One of the communication battle for the true and free information against the financial dishonest French and English money Power illegal patronage Mafioso

By the fact the Catholic labor and religious organization lost a lot political power since Adélard Godbout they didn't trust the financial Quebec corp. who support and control the political party in Quebec power plus their lost to be the only group who every week giving the only direct speech for many of the québec people. The TV appeared and took over the local press, radio and them now in 1949 for the national information by where the Quebec government had direct access.

 


Les coffres des syndicats, de la fédération et de la CTCC étaient à sec. Plus un sou pour supporter les grévistes. C'est alors qu'à l'appel de Mgr Charbonneau, archevêque de Montréal, des quêtes publiques ont été faites aux portes des églises, au début de mai. Du haut de la chaire, l'archevêque avait tonné: "L'Église, c'est l'Église des pauvres. L'Église ne peut pas tolérer qu'on écrase les ouvriers parce qu'ils sont pauvres. J'ordonne qu'une quête..." De tous les milieux, des camions de vivres sont partis en direction des villes assiégées.

Le feu dans l'amiante

Février 1949 Michel Rioux

Quand ils ont débrayé, ce 14 février 1949, ils ne pouvaient pas savoir qu'ils faisaient l'histoire. Ils ne se doutaient pas non plus que les problèmes de santé qu'ils dénonçaient, que l'ancienneté qui n'était pas respectée, que les manigances de la compagnie Johns- Manville à Asbestos allaient prendre des proportions telles qu'on en viendrait à utiliser des expressions comme: avant la grève de l'amiante et après la grève de l'amiante. Car c'est bien ce que cette grève est finalement devenue, au fil des ans: un repère historique majeur. Dorénavant, plus rien ne serait comme avant.

Malgré l'hiver, l'atmosphère est surchauffée dans la grande salle du Collège de La Salle, à Thetford Mines. Ce 13 février, Jean Marchand, secrétaire-général de la CTCC, met tous ses talents d'orateur à tenter de convaincre les mineurs de donner une dernière chance à la négociation. L'assemblée se disperse après lui avoir accordé un sursis de trois jours. Mais tout cela est bien fragile tant la colère gronde.

Marchand saute dans une voiture et se dirige immédiatement vers Asbestos. Une assemblée des mineurs de la Johns-Manville a été convoquée pour le soir même, au soubassement de l'église Saint-Aimé. Le président Gérard Picard est aussi de la partie. Mais à Asbestos, on refuse le délai. À minuit, les 2000 mineurs déclenchent la grève, même si toutes les étapes prévues par le ministère n'ont pas été franchies.

À Thetford, on ne tardera pas à emboîter le pas. Dès l'après-midi du 14 février, les 3000 mineurs à l'emploi des trois compagnies descendent dans la rue. Ils y resteront jusqu'en juillet.

Le président de la Johns-Manville, Lewis Brown, disait de Marchand et de Picard qu'ils étaient des communistes. Le 23 février 1949, Duplessis les accusait en Chambre: "Les chefs des syndicats catholiques sont des saboteurs avant d'être des chefs ouvriers." Mais en marchant sous la bannière de leur syndicat, les ouvriers résistaient à toutes les attaques.

Le 5 mai, excédés de voir des scabs entrer à la mine, les grévistes d'Asbestos avaient bloqué les routes donnant accès à la mine. Le lendemain, la riposte de la police fut féroce. Des dizaines de mineurs furent sauvagement battus. Ces derniers voulurent riposter, mais avec des armes qui n'auraient pas été d'un grand secours devant les fusils de la police de Maurice Duplessis. C'est le curé Camirand qui les avait convaincus de se débarrasser de leurs armes - des pics, des barres à clous, des marteaux... - , dans le sous-sol de l'église.

La grève de l'amiante avait permis au Québec de connaître celui qui deviendrait un grand dirigeant syndical, le président de la CTCC, Gérard Picard. C'est en bonne partie grâce à ses dons de négociateur que deux ans après la grève, les mineurs du Québec devenaient les mieux payés de tout le Canada.

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