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ANNEXE W-15

CHAPITRE 98

Loi constituant la

COMMISSION DE TRANSPORT DE LA RIVE SUD DE MONTREAL

(sanctionnée le 23 décembre 1971)
 

(Modifiée par Lois de 1972, ch. 55; Lois de 1973,
ch. 91; Lois de 1973, ch. 39; Lois de 1978 ch.7
et 104; lois de 1979 ch. 72).

             SA MAJESTE, de l'avis et du consentement de l'Assemblée national du Québec,
             décrète ce qui suit:  

CHAPITRE 98

Loi constituant la

COMMISSION DE TRANSPORT DE LA RIVE SUD DE MONTREAL

SECTION 1

Définitions

             Dans la présente loi, à moins que le contexte n'impose un sens différent, les
             expressions et mots suivants désignent respectivement:

             a) "Conseil": Le conseil visé à l'article 3;

             b) "commission": la Commission de transport de la Rive Sud de Montréal;

             c) "entreprise ou service de transport commun": toute entreprise ou service
             de transport en commun de passagers, utilisant quelque moyen de transport
             autre que le véhicule-taxi, en vertu de quelque modalité contractuelle que ce soit ;

             d) "ministre": le Ministre des Affaires municipales.

             2.    Les affaires de la Commission sont administrées par un Conseil, sauf quant
             aux matières qui sont déclarées être du ressort de la Commission.  

                                                                         SECTION II

                                                                            Conseil

             3.     Le Conseil se compose d'un représentant de chacune des municipalités
             suivantes : les villes de Boucherville, Brassard, Greenfield Park, Lemoyne,
             Longueuil, Saint-Hubert et Saint-Lambert ainsi que la municipalité de
             Notre-Dame.

                 Le maire y est d'office délégué.  Au cas de refus ou d'incapacité d'agir du
             maire, le conseil de la municipalité désigne comme délégué un autre de ses
             membres, par résolution dont copie doit être transmise à la Commission.

                 Toutefois, lorsqu'un délégué commence à assister à une assemblée du
             Conseil, il ne peut être remplacé à une telle assemblée pendant la durée de
             cette assemblé.

             4.    Tout membre du Conseil doit dans les quinze jours du début de son
             mandat faire connaître par écrit au secrétaire du Conseil l'adresse dans le
             territoire où toutes les communications officielles de la Commission doivent
             lui être adressées.  Il peut de la même façon changer cette adresse.

             5.    Le Conseil élit un président et désigne un secrétaire.

             6.    La durée du mandat du président est  d’un an mais s'il cesse d'être
             membre Conseil de l'une des municipalités du territoire de la Commission
             avant l’expiration de cette année, il cesse d’être ainsi membre du conseil; dans
             ce cas il reste cependant en fonction jusquà la désignation de son  successeur.

                   Pour les fins de l'alinéa précédent, une telle personne ne cesse pas
             d'occuper un tel poste à l'expiration de la durée de son mandat de maire ou
             de conseiller pourvu qu'elle soit candidate à l’élection qui suit et qu'elle y soit réélue.

                  En cas de démission du président, la démission prend effet à la date de la
             réception par le secrétaire du Conseil d’un avis à cette effet signé par le   démissionaire.

                   La vacance doit être comblée dans les trente jours de la date où elle
             survient.

             7.    Le président du Conseil peut voter comme membre du Conseil mais n'a
             pas de voix prépondérante au cas d'égalité des voix.

             8.    Le Président du Conseil préside les assemblées du Conseil.  Il maintient
             l’ordre et le décorum pendant les assemblées et il peut faire expulser toute
             personne qui y trouble l'ordre.

                   Les assemblées du Conseil sont publiques

                   Le quorum du Conseil est constitué de la majorité des membres.

                   Au cas d'absence ou d'incapacité d’agir du président du Conseil, les
             assemblées sont présidées
             par celui de ses membres que désigne le Conseil; le secrétaire du Conseil
             préside l'assemblée pour les fins de cette désignation. (Add. 1973 c.91 a .1).
 
 
               9.    Le président de la Commission a le droit de participer aux assemblées du
             Conseil mais sans droit de vote.

             10.  Le Conseil se réunit à la demande de la Commission, du président du
             Conseil ou à la demande écrite d'au moins trois membres du Conseil.

             11. Les assemblées du Conseil sont convoquées par le secrétaire du Conseil.

                   Une copie de l'ordre du jour, s'il s’agit d'une assemblée tenue à la demande
             de la Commission ou une copie de l'avis de convocation mentionnant les
             affaires qui seront prises en considération, s'il s'agit d'une assemblée tenue à la
             demande du président du Conseil ou à la demande de membres du Conseil,
             doit être expédiée par le secrétaire et livrée par un fonctionnaire ou employé
             des municipalités du territoire de la Commission à chaque membre du Conseil
             au moins trois jours avant l'assemblée.

             12.  Les décisions du Conseil sont prises à la majorité des voix, cette majorité
             devant comprendre au moins 50% des voix des municipalités autres que la
             ville de Longueuil et représentées à l'assemblée.

              Sauf dans le cas de l'article 25, chaque membre du Conseil dispose d'une voix
             pour chaque millier d'habitants de la municipalité qu'il représente.

             13.  Tout membre du Conseil présent à une assemblée est tenu de voter.
             Cependant aucun membre du Conseil ne peut voter sur une question dans
             laquelle il a par lui même ou par son associé un intérêt pécuniaire direct; n'est
             pas considérée un intérêt pécuniaire direct l'acceptation ou la réquisition de
             services mis à la disposition du public suivant un tarif établi.

                   Le Conseil en cas de contestation décide si le membre a un intérêt
             personnel dans la question et ce membre ne peu voter sur la question de
             savoir s'il est intéressé.

             14.  Le lieutenant gouverneur en conseil fixe la rémunération des membres du
             Conseil.  Le Conseil détermine le traitement de son secrétaire.  Cette

             rémunération et ce traitement sont à la charge de la Commission.

             15.  Les procès-verbaux des votes et délibérations du Conseil sont inscrits dans
             un livre tenu à cette fin par le secrétaire du Conseil; après avoir été lus et
             ratifiés à l'assemblée suivante, ils sont signés par le président et le secrétaire
             du Conseil; ils sont accessibles à tous les intéressés.  

                                                                        SECTION III

                                                                          Commission

                                                                         1. Généralités

             Une corporation publique est par les présentes constituée sous le nom en
             français de "Commission de transport de la Rive Sud de Montréal" et, en
             anglais, Montréal South Shore Transit Commission".

             17.  La Commission est une corporation au sens du Code civil; elle est investie
             des pouvoirs généraux d'une telle corporation et des pouvoirs particuliers que
             la présente loi lui confère.

             18.  La Commission a son siège social dans son territoire, à l'endroit qu'elle
             détermine par règlement dont avis est publié dans la Gazette officielle du
             Québec; elle peut aussi le transporter de la même façon à tout autre endroit
             de ce territoire.

             19.  La Commission a pour objet l'exploitation d'une entreprise de transport
             en commun dans son
             territoire.

                   Elle peut également, tant qu'elle le juge opportun, exploiter, même à
             l’extérieur de son territoire, tout réseau de transport en commun, toute
             franchise et tout permis que comprenait ou possédait une entreprise de
             transport en commun dont elle a acquis les actifs ou le capital-actions.  La
             Commission peut exploiter ce réseau, en tout ou en partie, par le biais d’une
             filiale, avec l’approbation du ministre des transports (Rempl. 1978 c. 104
             a.12).

