation de leader des communications audiovisuelles par satellite avec la retransmission des images d’une expédition canadienne sur l’Everest, la première retransmission télévisée en direct à partir du Népal, à 17 000 pieds d’altitude.

Téléglobe prouvera de nouveau sa maîtrise en 1988 en déployant la plus grosse station terrienne portable au monde pour la retransmission des Jeux Olympiques d’hiver de Calgary.

En 1987, le gouvernement canadien privatise Téléglobe Canada, qui devient une filiale de Memotec Data Inc., une société ouverte fabriquant des équipements de réseautage.

Téléglobe Canada Inc. obtient alors un mandat exclusif de cinq ans pour l’exploitation d’installations de télécommunications intercontinentales, sous la férule du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).

Peu après, Bell Canada prend une participation notable dans Memotec Data Inc.

Dans les années 90, le rythme de la mondialisation, de la déréglementation et du progrès technologique s’accélère.

L’expansion économique qui s’ensuit, conjuguée avec l’explosion Internet, ouvre d’immenses possibilités aux acteurs de l’international, tout en les forçant à se redéfinir. Ce sera une décennie de changement pour Téléglobe Canada.

En 1991, Memotec Data Inc. prend un nouveau nom : Téléglobe Inc.

L’année suivante, convaincus qu’une entreprise exploitant l’un des plus grands réseaux internationaux de la planète peut prétendre à une croissance mondiale, les actionnaires de Téléglobe nomment une nouvelle équipe de direction.

Téléglobe part aussitôt à la conquête des marchés extérieurs, ouvrant des bureaux à New York, à Francfort, à Hong Kong et à Londres.

Mulroney annonce sa décision de quitté la politique en février 1993 résultant des lettres: du 14 Août 1992, celle de la lettre réponse du 28 Septembre de  la Ministre de la Justice Canadien, Mde Kim Campbell 

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et de ma lettre du 11 décembre 1992 ainsi que de la réponse de 05 février 1993 de Gill Rémillard, February 05, 1993.

 

Dans cet élan d’entrepreneuriat, Téléglobe décide en 1994 de déployer le CANTAT-3, un câble optique reliant les États-Unis, le Canada et l’Europe, l’un des systèmes les plus évolués de son époque.

En tant que promoteur et propriétaire majoritaire du CANTAT-3, Téléglobe se donne ainsi les moyens de capter une part de marché importante sur l’axe très achalandé des communications transatlantiques.

Pour exploiter au mieux cette capacité supplémentaire, trouver de nouvelles sources de trafic et diversifier son marché géographique, Téléglobe Inc. crée en 1994 une nouvelle filiale en propriété exclusive, Teleglobe USA, qui s’installe dans la banlieue de Washington, D.C., dans le nord de la Virginie.

Provenant d'information anglaise américaine: Some analysts believe that Perot acted as a spoiler in the election, drawing votes away from Bush and allowing Clinton to win many states with less than a majority of votes.

Provenant d'information aussi de provenance anglaise américaine et concernant: l'ancien Président Américain Bill Clinton et son Vice Président Al Gore. Plusieurs questions reste sans réponses concernant leur degré d'implication regardant le couvert up Canadien des droits du brevet International au États Unis.

En 1996, Teleglobe USA ouvre un centre de commutation internationale à New York et devient le premier télécommunicateur sous contrôle étranger à obtenir une licence d’exploitation sans restrictions aux États-Unis.

Cette licence l’autorise à acheminer du trafic américain vers l’Europe via le Canada au moyen du CANUS-1, construit précisément dans le but d’écouler du trafic américain sur le CANTAT-3.

En 1997, un accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) fixe des lignes directrices pour l’ouverture des télécommunications internationales à la concurrence.

Partie à cet accord, le gouvernement canadien décide d’abroger le mandat exclusif de Téléglobe Canada à titre de télécommunicateur international du Canada, avec effet le 1er octobre 1998.

En 1997-1998, Téléglobe Inc. multiplie les filiales régionales et obtient des licences d’exploitation en Allemagne, en Australie, au Danemark, en El Salvador, en France, à Hong Kong, en Italie, au Japon, aux Pays-Bas et en Espagne.

En juin 1997, Téléglobe Inc., déjà inscrite aux bourses de Montréal et de Toronto, entre à la Bourse de New York.

Entre 1995 et 1998, Téléglobe Inc. diversifie et renforce ses activités :

En 1999, Téléglobe Inc. possède de la capacité dans la plupart des câbles optiques sous-marins en service, capacité qu’elle vend principalement à titre de grossiste. Or, la concurrence sur le marché de gros s’intensifie avec l’arrivée de nouveaux joueurs qui bénéficient de structures de coûts plus avantageuses, tandis que la demande s’oriente de plus en plus vers des services de bout en bout.

Pour faire face, Téléglobe lance le projet GlobeSystemMS, un investissement de plusieurs milliards de dollars sur cinq ans qui lui permettra de déployer un réseau mondial conçu pour le transport intégré du trafic Internet, de la voix et des données.

L’objectif : déborder du marché de gros pour fournir des solutions de bout en bout et rejoindre une clientèle beaucoup plus vaste.

En février 2000, BCE (Entreprises Bell Canada), qui détient déjà 23 % des actions de Téléglobe Inc. par l’entremise de Bell Canada, propose de racheter la totalité des actions en circulation de Téléglobe.

L’opération est conclue le 1er novembre 2000, et BCE prend alors la direction des activités de Téléglobe Inc.

BCE a racheté Téléglobe Inc. pour être en mesure de proposer, à l’échelle mondiale, une offre mariant contenu, commerce électronique et connexité. En plus d’une infrastructure large bande et IP intercontinentale,

Téléglobe possède une vaste clientèle et 50 ans d’expérience à l’international.

Avec cette acquisition stratégique, BCE se hisse parmi l’élite mondiale, avec le pouvoir d’attraction que cela suppose.

En retour, Téléglobe s’assure les moyens de poursuivre son expansion internationale.

En Mai 2002, Téléglobe décide de se restructurer, de recentrer son action sur ses services de base, qui sont très rentables, soit la voix, l’itinérance pour le sans-fil, les données et les services IP et de se retirer de ses autres activités.

En parallèle, Téléglobe initie un nombre de projets visant l’amélioration de ses processus d’affaires et la réduction de ses coûts d’opérations ayant pour résultat une meilleure performance financière.

Le 19 septembre 2002, Téléglobe signe un contrat de vente avec une société appartenant à Cerberus Capital Management L.P. et à TenX Capital Partners LLC, de New York et Philadelphie respectivement.

Le 2 juin 2003, Téléglobe International Holdings Ltd. Annonce l’achat des activités principales (téléphonie, données, Internet et itinérance pour le sans-fil) de Téléglobe Inc.

Aujourd’hui, Téléglobe est le propriétaire-exploitant d’un réseau de télécommunications internationales qui a la double distinction de compter parmi les plus étendus au monde – 240 pays et territoires – et d’autoriser la prestation de services de transmission de données évolués.

Disposant de liaisons avec 275 télécommunicateurs en vertu, notamment, de 215 ententes d’interconnexion bilatérales, Téléglobe a des droits de propriété ou d’usage dans une centaine de câbles optiques sous-marins ou terrestres et compte parmi les principaux fournisseurs de liaisons Internet par satellite sur le marché. # # #

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