                   Nonobstant toute disposition contraire de la présente loi, la loi sur les
             corporations municipal et intermunicipals de transport (1977 chapitre 64)
             s'applique à toute partie d'une entreprise de transport en commun exploitée
             par la Commission elle -même ou par le biais d'une filiale extérieur de son
             territoire. (Add. 1978 c. 104 a. 12).

                   Dans les trois mois de la création d’une corporation municipale ou
             inter municipale de transport, la Commission est tenue de transférer à cette
             corporation les parties de permis afférentes au territoire de la corporation.
             (Add. 1978 c. 104 a. 12).

                   L’indemnité relative au transfert de ces parties de permis est fixée par le
             Tribunal de l'expropriation sur la base leur coût d'acquisition par la Commission.
             (Add. 1978 c. 104 a. 12).

             20.  La Commission a compétence sur le territoire des municipalités
             mentionnées à l'article 3.

             21.  Au cas de dissolution de la Commission, ses biens, après paiement de ses
             dettes, sont dévolus aux municipalités de son territoire de la manière
             prescrite par le lieutenant gouverneur en conseil.

             22.  Tous les revenus de la Commission servent à acquitter ses obligations et à
             exploiter, maintenir et améliorer son réseau de transport.
 
 
                                                           2. Composition et fonctionnement

             23.  La Commission se compose de CINQ Commissaires, dont un
             président-directeur général, nommé de la façons ci-après prévue.
             (Mod. 1973 c.91 a.2).

             24.  Le président-directeur général est nommé pour un mandat de dix ans, les
             deux commissaires membres du Conseil pour la durée de leur mandat comme
             membre du Conseil et les deux autres commissaires pour un mandat de cinq ans.
             Néanmoins, tout commissaire demeure en fonction après l'expiration de son
             mandat jusqu'à là nomination de son successeur. (.Mod.1973 c.91 a.3).

                   Ces mandats sont renouvelables.

             25.  Un commissaire est nommé par le Lieutenant-gouverneur en conseil et un
             autre est désigné par résolution du Conseil.

                   Dans les soixante jours suivant leur nomination, ces deux commissaires
             doivent soumettre au Conseil une liste de candidats pour le poste de
             président-directeur général. (mod.1973 c.91 a.3).

                   Le lieutenant gouverneur en conseil nomme président-directeur général
             une personne dont le nom figure sur la liste que le Conseil lui soumet à cette fin.
            (Mod.1973 c.91 a.3).

                   A défaut par le Conseil de transmettre cette liste dans le délai prévu, le
             lieutenant gouverneur en conseil nomme toute personne de son seul choix.
             (Mod.1973 c.91 a.3).

                   Le Conseil nomme les deux autres commissaires parmi ses membres.
             (Add.1973 c.91 a.4).

             26.  Toute vacance au sein de la Commission sauf quant au président doit être
             comblée dans les trente jours de la date où elle survient, de la même manière, Mutatis mutandis, que pour désignation du membre à remplacer.

             27.  Le quorum des séances de la Commission est de la majorité des membres,
             dont le président-directeur général.

                   Chaque commissaire y compris le président a droit à un vote à toute
             séance de la Commission; au cas d'égalité des voix, le président a, en plus, un
             vote prépondérant.

             28.  Le président-directeur général doit s’occuper exclusivement du travail de
             la Commission et des devoirs de son office et ne peut avoir aucun autre
             emploi ou  occupation rémunéré.

                   Les autres commissaires doivent consacrer aux affaires de la Commission
             tout le temps nécessaire.

             29. Sauf, quant aux commissaires visés au cinquième alinéa de l'article 25, sont
             incompatibles avec la fonction commissaire, la fonction de maire, de membre
             du conseil ou de fonctionnaire d'une municipalité du territoire de (Mod.1973
             c.91 a.3).

                   Aucun commissaire ne peut sous peine de déchéance, avoir un intérêt
             direct ou indirect dans une entreprise mettent en conflit son intérêt personnel
             et celui de la commission.

                   Toutefois, cette déchéance n’a pas lieu si un tel intérêt lui échoit par
             succession ou par donation pourvu qu’il y renonce ou en dispose avec toute
             la diligence possible.

             30.  Le lieutenant gouverneur en conseil fixe les honoraires, allocations,
             traitements et pensions des commissaires.  Ces sommes sont payées par la
             Commission.

             31.  Les commissaires et le secrétaire de la Commission ne peuvent être
             poursuivis en justice en raison d'actes officiels accomplis de bonne foi dans
             l'exercice de leurs fonctions.

             32.  Aucun des recours extraordinaires prévus aux articles 834 à 850 du Code
             de procédure civile ne peut être exercé, ni aucune injonction accordée contre
             la Commission, les commissaires ou le secrétaire agissant en leur qualité
             officielle, si ce n'est à la demande du lieutenant gouverneur en conseil ou
             d'une municipalité du territoire de la Commission.

             33.  Les dispositions de l'article 33 du Code de procédure civile ne s'appliquent
             pas à la Commission, sauf sur une demande du lieutenant gouverneur en
             conseil, ou d'une municipalité du territoire de la Commission.

             34. Deux juges de la Cour d'appel peuvent sur requête, annuler sommairement
             tout bref ou toute ordonnance ou injonction délivrés ou accordés à l'encontre
             de la présente loi.

                                                                     3. Pouvoirs

             35. La Commission peut, en outre des autres pouvoirs qu'elle possède en vertu
             de la présente loi:

                  a) avoir un sceau qu'elle peut modifier à volonté;

                  b) ester en justice;

                  c) s'obliger et obliger autrui envers elle en suivant, le cas échéant, les
                      formalités prévues par la présente loi;

                  d) acquérir de gré à gré tout bien meuble ou immeuble;

                  e) vendre, échanger, grever, donner bail ou aliéner tout bien meuble ou
                       immeuble en suivant, le cas échéant, les formalités prévues par la présente loi;

                  f) construire, posséder, entretenir améliorer et utiliser, sur ses propriété ou
             sur celles dont elle a la jouissance, tout ouvrage susceptible de favoriser
             l'exercice de sa compétence et contribuer ou aider de toute manière à la
             construction, à l'amélioration et à l'entretien de tels ouvrages;

                 g) établir et maintenir ou aider à l’établissement ou au maintien de caisses
             de secours ou de retraites ou de régimes de rentes en faveur de ses
             fonctionnaires et employés ou de leurs parents et personnes à charge et
             effectuer à leur acquit le paiement de primes, le tout sous réserve des
             dispositions de la Loi des régimes supplémentaires de rentes;

                 h) adopter des règlements pour sa régie interne et la conduite de ses
             affaires;

                  i) faire toutes les études qu'elle juge utiles à l'exercice de sa compétence,
             que ces études portent sur son territoire ou sur un autre territoire;
 
                  j) déterminer les échelles de traitement de ses fonctionnaires et employés.
                     (Add.1973 c.91 a.6)

                 k) nommer les chefs de service et fixer leur traitement. (Add.1973 c.91a.6).

                   Toute décision prise par la Commission en vertu des paragraphes j et k
             doit être approuvée par le Conseil pour avoir effet (Add.1973 c.91 a.6).

             36.  La Commission peut acquérir par voie d'expropriation tout immeuble,
             partie d'immeuble ou droit réel quelconque, dans les limites de son territoire
             ou à l’extérieur de celui-ci, dont elle a besoin pour la réalisation de ses objets.

                   Cependant, s'il s'agit d'un immeuble, partie d'immeuble ou droit réel
             consacré a un usage public ou non susceptible d'expropriation d'après toute
             loi générale ou spéciale, l'autorisation préalable du lieutenant gouverneur en
             conseil est recuise.

                   Pour exproprier, la Commission procède selon. les disposition de la Loi de
             expropriation (1973, ch.38) (Rempl. 1978 c.104 a.13).

             37.  A moins qu'il ne comporte une dépense inférieure à $25,000.00, tout
             contrat pour l'exécution de travaux, la fourniture de matériel ou de matériaux
             ou la fourniture de services autres que des services professionnels est adjugé
             par la Commission après demande de soumissions publiques par annonce
             dans un journal quotidien de langue française et dans un journal quotidien de
             langue anglaise circulant dans le territoire de la Commission.  Le délai pour la
             réception des soumissions ne doit pas être inférieur à huit jours. Les
             soumissions ne sont demandées et les contrats qui peuvent en découler ne
             sont accordés que suivant l'une ou l'autre des bases suivantes:

             a) à prix forfaitaire;

             b) a prix unitaire.

             Toutes les soumissions doivent être ouvertes publiquement en présence d'au
             moins deux témoins, aux date, heure et lieu mentionnés dans la demande de
             soumissions.  Tous ceux qui ont soumissionné peuvent assister à l'ouverture
             des soumissions.  Les noms des soumissionnaires et leur prix respectif doivent
             être déclarés à haute voix lors de l'ouverture des soumissions.

             La Commission ne peut, sans l'autorisation préalable du ministre, accorder le
             contrat à une personne autre que ce qui a fait, dans le délai fixé, la soumission
             la plus basse.

             S'il n'y a qu’un seul soumissionnaire la Commission ne peut octroyer un tel
             contrat sans l'approbation du Conseil.

             38. La Commission peut, en outre de se pouvoirs généraux, exercer les pouvoir
             particuliers suivants:

             a) conclure, avec l'approbation de la Régie des transports, toute entente
             jugée utile avec toute entreprise de transport en commun;

             b) donner à loyer, sur ses propriétés, des espaces pour tous commerces
             qu’elle pourra déterminer  et réglementer usage ces montres et des vitrines
             de ces établissements ainsi que louer des espaces Publicitaires sur ses
             propriétés et ses véhicules;

                 c) acquérir, posséder et exploiter elle-même tous commerces aux endroits
             décrits au paragraphe b ;

                 d) adopter des règlements concernant la conduite des personnes sur ses
             propriétés et dans ses véhicules ou concernant ses billets et correspondances ;
 
 
                 e) avec l'approbation de la Commission municipale du Québec, faire tous
             travaux qu'elle juge nécessaire à une meilleure exploitation de ses services, y
             compris construire, posséder et exploiter des parcs ou garages de
             stationnement, des quais et débarcadères, faire des travaux d'élargissement
             ou de redressement de rues et tous autres travaux qu'elle considère
             nécessaires ou utiles à une exploitation efficace de ses services;

                 f) aliéner sans aucune permission ni formalité spéciale tout véhicule dont la
             valeur, selon la Commission de transport, ne dépasse pas $5,000.00 et tout
             autre bien meuble dont la valeur, selon elle, ne dépasse pas $500.00;

                 g) à l'enchère, par soumissions publiques ou de toute autre façon autorisée
             par la Commission municipale du Québec, mais sans la permission du Conseil,
             aliéner tout bien meuble ou immeuble dont la valeur selon la Commission de
             transport, ne dépasse pas $10,000.00;

                 h) avec la permission du Conseil et les formalités prévues au paragraphe g,
             aliéner tout bien meuble ou immeuble dont la valeur, selon la Commission de
             transport, dépasse $10,000.00;

                 i) avec l'autorisation préalable du ministre des transports, mais sans autre
             permission ni formalité spéciale, aliéner toute partie située hors de son
             territoire d'une entreprise de transport en commun dont elle a fait
             l'acquisition, ainsi que les permis y afférents. (Rempl.1978 C.7 a.104).

                 j) fournir, à l'intérieur de son territoire, un système de transport spécial
             pour les personnes handicapées incapables d'utiliser son réseau général de
             transport en commun de passagers et, à cette fin (Add.1978 c.104 a.14)

                 i) posséder, organiser, développer et administrer elle-même ce système, ou
             conclure, aux conditions approuvées par le ministre des transports, toute entente
             nécessaire ou utile pour qu'un tel système soit fourni par toute autre
             entreprise de passagers; (Add.1978 c.7 a.104).

                ii) accorder, avec l'approbation du ministre des transports et aux conditions
             qu’il peut prescrire ou approuver, des subventions à tout organisme sans but
             lucratif qui opère un tel système dans les limites de son territoire. (Add.1978
             c.7 a.104).

                   Les règlements adoptés par le lieutenant gouverneur en conseil en vertu de
             l'article 5 de la Loi des transports s'appliquent à la Commission ainsi qu'à ses
             moyens ou systèmes de transport. (Add.1972 c.55 a.153).

                   L'article 429a de la Loi des cités et villes s'applique mutatis mutandis la
             Commission (Add.1972 c.55 a.153).

             38a. La Commission peut modifier ou étendre tout service de transport
             qu'elle fournit elle-même par le biais d'une filiale ; elle ne peut toutefois, sans
             autorisation de la Commission des transport du Québec, fournir un service de
             transport à l'extérieur de son territoire dans une municipalité autre que celles
             auparavant desservies par une entreprise de transport acquise en vertu de
             l'article 39. La Commission procède alors selon les formalités à l'article 46.
             (Add.1978 c.104 a.15).

             38b. Le lieutenant gouverneur en conseil peut décréter que toute municipalité
             sur le territoire de laquelle la Commission fournit un service de transport par
             le biais d'une filiale fasse partie du territoire de la Commission et que le
             service de transport y soit fourni par cette dernière. (Add.1978 c.104 a.15).

             39.  La Commission peut, avec l'autorisation du Conseil, acquérir de gré à gré
             ou par expropriation, la totalité ou toute partie des actifs ou du
             capital actions de toute entreprise de transport en commun exploitée,
             en tout ou en partie, à l'intérieur de son territoire.
             (Mod.1978 c.104 a.16).

                    Dans le cas d'acquisition par expropriation, nonobstant toute loi,
             convention, acte de fiducie ou disposition quelconque, la Commission devient
             propriétaire des biens expropriés à compter de l'expiration du délai de prise
             de possession prévu à l'article 48 ou à l’article 49 de la Loi de l'expropriation
             (1973, chapitre 38), à la condition qu'elle ait versé à l'exproprié ou déposé,
             conformément au présent article, une indemnité provisionnelle équivalente à
             soixante-dix pour cent de son offre. (Rempl.1978 c.104 a.16).

                   L'indemnité provisionnelle telle que fixée au présent article, peut être
             déposée par la Commission au greffe de la Cour Supérieure.  Dans le cas
             d'expropriation des actifs, cette indemnité doit d'abord servir à paver les
             obligations de l'entreprise expropriée.  Le protonotaire en fait la distribution
             en tenant compte du rang de chacun des créanciers. (Mod.1978 c.104 a.16).

                   Dès que l’indemnité provisionnelle a été versée ou déposée
             conformément au présent article, la Commission peut, advenant un refus de
             l'exproprié de remettre la possession des biens expropriés, exercer le recours
             prévu à l'article 56 de la Loi de l'expropriation (1973, chapitre 38). (Mod.1973
             c.39 a.17; 1973 c.91: a.7; 1978 c.104 a.16).

                   Dans le cas d'une acquisition prévue au présent article, l'article 36 du Code
             du travail s'applique.

                   La Commission de transport ne peut exploiter aucun service de transport
             en commun dans le territoire actuellement desservi par "Chambly Transport
             Inc.", sans acquérir de gré à gré ou par expropriation le capital actions ou les
             biens meubles et immeubles dans cette entreprise de transport desservant le
             territoire auquel la Commission de transport établit ainsi son service
             (Mod.1973 c.91 a.7b).

                   Le présent article a effet nonobstant l'article 37 de la Loi de tion (1973,
             chapitre 38). (Add.1973 c.39 a.10; 1973 c.91 a.7).

             40.  Dès l'acquisition par la Commission de la totalité du capital actions d'une
             entreprise de transport en commun, les fonctions des administrateurs alors en
             fonction de l'entreprise prennent fin et les commissaires deviennent les seuls
             administrateurs de cette entreprise, sans rémunération et sans être
             personnellement  actionnaires de cette entreprise, nonobstant toute
             disposition inconciliable d’une loi, d'une charte au d'un règlement.

             41.  Toute émission d'actions ou d'obligations faite par une entreprise de
             transport en commun après la date de la résolution de la Commission
             décrétant l'expropriation du capital actions de cette entreprise est nulle et de
             nul effet.

             42.  Abrogé par Lois de 1973, chap. 39, a. 11.

                   Nonobstant toute loi, convention, acte de fiducie ou disposition
             quelconque aucune des dispositions de la présente loi ni l’exercice d'aucun
             des pouvoirs qu’elle confère à la Commission, ni aucun des act qu'elle autorise
             n'a pour effet de constituer une entreprise de transport en commun en
             défaut aux termes des conventions et actes de fiducie ayant trait à des
             obligations, ni rendre le paiement exigible avant échéance, ni de permettre
             aux créanciers ou aux fiduciaires ou représentants des créanciers d'exercer les
             pouvoirs et recours prévus pour le cas de défaut de l'entreprise de transport
             en commun relativement à ces obligations, sauf dans le cas où le paiement de
             la dette n'a pas été assumé par la Commission.

             44.  La prise à sa charge par la Commission des obligations d'une entreprise de
             transport en commun tient lieu de tout hypothèques et garanties s’y
             rapportant et grevant les biens de cette entreprise, et ces hypothèques et
             garanties sont éteintes.

                   La radiation de l'enregistrement de ces hypothèques et garanties se fait
             par la présentation et le dépôt, pour fins de radiation, au bureau de la
             division d'enregistrement visée, d'une réquisition à cet effet, signée par le
             président-directeur général et le secrétaire de la Commission, attestant que
             celui-ci a acquis la propriété et la possession définitive des biens meubles et
             immeubles pertinents, désignant les immeubles affectés par cet
             enregistrement et énonçant les numéros de l'enregistrement des hypothèques
             et garanties à radier.  Cette réquisition fait preuve primaire de son
             contenu, sans qu'il soit nécessaire de prouver l'autorité des signataires.

                   Dans le cas d'acquisition ou d'expropriation du capital actions d'une
             entreprise de transport en commun, tous les biens, droits et obligations de
             cette entreprise sont dévolus à la Commission et il  est loisible au
             lieutenant gouverneur en conseil, lorsque le montant total du prix ou de
             l'indemnité payable pour les actions a été payé à ceux qui y ont droit ou
             déposé selon la loi, de décréter par arrêté en conseil l'annulation de la charte
             de l'entreprise de transport en commun. Un avis de l'adoption de cet arrêté
             en conseil est publié dans la Gazette Officiel du Québec et l'annulation prend
             effet à compter de la date fixée par l'arrêté en conseil.  S'il reste alors des
             réclamations ou procédures judiciaires pendantes entre cette entreprise et
             des tiers, la Commission est, à compter de l'annulation de la charte de cette
             entreprise, aux droits et obligations de celle-ci ; dès cette annulation, la
             Commission est, dans toutes les causes pendantes, substituée à l'entreprise, de
             plein droit et sans reprise d'instance, et les jugements obtenus sont
             exécutoires par ou contre la commission, selon le cas.

             46.  La Commission, de sa seule autorité et sans autre approbation, peut
             établir, modifier et abolir des circuits, remplacer des circuits d'autobus par
             des circuits d'autres modes de transport en commun, en changer le
             parcours,et, pour chacune de ces fins, utiliser toute rue publique qu'elle juge
             appropriée dans son territoire.  Le secrétaire de la Commission doit
             transmettre sans délai aux municipalités du territoire de la Commission et
             faire publier sans délai dans un quotidien de langue française et un quotidien
             de langue anglaise circulant dans son territoire une copie certifiée de la
             résolution de la Commission.

                   Toute décision visée au premier alinéa et relative à l'établissement ou à la
             modification d'un circuit ne prend effet qu'à l'expiration d'un délai de huit
             jours suivant la transmission d'un avis à cette fin à la municipalité intéressé.
             (Add. 1973 c.91 a.8).

                    Le présent article s'applique de la même façon à toute municipalité située
             à l’extérieur du territoire de la Commission et sur le territoire de laquelle la
             Commission fournit un service de transport par le biais d'une filiale.  Dans ce
             cas, la résolution de la Commission doit être transmise seulement à la
             municipalité intéressée. (Add. 1978 c.104 a.17)

             47.  Toute décision de la Commission abolissant ou modifiant un circuit ou
             refusant l'établissement d'un nouveau circuit ou le prolongement ou la
             modification d'un circuit existant peut être révisée par la Régie des transports,
             sur appel de toute municipalité ou personne intéressée.  Cet appel est formé
             par requête signifiée à la Commission et aux municipalités du territoire de la
             Commission dans les trente jours de la publication prévue à l'article 46.  La
             Régie des Transports peut modifier la décision de la Commission pour l'avenir
             seulement, à compter d'une date fixée par l'ordonnance de la Régie; la
             décision de la Commission est mise à exécution nonobstant appel, à moins
             que la Régie des transports ne lui ordonne de surseoir à son exécution.
 
 
             48.  La Commission peut, en tout temps établir des tarifs pour le transport des
             usagers de ses véhicules ainsi qu'établir des tarifs différents selon les moyens
             de transport, les catégories d’usagers ou de services.  La Commission peut
             également à établir des tarifs différents pour les usagers de tout moyen ou
             système de transport d’une entreprise dont elle a fait l'acquisition en vertu de
             l'article 39, peu importe que le service dont bénéficient les usagers
             auparavant desservis par telle entreprise, soit fourni par la Commission
             elle-même ou par le biais d'une filiale.  La Commission peut également exercer
             les pouvoirs prévus au présent article à l'égard de tout service autorisé par la
             Commission des Transports du Québec en vertu de l'article 38a (Rempl.1978
             c-104 a.18).

             49.  Toute décision de la Commission relative aux tarifs peut être revisée par
             la Régie des transports sur appel du Conseil a toute municipalité ou personne
             intéressée. (Mod.1973 c.91 a.9).

                    L’appel est formé par requête signifiée à la Commission ainsi qu’aux
             municipalités du territoire de la Commission dans les trente jours de la
             publication prévue à l'article 48.

                    La régie des transports peut modifier la décision de la Commission pour
             l’avenir seulement, à compter d'une date fixée par l’ordonnance de la Régie;
             la décision de la Commission est mise à exécution nonobstant l'appel, à moins
             que la Régie des transports ne lui ordonne de surseoir à son exécution.

             50.  La Commission n'est pas soumise à la juridiction de la Régie des transports
             autrement qu'en vertu d'une disposition la présente loi.

             51.  La Commission peut faire vendre à l’encan les effets mobiliers qui ont été
             trouvés dans ses véhicules ou sur ses propriétés et qui n'ont pas été réclamés
             dans les deux mois.

                   La vente ne peut avoir lieu qu'au moins dix jours après la publication, dans
             un quotidien de langue française et un quotidien de langue anglaise, d'un avis
             de vente mentionnant la nature des biens et indiquant le lieu, le jour et l'heure
             où la vente sera faite.

                   La Commission n'est alors responsable à l'égard du propriétaire que du
             produit de la vente, déduction faite des frais de conservation et de vente.  La
             réclamation du propriétaire à ce sujet se prescrit par un an à Compter de la
             vente.

                   La Commission peut donner à des institutions ou oeuvres de charité les
             effets périssables trouvés aux mêmes endroits et non réclamés dans les douze
             heures.

                    Elle peut aussi donner à des institutions ou oeuvres de charité les effets
             qui n'ont pas trouvé preneur lors d'un encan.

                   Dans les cas des deux alinéas précédents, la Commission est indemne de
             tout responsabilité à l’égard des propriétaires des effets en question.

             52.  La Commission n’est pas soumise à l'application de la Loi des chemins de fer
             (Statuts refondus, 1964, chapitre 290).
 
 
                                                                   4. Dispositions financières

             53.  L'exercice financier de la Commission commence le 1er janvier et se
             termine le 31 décembre de chaque année.

             54.  La Commission dresse son budget chaque année pour le prochain exercice
             financier et le dépose chez le secrétaire du Conseil avant le 1er octobre pour
             approbation.

             55.  Le budget de la Commission est soumis au Conseil au plus tard le 15
             novembre à une assemblée spéciale convoqué à cette fin.

                   Cette assemblée est ajournée aussi suivent que nécessaire et, sous réserve
             de l'alinéa suivant, il ne peut être mis fin à cette assemblée sans que le budget
             ne soit adopté.

                   Si le budget de la Commission n’a pas été été adopté par le Conseil le 15
             décembre, celui-ci entre automatiquement en vigueur à compter de cette
             date.

                   Cependant, si le budget entre en vigueur automatiquement en vertu des
             disposition du présent article sans avoir été formellement approuvé par le
             Conseil, trois membres du Conseil peuvent s'adresser à la Commission
             municipale du Québec, par requête signifiée au Conseil et à la Commission de
             transport, et produite à la commission municipale du Québec avant le 1er
             janvier qui suit, pour faire modifier, en tout ou en partie, ce budget.

                   La Commission municipale, après avoir avisé le Conseil et entendu celui-ci
             s’il a manifesté le désir, doit rendre sa décision avant le 1er février qui suit.

                   Elle peut confirmer le budget ou le modifier.  Elle ne peut cependant
             modifier le budget que si elle est convaincue qu'il comporte un préjudice
             sérieux pour les contribuable.

                   Elle peut ordonner le paiement, par les municipalités du territoire de l'a
             Commission ou la Commission, selon la partie qui succombe, du montant
             qu’elle estime équitable pour cet appel; l'ordonnance à cette fin est
             homologuée sur requête à la Cour provinciale ou à la Cour supérieure selon
             leur juridiction respective; l'ordonnance ainsi homologuée est exécutoire
             comme s'il s'agissait d’un jugement d'une telle Cour.

                  Elle peut également rendre toute ordonnance interlocutoire pour
             sauvegarder les droits des intéressés pendant l'instance.

             56.  La Commission peut, en cours d'exerce, adopter tout budget
             supplémentaire qu’elle juge nécessaire.

                   Le secrétaire doit transmettre à chacun des membres du Conseil copie de
             ce budget au moins quinze jours avant qu’il soit soumis au Conseil. Si tel
             budget n’est pas adopté au cours de la séance du conseil  où il est présenté, il
             entre automatiquement en vigueur; en ce cas, il y a appel à la Commission
             municipale du Québec dans les quinze jours de cette séance conformément à
             l’article 55.

             57.  Le budget peut comporter un poste distinct d’au plus un et demi pour
             cent des dépenses comme réserve pour les frais imprévus d’administration et
             d’exploitation. (Rempl.1973 c.91 à.10).

                   Sur la recommandation du chef de service intéressé, la Commission peut
             faire des virements de fonds d'une division à une autre du service. (Add.1973
             C-91 a.10)

                   Le Conseil peut, par règlement, autoriser la Commission à faire des
             virements de fonds d'un service à un autre jusqu'à concurrence d'un montant
             fixé par
 

             le règlement.  La Commission doit faire rapport au Conseil de ces virements
             de fonds à l'assemblée régulière du Conseil qui suit le virement. (Add.1973
             c.91 a.10).

                   Tout autre virement de fonds requiert l'approbation préalable du Conseil.
             (Add.1973 c.91 a.10)

             58.  Les fonds appropriés par voie de budget pendant un exercice financier à
             des travaux  déterminés restent disponible pendant l’exercice suivant pour
             l'exécution de ces travaux, qu'ils soient commencés ou non.

             59.  Tout surplus ou déficit d'un exercice financier doit être porté aux revenus
             ou aux dépenses de budget de l’exercice suivant le rapport des tout sous
             réserve de l'adoption d'un budget supplémentaire.

             60.  Aucun paiement ne peut être effectué à moins que le trésorier n'ait
             attesté de la disponibilité des crédits recuis à cette fin. (Mod.1973 c.91 a.11).

             61.  Chaque année, au mois de mars, la Commission détermine par résolution
             la quote-part de son déficit d'exploitation pour l'année financière écoulée
             payable par chacune des municipalités de son territoire; une telle résolution
             doit, pour être valide, recevoir l'approbation de la Commission municipale du
             Québec.

             62.  Le paiement des déficits d'exploitation de la Commission, y compris ceux
             qui résultent du paiement de l'intérêt et de l'amortissement des emprunts de
             cette dernière, sont à la charge des municipalités desservies par le réseau de
             transport en commun de la Commission, soit par la circulation de véhicules de
             la Commission sur leur territoire, soit de toute autre manière indirecte dont la
             Commission décide de tenir compte avec l'approbation du
             lieutenant gouverneur en conseil.

                    Ces dépenses sont réparties entre ces municipalités en proportion soit du
             nombre de milles parcourus sur le territoire de chacune durant l'année
             financière  précédente, soit de la somme du nombre d'heures pendant
             lesquelles chaque véhicule de la Commission a circulé sur le territoire de
             chacune durant l'année financière précédente soit de leur population, soit de
             l'évaluation uniformisée totale des immeubles imposables situés dans chacune
             de ces municipalité, soit de toute autre formule déterminée par règlement du
             gouvernement soit en proportion à la fois d'un ou de plusieurs de ces critères.
             (Remi. 1978 c.104 a.19)

                   Pour déterminer l'évaluation uniformisée totale des immeubles
             imposables dans une municipalité, aux fins du présent article, les valeurs
             inscrites au rôle d'évaluation de cette municipalité sont multipliées par le
             facteur établi pour ce rôle par le ministre des affaires municipales en vertu de
             la Loi sur la fiscalité municipale et modifiant certaines dispositions législatives
             (1979), c. 72).  De plus, le deuxième alinéa du paragraphe 6 de l'article 423 du
             Code municipal s’applique, en l'adaptant, au cas prévu par le présent article.
             (Add.-1979 c.72 a.442).

                   Le nombre de milles parcourus et le nombre d'heures passées par les
             véhicule de la Commission dans le territoire de chaque municipalité peuvent
             être établis par échantillonnage.

                   La Commission n'est pas obligée de répartir les déficits d'exploitation
             afférents à divers circuits d’un même modes de transport en commun ni les
             déficits d’exploitation afférents à divers circuits d’un même mode de
             transport en commun entre les mêmes municipalités ou selon les même critères.

             63.  La Commission doit donner avis à chacune des municipalité du montant
             de sa quote-part.

                   Chaque municipalité doit dans les trois mois de la date de la réception de
             cet avis, payer à la Commission le montant de sa quote-part déterminé par
             résolution approuvée conformément à l'article 61.

             64.  Chaque municipalité peut, aux fins de payer sa quote-part des dépenses
             de la Commission, imposer soit une taxe générale ou spéciale basée sur
             l'évaluation des biens-fonds imposables de son territoire, soit une taxe basée
             sur leur valeur locative, soit ces deux taxes, en suivant la procédure prévue à
             cette fin dans la loi qui la régit.

                   Cette taxe générale ou spéciale peut être prélevée au cours de l'année
             financière courante ou au cours de l'année financière suivante selon que le
             décide le conseil  municipal.  En outre, si le conseil municipal le désire, il peu
             inscrire un estimé de sa quote-part dans les prévisions budgétaires de l'année
             qui précède la transmission du compte. (Add. 1973 c.91 a.12).

             65.  La Commission peut avec l'approbation du Conseil et du ministre et, avec
             l'autorisation de la Commission municipale du Québec, contracter des
             emprunts par billets, obligations ou autres titres, au taux d'intérêt et aux
             autres conditions approuvées par la Commission municipale du Québec.  Le
             terme de ces emprunts ne peut en aucun cas excéder cinquante ans.  Si le
             Conseil ne donne pas son approbation dans les trente jours de la transmission
             du règlement au secrétaire du Conseil, la Commission peut le soumettre au
             ministre qui décide sur rapport de la Commission municipal du Québec.
             (Mod.1973 c.91 a.13).

             66.  Les emprunts de la Commission sont décrétés par règlement, sauf dans le
             cas des emprunts par billet dont le terme de remboursement n'excède pas un
             an; dans ce dernier cas, une simple résolution approuvée par la Commission
             municipale du Québec suffit.

                   Cependant, dans le cas où un emprunt a été décrété par règlement, la
             Commission peut faire tout emprunt temporaire avec l'approbation de la
             Commission municipal pour le terme et aux conditions qu’elle jugera
             opportuns en attendant que l'emprunt permanent soit réalisé.

             67.  La Commission avec l'approbation du Conseil peut fixer le taux d'intérêt
             sur ces emprunts et les échéances, déterminer les autres conditions des
             obligations, débentures, rentes inscrites, bons du trésor ou autres effets
             négociables émis ou à émettre, désigner tout endroit à l’intérieur ou à
             l'extérieur du pays où un registre peut être tenu pour l'enregistrement ou le
             transfert des effets énumérés ci-dessus ainsi que les personnes autorisées à le
             tenir, et déterminer les conditions de leur émission et vente.

             68.  Les dispositions de l'article 7 et des sections V à X de la Loi des dettes et
             emprunts municipaux et scolaires s'appliquent à la Commission.

             69.  Les obligations, billets et autres titres émis par la Commission sont des
             placements autorisés au sens du paragraphe a de l'article 981o du Code civil.

             70.  Les municipalités du territoire de la Commission sont solidairement
             responsable envers les détenteurs d'obligations, billets et autres titres émis
             par la
 
 
             Commission du remboursement de ces derniers, en principal, intérêts et
             autres accessoires de même que de toutes autres obligations contractées par
             la Commission envers ces détenteurs.

             70a. La Commission peut emprunter pour le compte de sa filiale.  Dans ce cas,
             le paiement, en capital et intérêts, des obligations émises par la Commission,
             est garanti par le fonds général des municipalités desservies par la
             Commission par le biais de cette filiale. (Add.1978 c.104 a.20).

             71.  Les obligations, billets et autres titres de la Commission sont signés par le
             président ou le secrétaire de la Commission  ou, en cas d'absence ou
             d'incapacité d'agir de ce dernier, par la personne désignée à cette fin par
             règlement de la Commission.

             71a. Toute municipalité qui ne fait pas partie du territoire de la Commission
             ne constitue pas une municipalité desservie aux fins des articles 61, 62, 63, 70
             et.71. (Add.1978 c.104 a.21).

             72.  Le fac-similé de la signature du président peut être gravé, lithographié ou
             imprimé sur les obligations et tel fac-similé a le même effet que si la signature
             elle-même y était apposée.

                   Le fac-similé des signatures du président et du secrétaire de la Commission
             peut être gravé, lithographié ou imprimé sur les coupons d'obligations émises
             par la Commission et tel fac-similé a le même effet que si les signature
             elles-mêmes y étaient apposées.

                   Bien qu'une personne dont la signature ou le fac-similé de signature a été
             apposé sur une obligation, un billet ou un autre titre de la Commission ou sur
             un coupon en qualité de président ou de secrétaire de la Commission, ait
             cessé d'agir en cette qualité avant que cette obligation, ce billet, ce titre ou ce
             coupon ne soit émis et livré, cette signature est néanmoins valide et lie la
             Commission de la même façon que si cette personne avait continué à agir en
             cette qualité à la date de cette émission et de cette livraison et la signature ou
             le fac-similé de la signature des personnes agissant en cette qualité à la date
             de l'apposition de cette signature ou de ce fac-similé sur une obligation, un
             billet, un coupon ou un autre titre de la Commission lie cette dernière bien
             qu'à la date de cet obligation, de ce coupon, de ce billet ou de ce titre,cette
             personne n'agissait pas en cette qualité.

                   Le président ou toute autre personne autorisée par résolution de la
             Commission signe les chèques émis par la Commission.  Le fac-similé de la
             signature du président ou de la personne autorisée peut être gravé,
             lithographié ou imprimé sur les chèques avec le même effet que si la signature
             elle-même y était apposée.

             73.  Le ou avant le 1er février de chaque année, la Commission doit nommer
             un ou des vérificateurs pour l'exercice financier courant. Ces vérificateurs
             doivent faire rapport à la Commission et au Conseil de leur examen dans les
             quatre-vingt-dix jours qui suivent l'expiration de l'exercice financier.  La
             Commission municipal du Québec peut ordonner la nomination de tout autre
             vérificateur qu'elle juge nécessaire et exiger un rapport.

                   La Commission doit, au plus tard le 1er juillet de chaque année,
             transmettre au ministre et à la Commission des transports du Québec, une
             copie certifiée du budget de l'année courante et du transport produit par les
             vérificateurs pour l'exercice financier précédent, accompagnée d'un rapport
             des activités de la Commission pendant cet exercice financier.  La Commission
             doit transmettre au ministre
 
 
             des transports tous autres renseignements qu'il peut requérir. (Add.1972 c.55
             a.154).

             74.  Abrogé 1979 chapitre 72, article 443.

             74a. Tout déficit d'exploitation, s'il en est, attribuable à un service de
             transport fourni par la Commission par le biais d'une filiale doit être assumé
             par les municipalités impliquées et répartie entre elles par la Commission en
             attribuant à chacune la portion de ce déficit d'exploitation afférente au
             service dont elle a bénéficié en proportion soit de l'évaluation totale des
             biens fonds imposables situés dans chacune de ces municipalités, soit de toute
             autre formule déterminée par règlement du gouvernement. (Add.1978 c.104
             a.22).

                   Le troisième alinéa de l'article 62 s’applique pour déterminer l'évaluation
             totale des biens-fonds imposables situés dans une municipalité, aux fins du
             présent article. (Add.1979 c.72 a.444)

                   La Commission n'est pas obligée de répartir le déficit d’exploitation prévu
             au présent article afférent aux divers modes de transport en commun, ni le
             déficit d'exploitation afférent à divers circuits d'un même mode de transport
             en commun entre les mêmes municipalités ou selon le même critère.
             (Add.1978 c.104 a.22)

             74b. 1. La Commission doit, à l'époque prévue à l'article 61, faire parvenir à
             toute municipalité visée à l'article 74a, un avis adressé au greffier ou au
             secrétaire trésorier établissant la quote-part du déficit d'exploitation payable
             par cette municipalité.  La Commission doit également transmettre une copie
             de cet avis à la Commission municipale du Québec. (Add.1978 c.104 a.22)

                   2. Toute municipalité visée dans le paragraphe 1, doit s'acquitter du
             montant de sa quote-part dans les trente jours de la réception de l'avis de la
             Commission, à moins qu'elle ne décide d’en appeler à la Commission
             municipale du Québec par requête qui y est produite signifiée à la
             Commission à l'intérieur de ce délai de trente jours. (Add.1978 c.104 a.22).

             74c. La Commission municipale du Québec, après avoir entendu la
             Commission et la Municipalité appelante, doit rendre sa décision dans les
             deux mois qui suivent et en informer toutes les parties intéressées. (Add.1978
             c.104 a.22).

                   Elle peut confirmer la répartition, du déficit d'exploitation de la
             Commission ou la modifier.  Elle ne peu cependant la modifier que si elle est
             convaincue qu'elle comporte un préjudice sérieux pour les contribuables.
             (Add. 1978 c.104 a.22).

                   Elle peut ordonner le paiement par la partie qui succombe du montant
             qu'elle estime équitable pour couvrir les dépenses encourues pour cet appel;
             l'ordonnance à cette fin est homologuée sur requête à la Cour provinciale ou
             à la Cour supérieure selon leur juridiction respective; l’ordonnance ainsi
             homologuée est exécutoire comme s'il s'agissait d'un jugement d'une telle
             Cour. (Add. 1978 c.104 a.22)

                   Elle peut rendre toute ordonnance interlocutoire pour sauvegarder les
             droits des intéressés pendant l'instance. (Add. 1978 c.104 a.22).

             74d. Toute municipalité visée dans l’article 74c doit s'acquitter du montant fixé
             par la Commission municipale du Québec dans les trente jours de la décision,
             à défaut de quoi la Commission municipale du Québec peut, à la demande de
             la Commission, présenter une requête pour faire déclarer cette municipalité
             en défaut selon la section V de la Loi de la Commission municipale. .(Statuts
             refondus, 1964, chap.170) (Add.1978 c.104 a.22).

                   Personne ne peut, sans l'autorisation de la Commission, utiliser de quelque
             façon que ce soit le nom de la Commission ou l'un de ses services, son écusson
             ou son symbole graphique.

                   Sans préjudice aux autres recours de la Commission, toute personne qui
             viole les dispositions du présent article est passible, pour chaque infraction,
             d'une amende n'excédant pas $200.00 et d'un emprisonnement n'excédant
             pas deux mois, sur plainte portée devant toute Cour municipale ayant
             juridiction dans le territoire de la Commission de transport.

             76. 1.La Commission ou tout autre transporteur peut effectuer du transport
             pour l'accomplissements de voyages spéciaux ou à charte-partie par autobus
             d'un point à un autre à l’intérieur du territoire de la Commission s’il détient un
             permis délivré à cette fin par la Commission des transports du Québec.
             (Rempl.1972 c.55 a.155).

                  2. Aucun permis ne peut être accordé à un transporteur par la Régie des
             transports pour l'exploitation d'un service visites touristiques (sightseeing) par
             autobus à l’intérieur du territoire de la Commission à moins que la Régie des
             transports soit d'avis, après avoir appelé la Commission à lui faire les
             représentations qu'elle juge appropriées, que cette dernière n'exploite pas et
             n'est pas sur le point d'exploiter un tel service de visites touristiques qui
             réponde adéquatement aux besoins visés par la demande de permis.

                  3. Aucun contrat de transport d'écoliers ne peut  être octroyé par une
             commission scolaire dont le territoire couvre en tout ou en partie le territoire
             de la Commission s'il n'a pas d'abord été offert par écrit à la Commission, qui
             a quinze jours pour accepter ce contrat, avec ou sans modification. de gré à
             gré, aux tarifs prévus à l'article suivant ou pour refuser ce contrat; la demande
             de soumissions publiques prévue à  l'article 207 de la Loi de l'instruction
             publique ne peut-être faite qu'après le refus du contrat de la Commission.

                   La Commission a juridiction pour exécuter en dehors de son territoire un
             contrat qu'elle a accepté en vertu du présent article.

                   Le contrat conclu entre la Commission et la Commission scolaire peut être
             modifié du consentement mutuel des parties sous réserve de l'approbation
             du ministre des transports et de la Commission des transports du Québec.

                 4. Aucun nouveau permis ne peut être accordé par la Commission des
             transports du Québec pour l'exploitation d’un service de transport en
             commun par autobus de passagers d'un point à un autre à l’intérieur du
             territoire de la Commission sans avoir appelé la Commission à faire valoir ses
             représentations.

                 5. La Commission peut, avec l'approbation du Conseil et l'autorisation de la
             commission des transports, étendre son service de transport en commun en
             dehors de son territoire pourvu que cette extension ait pour point de départ
             une municipalité contiguë desservie par la Commission. (Mod.1972 c.55 a.155;
             1973 c. 91 a.14).

                   Avant d'exercer les pouvoirs prévus aux paragraphes 2 et 3 de l'article
             précédent, la Commission doit soumettre à la Régie des transports, pour
             approbation ses tarifs pour ces services.

             78.  La Commission a un intérêt suffisant pour comparaître devant la Régie des
             transports et faire toutes représentation qu’elle juge appropriées sur toute
             demande de permis faite par un transporteur de passagers et couvrant en
             tout ou en parti le territoire de la Commission ou le territoire périphérique soit relativement aux parcours, soit relativement aux arrêts, et soit relativement à toute autre
             condition pouvant affecter ce permis.

                   Un avis de l'audition de telle demande de permis doit être transmis sans
             délai par la Régie des transports à la Commission de transport.

             79.  La Commission peut constituer un bureau d'examen des griefs dans le
             territoire où elle exploite un service de transport en commun.

                   A cette fin elle doit désigner au moins trois et au plus cinq personnes
             chargées de se réunir au moins une fois par mois afin d'entendre tout usager
             du service de transport en commun qui lui soumet un grief portant sur ce
             service.

                   Les membres de ce bureau sont tenus de faire toute recommandation qui
             leur semble appropriée dans les circonstances.

                   Toute recommandation des membres du bureau à la Commission doit être
             transmise au ministre des transports sans délai. (Add. 1972 c.55 a.156).
 

             80.  La Commission peut imposer pour chaque infraction aux dispositions d'un
             règlement de la Commission, une amende, avec ou sans frais, ou un emprisonnement.

                    Lorsque la peine imposée est une amende, avec ou sans frais, le règlement,
             peut prescrire l'emprisonnement du contrevenant à défaut de paiement du
             montant de de la condamnation dans le délai imparti par le tribunal, mais
             l'emprisonnement cesse dès que ce montant est payé.

                   Sauf prescription contraire de la cette présente loi, l'amende ne doit en
             aucun cas excéder cinq cents dollars, ni l'emprisonnement durer plus de
             soixante jours.  Cependant, dans le cas de récidives dans les douze mois de la
             date de la première offense, l’amende pour la première récidive peut être
             d'un minimum de cent dollars et d'un maximum de cinq cents dollars et toute
             récidive subséquente d'un minimum de cinq cents dollars et d'un maximum de
             mille dollars.

                   Si l'infraction à un règlement est continue, cette continuité constitue jour
             par jour une infraction séparée.

                   Les frais comprennent, dans tous les cas, les frais d'exécution du jugement.

                   Toutefois, lorsque, au lieu d'une pénalité fixe, un règlement prévoit soit
             une pénalité maximum et une pénalité minimum, soit une pénalité maximum
             seulement, le tribunal peut, à sa discrétion imposer, dans le premier cas, la
             pénalité qu’il juge à propos dans les limites de ce maximum et de ce minimum,
             et, dans le second cas, celle qu'il juge à propos concurrence de ce maximum.

             81. Toute Cour municipale du territoire de la Commission a juridiction pour
             connaître de toute infraction aux règlement de la Commission; la plainte doit
             autant que possible être portée devant la Cour municipale du domicile ou de
             la place d’affaires de l'intéressé.

                   L' amende appartient à la Commission et les frais à la municipalité dont la
             Cour a rendu le jugement.

             82.  Nulle poursuite pour infraction à un règlement de la Commission ne peut
             être intentée après l'expiration des six mois qui suivent la date de la
             Commission de cette infraction.  Cette poursuite ne peut être intentée que
             par la Commission.

             83.  Les poursuites sont entendues jugées suivant la Loi des Poursuites
             sommaires (Statuts refondus, 1964, chapitre 35).  La deuxième Deuxième
             partie de cette Loi s'applique à ces poursuites.

             84.  Tout délai accordé par la présente loi á la Commission pour adopter une
             mesure ou pour poser un geste peu être prorogé par le lieutenant gouverneur
             en conseil à la demande de la Commission, par arrêté en conseil, qui doit être
             publié dans la Gazette Officielle du Québec pour une période d'au plus un an.

                   Si une nomination prévue par la présente loi n'a pas été faite dans le délai
             imparti, elle peut être faite par le lieutenant gouverneur en conseil, elle peut
             cependant être faite quand même par les personnes à qui la présente loi
             impose ce devoir avec la permission du lieutenant gouverneur en conseil.
             (Add.1973 c.91 a.15).

             85.  A défaut par la Commission d'adopter un règlement ou une résolution
             dans le délai imparti par la présente loi, ce règlement ou cette résolution
             peuvent être adoptés par le lieutenant gouverneur en conseil et lient la
             Commission comme si ce ce règlement ou cette résolution avaient été
             adoptés par la Commission.

                   Un règlement et une résolution ainsi adopté par le lieutenant gouverneur
             en conseil ne peuvent être abrogés ou modifiés qu'avec l'approbation du
             lieutenant Gouverneur en conseil.

             86.  Rien dans la présente loi n'est censé empêcher la Commission d'adopter
             une résolution ou un règlement après le délai imparti par la présente loi, mais
             avant que cette résolution ou ce règlement aient été adoptés par le
             lieutenant gouverneur en conseil.

             87.  Nulle objection faite à la forme ou fondée sur l'omission d'une formalité,
             même impérative, ne peut être admise dans une action, poursuite ou
             procédure quelconque concernant une matière prévue par la présente loi, à
             moins qu'une injustice réelle ne doive résulter du rejet de cette objection ou
             qu'il s'agisse d'une formalité dont l'omission comporte nullité en vertu d'une
             disposition expresse de la présente loi.

             88.  Toute personne qui s'est conformée à un avis où qui, de quelque manière
             que ce soit, s'est mise suffisamment au fait de sa teneur ou de son objet ne
             peu invoquer ultérieurement l'insuffisance ou le défaut de forme de cet avis,
             ni l'omission de sa publication ou de sa signification.

             89.  Les procès-verbaux ainsi que les résolutions de la Commission sont des
             documents publics et le secrétaire de Commission est tenu d'en laisser prend
             connaissance par quiconque durant les heures normales de bureau et d'en
             délivrer à quiconque en fait la demande de copies ou ces extraits sur
             paiement des honoraires exigibles en vertu du tarif fixé par la Commission et
             approuvé par le ministre.

             90.  Le secrétaire de la Commission est tenu de transmettre, sans frais,. sur
             demande, à toute municipalité du territoire de la Commission, copie de tout
             document faisant partie des archives de la Commission.

             91.  Le ministre désigne une personne qui agit comme secrétaire intérimaire
             du Conseil jusqu'à la nomination d'un secrétaire par celui-ci.

             92.  La première assemblée du Conseil au cours de laquelle doit être élu le
             président du Conseil est tenue dans le quarante-cinq jours de l'entrée en
             vigueur de la présente loi; cette assemblée est présidée par le ministre ou son
             représentant.

             93.  Le Conseil doit exercer le pouvoir que lui accorde l'article 25 dans les
             soixante jours de 'l'entrée en vigueur de la présente loi.

             94.  La présente loi entre en vigueur le jour de sa sanction.
 
 
                                                      ADDITION :    de  1978  c. 104 a. 24 et 25

             24)  Dans les soixante jours de l'acquisition par la Commission de transport de
             la Communauté urbaine de Montréal d'une entreprise de transport en
             commun visée à l'article 287 de la Loi de la Communauté urbaine de Montréal
             (1969, chapitre 84) ou dans les soixante jours de la prise de possession de telle
             entreprise, advenant une acquisition par expropriation, toute municipalité
             auparavant desservie par cette entreprise peut, conformément à l'article 297
             de cette loi, s’adresser à la Commission des transports du Québec pour faire
             réviser les tarifs des services de transports dont elle bénéficie.

                   Toute demande de révision visée dans l'alinéa précédent doit être instruite
             par préférence devant, la Commission des transports du Québec.

                   Les alinéas Précédents s'appliquent de la même façon à toute municipalité
             auparavant, desservie par une entreprise de transport en commun acquise
             par la Commission de transport de la Rive Sud de Montréal en vertu de
             l'article 39 de la Loi constituant la Commission de transport de la Rive Sud de
             Montréal (1971, chapitre 98). La municipalité doit présenter sa demande de
             révision en vertu de l'article 49 de ladite loi.

             25)  Le lieutenant gouverneur en conseil peut, aux conditions qu’il détermine,
             garantir le paiement, en capital et intérêts des obligations émises par la
             Commission de transport de la Rive Sud de Montréal pour financer
             l'acquisition, de gré à gré ou par expropriation, des actifs ou du
             capital actions de la compagnie Métropolitain Sud (1967) Incorporée.


fin tome IV